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Kriss nature a vécu. Paix à son âme.


Je n'ai plus le temps de m'occuper sérieusement de Kriss Nature et sauf exception je ne l'alimenterai plus.

J'ai ouvert un nouveau blog, FAAXAAL, à l'adresse suivante : http://faaxaal.over-blog.com/

FAAXAAL est un blog photo. Sur ce blog je mets progressivement à la disposition du public le contenu de ma photothèque (25 gigas). Les photos sur FAAXAAL sont gratuites et libres de droits. Vous pouvez donc les utiliser comme bon vous semble. La seule obligation est de mettre un lien vers FAAXAAL.

Suite à plusieurs demandes j'ai ouvert FAAXAAL aux contributeurs volontaires qui partageaient ma philosophie de gratuité et de partage. A ce jour FAAXAAL regroupe déjà 12 contributeurs volontaires. Pourquoi pas vous ?

FAAXAAL


Narval - Monodon monoceros


Photo Narval - Monodon monoceros Le narval (Monodon monoceros) est un mammifère thérien appartenant à l'infra classe des placentaires (Placentalia), au super ordre des Cetartiodactyla, à l'ordre des cétacés (Cetacea), au sous ordre des Odontocètes (Odontoceti), à la famille des Monodontidae et au genre Monodon.

Plusieurs noms latins ont été utilisés pour désigner le narval, et notamment :
• Ceratodon monodon,
• Narwalus microcephalus,
• Narwalus vulgaris.


Le narval vit dans l'arctique entre l'ouest du Groenland et l'est du Canada d'une part et entre l'est du Groenland et la Russie, jusqu'à la Sibérie. Le narval s'aventure rarement plus à l'est et il est rare de l'observer en Alaska ou sur la côte occidentale du Canada. Les narvals restent généralement cantonnés aux régions arctiques mais certains sujets s'aventurent vers Terre Neuve, voire le long des côtes européennes à en croire certains observateurs.

Le narval est un animal grégaire vivant en groupes de 2 à 8 individus, et même parfois jusqu'à une vingtaine. Au cours des déplacements importants plusieurs groupes peuvent s'agréger et former des troupeaux comprenant plus de cent individus. Une bonne partie de l'année ces groupes suivent l'avancée et le recul de la banquise.

Le narval est un animal à la fois pélagique et côtier qui semble apprécier l'environnement de la banquise et les eaux profondes. On peut le retrouver jusqu'à 800 mètres de profondeur. En été le narval s'aventure dans les baies et les fjords tranquilles pour mettre bas.

Le narval, également appelé "licorne des mers" est caractérisé par sa "corne" torsadée qui peut atteindre 3 mètres de long pour un poids de 10 kilogrammes. En fait cette "corne" qui n'apparaît généralement que chez les sujets mâles est en réalité une dent, et plus particulièrement l'incisive supérieure gauche qui traverse la lèvre. Parfois le narval possède une deuxième "corne". Si la corne se brise elle ne repousse pas.

Cette incisive surdimensionnée est à l'inverse de l'idée générale qu'on se fait d'une dent. En effet la pulpe se retrouve à l'extérieur alors que l'émail est à l'intérieur. La pulpe renferme plusieurs millions de terminaisons nerveuses qui en font un outil hyper sensible dont on ne connaît pas grand chose sur son utilité et son fonctionnement. C'est indubitablement un organe de détection sensoriel qui d'après certains auteurs servirait à détecter les variations de température, la pression, le niveau de salinité... Mais pourquoi donc les sujets femelles n'ont-elles pas le droit de détecter toutes ces choses ?

Le narval mâle adulte pèse environ 1300 kilogrammes pour une taille moyenne (hors "corne") de 4,5 mètres. Les femelles sont plus petites et mesurent environ 4 mètres pour 850 kilogrammes. Une grande partie du poids est constituée par une épaisse couche de graisse protectrice.

Le narval possède un corps plutôt colique avec une tête arrondie. Le cou présente des taches de couleur variable (noires, grises, blanchâtres...). Les vieux mâles possèdent des taches blanchâtres sur le haut du dos. La nageoire dorsale du narval se résume à une petite crête.

Le narval est un animal carnivore et plus précisément piscivore et molluscivore, qui se nourrit de diverses espèces marines comme le flétan noir (Reinhardtius hippoglossoides), le hareng (Clupea harengus), la plie du Canada (Hippoglossoides platessoides, les morues, les crevettes et autres crustacés, les pieuvres et calmars. La pêche s'effectue généralement en groupe. Les proies sont capturées lors de plongées qui peuvent durer jusqu'à 15 minutes (voire 20 minutes) avant que les narvals ne remontent à la surface pour respirer.

L'accouplement du narval a lieu au printemps. La gestation dure approximativement 15 mois. Par conséquent les naissances interviennent au cours de l'été de l'année suivante. La femelle donne naissance à 1 ou 2 petits mesurant environ 160 centimètres et 80 kilogrammes. Le sevrage intervient au bout de 18 mois en moyenne. C'est à ce moment là que la défense des mâles commence à pousser. Sa croissance s'accélère à l'approche de la maturité sexuelle qui intervient en général vers l'âge de 6 à 9 ans. Les femelles ne mettent bas qu'une fois tous les 3 ans. La durée de vie du narval est estimée à 50 à 55 ans.

Parmi les prédateurs naturels du narval on peut citer le requin du Groenland (Somniosus microcephalus), l'ours polaire (Ursus maritimus) et l'orque (Orcinus orca). Certains auteurs citent également le morse (Odobenus rosmarus) parmi les prédateurs du narval mais cela demande confirmation. A ces prédateurs il faut également rajouter l'homme soit directement par la chasse (nourriture, ivoire) ou indirectement par la surpêche de poissons privant les narvals d'une partie de leur nourriture et par la pollution. Le réchauffement climatique sera sans doute très préoccupant pour cette espèce qui sui la prise et la déprise des glaces de l'antarctique.

L'estimation de la population de narval est très élastique et vont de 25.000 individus à 75.000 individus. Par contre tous semblent s'accorder pour reconnaître une baisse globale des effectifs. L'UICN classe le narval en "NT" c'est à dire "Quasi Menacé". Il figure également à l'annexe II de la CITES ainsi qu'à l'annexe II de la convention de Berne.

En allemand le narval s'appelle : narwal, en anglais : narwhal ou unicorn whale, en danois : narhval, en italien : narvàlo, en néerlandais : narwal, en polonais : narwal, en portugais : narval et en suédois : narvalen.


Kriss de Niort

Crédit photo :
Auteur : Glenn Williams
Source : National Institute of Standards and Technology
Statut : Domaine Public



Voir aussi :
  Buffle d'Afrique | Ornithorynque | Tigre de Tasmanie | L' hermine | Putois à pieds noirs | Ecureuil roux d'Amérique | Tamia rayé | Cerf Sitka Cerf mulet Tatou à 9 bandes Damalisque topi Damalisque à front blanc | Lémur vari à ceinture blanche |  Lémur à ventre roux Antilope cervicapre | Atèle à tête noire | Loup arctique | Saki à face pâle  |  Addax | Morse  | Propithèque couronné | Chat de Pallas | Babouin hamadryas | Anes | Ours noir | Marmotte commune | Lynx d'Eurasie | Ecureuil gris | Tamia mineur | Antilocapre | Raton laveur commun | Oryx algazelle | Panthère de Chine | Macaque de Tonkéan | Cerf de Virginie | Loutre de rivière | Suricate | Colobe bai de Zanzibar | Phoque commun | Mangabey couronné | Zèbre de Grévy | Grand tamanoir | Renne - Caribou | Rat kangourou du désert | Girafe |




Chants de glace 
La nature est une artiste


CD Chants de glace Voici un CD original pour tous ceux qui aiment les sons de la nature. Et pas n'importe quels sons. Ici Boris Jollivet, un spécialiste des prises de sons naturalistes, nous entraîne dans le monde des glaces. Pas dans l'Arctique ni l'Antarctique, mais tout simplement dans les glaces des lacs jurassiens à quelques heures de chez vous.

Le CD "Chants de glace" vous étonnera par les sons produits par la glace qui "bulle" en hiver.

J'ai eu la chance d'assister une fois au "chant" du lac d'Engolaster, en Andorre, alors que les premiers rayons de soleil réchauffaient la glace et que celle-ci se fendillait et se fendait en plaintes tantôt graves tantôt aigües qui se propageaient à travers la glace et qui raisonnaient dans la montagne…

J'en ai encore la chair de poule 40 ans après. J'ai dit "j'ai eu la chance" car ce phénomène ne se produit pas très souvent et il faut être là le bon jour à la bonne heure. Pour ma part c'était le hasard d'une course en montagne…

Ce sont ces sons que Boris Jollivet a patiemment enregistrés au fil de plusieurs hivers de travail pour nous livrer ce CD hors du commun. Ces sons hors du commun sont mis en valeurs et sublimés par le travail de l'artiste. D'ailleurs ce CD a déjà été primé plusieurs fois (Radio France, France Culture…).

Le CD comporte une partie Audio de 44 minutes et une partie CD-Rom avec des photos artistiques de glace.

Le CD (Code-barre : 3 760010 641163) est distribué par :



Chiff-Chaff

9, bd du Général Ferrié - 94100 Saint-Maur-des-Fossés
Téléphone : 0952 340 342 - fax : 0957 340 342 - Email : infos (( @ )) chiff-chaff.com



Vous pouvez également contacter :
Hervé Millancourt téléphone : 0952 340 342
email : h.millancourt (( @ )) chiff-chaff.com

Chiff Chaff a eu la gentillesse de me faire parvenir un extrait sonore du CD. Cliquez sur le lien ci-dessous pour écouter l'extrait.


Extrait sonore "Chants de glace"




Kriss de Niort

Voir aussi :
Chants d'oiseaux de Guyane

Cypripède des montagnes - Cypripedium montanum


Photo (1) Cypripède des montagnes - Cypripedium montanum Le cypripède des montagnes (Cypripedium montanum, Syn. Cypripedium occidentale) est une plante angiosperme dicotylédone appartenant à la sous classe des Liliidae, à l'ordre des orchidales, à la famille des orchidacées (Orchidaceae), à la sous famille des Cypripedioideae, à la tribu des Cypripedieae, à la sous tribu des Cypripediinae et au genre Cypripedium. Dans la classification phylogénétique le cypripède des montagnes appartient à l'ordre des Asparagales.

Deux formes différentes du cypripède des montagnes ont été décrites, à savoir :
Cypripedium montanum forma praetertinctum,
Cypripedium montanum forma welchii.

Certains auteurs regroupent sous le nom générique de "Cypripedium parviflorum" : plusieurs cypripèdes, et notamment : Cypripedium calceolus, Cypripedium candidum, Cypripedium montanum et Cypripedium kentuckiense.

Le cypripède des montagnes est originaire de l'ouest de l'Amérique du nord dans une étroite bande allant de l'Alaska à la Californie et plus précisément au Canada (Alberta, Colombie britannique et Saskatchewan) et aux USA (Alaska, Californie, Idaho, Montana, Oregon, Washington, Wyoming).

Le cypripède des montagnes, comme son nom l'indique croît dans sur les flancs des montagnes dans les forêts (caduques, de conifères ou mixtes) subalpines ouvertes, humides à peu humides, et dans les alpages, jusqu'à 2400 mètres d'altitude. Il tolère une grande variété de substrats.

Bien que le cypripède des montagnes apprécie l'humidité celle-ci est moins primordiale pour son développement que la présence de champignons symbiotiques.

On retrouve souvent le cypripède des montagnes sous ou à proximité du pin à sucre (Pinus lambertiana), du pin jaune (Pinus ponderosa), du pin de l'Oregon (Pseudostuga menziesii), du pin tordu (Pinus contorta), de l'arbutus (Arbutus menziesii), du chêne à tan (Lithocarpus densiflorus) ainsi que d'autres espèces comme les cornouillers (Cornus sp.) ou le peuplier tremble (Populus tremula).

A noter que le cypripède des montagnes et le cypripède fasciculé (Cypripedium fasciculatum) partagent par endroit le même habitat. De plus Cypripedium montanum et Cypripedium parviflorum sont des espèces très proches qui peuvent s'hybrider. L'hybride se nomme Cypripedium X columbianum.

Le cypripède des montagnes est une plante herbacée, vivace, d'aspect robuste, poussant seule ou en groupe, à port dressé, pouvant atteindre 70 centimètres de hauteur.

Le cypripède des montagnes possède de 4 à 6 feuilles alternes, ascendantes, légèrement glanduleuses et pubescentes, insérées vers la base de la plante ou dispersées le long de la tige. Les feuilles simples, entières, vertes, sessiles, plus ou moins engainantes, présentent un limbe ové-elliptique à elliptique-lancéolé et mesurent jusqu'à 17 centimètres de long sur 7 centimètres de large.

Photo (1) Cypripède des montagnes - Cypripedium montanum La floraison intervient vers le mois de mai en basse altitude et un peu plus tard en haute altitude et se termine vers les mois de juillet ou d'août. Les fleurs, hermaphrodites, pédonculées, au nombre d'une à trois, sous-tendues par une bractée feuillée verte les dépassant parfois, apparaissent au sommet de la tige, nettement au dessus des feuilles.

Les sépales sont vert clair, largement teintés de brun violet. Le sépale dorsal est situé au dessus du labelle tandis que les sépales latéraux sont connés (soudés) et dirigés vers le bas. Les sépales latéraux, linéaires à lancéolés, pendants, plus ou moins torsadées, mesurent jusqu'à 5 centimètres de long.

Les pétales latéraux, rubanés, étroits, plus ou moins vrillés, sont de la même couleur que les sépales et mesurent jusqu'à 7 centimètres de long. Le troisième pétale, nommé labelle est de couleur blanche, avec des veinures magenta plus ou moins visibles. Il est de forme ovoïde, renflé, en forme de sac, ou de sabot suivant l'inspiration, sans éperon, et muni d'une ouverture à sa base. L'intérieur est tapissé de poils visqueux.

La pollinisation du cypripède des montagnes est entomogame (essentiellement des hyménoptères). Les insectes pollinisateurs pénètrent dans la fleur par l'orifice et en ressortent chargés de pollen qu'ils vont déposer sur les stigmates de la prochaine fleur. Ceci suppose que ces insectes doivent se rendre successivement sur plusieurs fleurs de cypripède des montagnes.

Les graines sont nombreuses et très légères. Leur dissémination est anémochore (transportées par le vent) et hydrochore (transportées par les eaux de ruissellement). Pour germer et s'établir les graines du cypripède des montagnes sont dépendantes d'un mycorhize (association symbiotique avec un champignon). Cependant une bonne partie de la reproduction du cypripède des montagnes est essentiellement végétative (rhizome).

Le cypripède des montagnes, comme de nombreuses autres espèces, est menacé par la perte progressive de son habitat et/ou par sa modification. Pour l'instant les populations de cypripèdes des montagnes sont encore suffisamment nombreuses pour que l'espèce ne soit pas classée comme espèce menacée ou en voie d'extinction. Par contre le cypripède des montagnes est inscrit à l'annexe II de la CITES.

En anglais le cypripède des montagnes est appelé mountain lady’s slipper, large lady's slipper ou white lady's slipper.


Kriss de Niort


Crédit photo :
Photo (1) : Source : United States Department of Agriculture Statut : Domaine public.
Photo (2) : Source : National Park Service Statut : Domaine public.



Voir aussi :
Cypripède acaule | Ophrys bécasse | Ophrys mouche | Paphiopédilum des Philippines | Sabot de Vénus (ou de la vierge) | Sérapias à labelle long | Sérapias en langue | Spiranthe d'été | Cypripède du Kentucky |


Plaqueminier - Kaki - Diospyros kaki


Photo Plaqueminier - Kaki - Diospyros kaki Le plaqueminier (Diospyros kaki), appelé également kaki, est un arbre angiosperme dicotylédone appartenant à la sous classe des Dilleniidae, à l'ordre des Ebenales, à la famille des Ébénacées (Ebenaceae) et au genre Diospyros. Dans la classification phylogénétique les Ebénacées font partie de l'ordre des Ericales.

Plusieurs noms latins ont été utilisés pour désigner le plaqueminier, et notamment :
• Diospyros argyi,
• Diospyros lobata,
• Diospyros roxburghii,
• Diospyros schi-tse,
• Diospyros sinensis,
• Diospyros trichocarpa.


Plusieurs variétés de plaqueminiers ont été décrites. En voici une liste certainement non exhaustive :
• Diospyros kaki var. domestica,
• Diospyros kaki var. glabra,
• Diospyros kaki var. kaki,
• Diospyros kaki var. macrantha,
• Diospyros kaki var. silvestris.


Photo Plaqueminier - Kaki - Diospyros kaki Le plaqueminier, appelé parfois "figuier caque" ou "coing de Chine" est originaire de Chine où il pousse dans les forêts primaires et secondaires, les broussailles et les bosquets, en plaine et sur les pentes montagneuses, du niveau de la mer jusqu'à 1600 mètres d'altitude. Le plaqueminier a été cultivé très tôt pour son fruit (appelé kaki ou plaquemine), principalement en Chine il y a plus de 1000 ans puis au Japon, puis un peu partout dans le monde là où le climat est favorable. C'est le cas en France, en région méditerranéenne et dans le Sud-ouest.

Le plaqueminier est un arbre modeste atteignant une dizaine de mètres de hauteur en culture mais jusqu'à 15 mètres dans son milieu naturel où il peut atteindre l'âge de 500 ans.

Le tronc présente une écorce foncée qui se fissure en vieillissant. En fonction des variétés les rameaux jeunes sont glabres à densément pubescents, avec des lenticelles plus ou moins marquées. Les bourgeons hivernants sont noirâtres.

Les feuilles, pétiolées, caduques, alternes, simples, à base cunéée (en forme de coin) ou cordiforme, légèrement coriaces, brillantes en face supérieure, présentent un limbe de forme variable (lancéolé, elliptique ou ovale), mesurant de 2,5 à 9 centimètres de large sur 5 à 18 centimètres de long. L'apex est souvent acuminé. Suivant les variétés la face inférieure est glabre, glabrescente, pubescente ou densément pubescente. A l'automne les feuilles se teintent de rouge.

Photo Plaqueminier - Kaki - Diospyros kaki Chez le plaqueminier il existe des arbres dioïques (les fleurs unisexuées sont portées par des arbres différents), et des arbres polygames (on trouve sur le même arbre des fleurs hermaphrodites ainsi que des fleurs entièrement mâles et des fleurs entièrement femelles).

La floraison intervient vers le mois de mai, sur les pousses de l'année. Les fleurs mâles, plus petites que les fleurs femelles, forment de petits bouquets (cymes) de 3 à 5 fleurs tandis que les fleurs femelles sont solitaires.

Chez la fleur mâle le calice, à 4 lobes, égalant approximativement la corolle, est velu sur les deux faces. La corolle mesurant de 6 à 10 mm est blanc jaunâtre, parfois rouge. La fleur mâle présente généralement de 16 à 24 étamines.

La fleur femelle présente un calice persistant à 4 lobes mesurant 3 centimètres de diamètre, voire plus encore. La corolle, campanulée, est blanc jaunâtre et ses lobes, ovales, sont récurvés (retournés vers l'arrière). Suivant les variétés l'ovaire, à 4 loges, est glabre ou pubescent.

Lorsqu'il y a des fleurs hermaphrodites elles se trouvent généralement dans les inflorescences mâles.

Photo Plaqueminier - Kaki - Diospyros kaki La pollinisation est entomogame. Le fruit, nommé kaki (terme générique) ou plaquemine du Japon, est une baie, déprimée au sommet, d'abord verte puis devenant rouge orangé en mûrissant, glabre ou pubescente suivant les variétés, et mesurant de 2 à 8,5 centimètre de diamètre. La forme des fruits est très variable suivant les cultivars. Lorsque la fleur femelle n'a pas été fécondée elle possède la particularité de se reproduire par parthénogenèse et produit alors un fruit exempt de pépins.

En culture un plaqueminier peut produire de 100 à 150 kilogrammes de fruits par saison. En général on plante un arbre mâle pour 7 à 8 arbres femelles.

Il existe de très nombreuses variétés fruitières (plus de 2000 rien qu'en Chine). On distingue les cultivars à fruits astringents qui contiennent beaucoup de tanin ('Hiratanenashi', 'Tomatero', 'Saijō', 'Hachiya'…), de ceux dont les fruits ne sont pas astringents ('Hanagosho', 'Fuyu', 'Fau Fau', 'Izu', 'Jiro'…).

Photo Plaqueminier - Kaki - Diospyros kaki Les fruits astringents se consomment blets car la maturité du fruit réduit fortement l'astringence. Les fruits non astringents peuvent se consomment dès qu'ils sont mûrs mais avec une chair encore ferme.

Le plaqueminier fait partie de la famille des Ebénacées, c'est-à-dire qu'il est de la même famille que l'ébène. Il possède lui aussi un bois dur utilisé traditionnellement en Chine en ébénisterie. Les USA lui ont trouvé des applications plus modernes et ludiques. En effet le bois du plaqueminier sert à confectionner des queues de billard, des arcs et des têtes de club de golf (bois).

En allemand le plaqueminier est appelé : kaki dattelpflaume ou kakipflaume, en anglais : Japanese (ou Chinese) persimmon ou date-plum, en espagnol : caqui de China, en italien : kaki franco, loto del giaponne ou caco et en néerlandais : kaki ou chinese persimoen.
 
 
Kriss de Niort
 

 
Voir aussi :
 Chimonanthe précoce | Forsythia | Hibiscus de Chine | Buddleia à feuilles de sauge | Buddleia de Madagascar |  Mimosa | Araucaria Arbre à faisans | Asclépiade de Curaçao | Camelia hiemalis | Edgeworthie à fleurs d'or Germandrée en arbre | Hamamélis hybride | Héliotrope arborescent | Hiba | Jasmin d'hiver | Juanuolla doré | Plante crevette | Potentille ligneuse | Garrya elliptica | Ilima rouge | Abutilon incanum | Callicarpe - Arbuste aux bonbons | Corylopsis pauciflora | Corylopsis platypetala | Airelle fausse myrtille | Bouleau jaune | Pin blanc | Caryer cordiforme | Epinette d'Engelmann | Thuya géant de Californie | Baobab africain | Tilleul commun | Tilleul à petites feuilles | Tilleul à grandes feuilles | Pommetier | Sorbier des oiseleurs | Marronnier commun | Cédratier | Genêt poilu | Papayer | Arbre corail | Bouleau Verruqueux | Cèdre à encens | Séquoia géant | Napoleonaea imperialis |

 

 


Lépiote élevée - Coulemelle - Macrolepiota procera


Photo Lépiote élevée - Coulemelle - Macrolepiota procera La lépiote élevée (Macrolepiota procera) est un champignon basidiomycète appartenant à la classe des Agaricomycetes, à la sous classe des Agaricomycetidae, à l'ordre des Agaricales, à la famille des Agaricacées (Agaricaceae), à la tribu des Leucocoprineae et au genre Macrolepiota.

Auparavant la lépiote élevée appartenait au genre Lepiota mais elle en a été extraite pour être versée dans un nouveau genre qui regroupe les espèces de grande taille : Macrolepiota.

Plusieurs noms latins ont été utilisés pour désigner la lépiote élevée, et notamment :
• Agaricus procerus,
• Lepiota procera,
• Lepiotophyllum procerum,
• Leucoagaricus procerus.


Plusieurs formes et variétés de lépiotes élevées ont été décrites, et notamment :
• Macrolepiota procera f. crassipes,
• Macrolepiota procera f. macrolepis,
• Macrolepiota procera f. macrospora,
• Macrolepiota procera f. multisquamulosa,
• Macrolepiota procera f. procera,
• Macrolepiota procera var. exigua,
• Macrolepiota procera var. fuliginosa,
• Macrolepiota procera var. mediterranea,
• Macrolepiota procera var. pallida,
• Macrolepiota procera var. patentosquamosa,
• Macrolepiota procera var. permixta,
• Macrolepiota procera var. procera,
• Macrolepiota procera var. pseudoolivascens,
• Macrolepiota procera var. vezo.


Les variétés et les formes se combinent et vous pouvez avoir par exemple : Macrolepiota procera var. pallida f. macrolepis ou Macrolepiota procera var. patentosquamosa f. crassipes.

Macrolepiota procera var. konradii et Macrolepiota procera var. fuliginosa sont considérées parfois comme des espèces à part entière sous les noms de Macrolepiota konradii et Macrolepiota fuliginosa.

La lépiote élevée possède de nombreux noms vernaculaires comme coulemelle, parasol, Saint Michel, chevalier bagué, cocherelle, baguette de tambour (à l'état jeune).

La lépiote élevée est un champignon assez commun, originaire d'Europe et d'Amérique du nord, visible du mois de juillet jusqu'au mois d'octobre, et même parfois plus tard dans le midi méditerranéen. La lépiote élevée croît en isolé ou en groupe dans les forêts claires décidues, les forêts de conifères et les forêts mixtes, le plus souvent dans les clairières ou à la lisière des ces forêts, mais également dans les prairies et les pelouses, notamment (mais pas nécessairement) en compagnie de genêts, de fougères et/ou de bruyères, au bord des routes ou dans les terrains perturbés.

Photo Lépiote élevée - Coulemelle - Macrolepiota procera La lépiote élevée, comme son nom le laisse supposer, est généralement un champignon de grande taille dépassant les 20 centimètres de hauteur et atteignant parfois jusqu'à 40 centimètres de haut.

Le pied (stipe) est renflé à la base, fibreux, creux, chiné de brun dans sa partie inférieure et muni d'un anneau blanchâtre double, coulissant, d'aspect laineux.

Chez les sujets jeunes le chapeau est petit et ovoïdes et fait penser à un œuf planté sur un bout de bois ou à une "baguette de tambour". Par la suite le chapeau s'étale largement, atteignant jusqu'à 30 centimètres de diamètre. Il ressemble alors à un parasol, terme que l'on retrouve dans nombre de ses noms étrangers (Parasol mushroom, Ombrellone, Grote parasolzwam, Stor parasolhat…).

Le chapeau de la lépiote élevée est muni d'un mamelon central de couleur brune, et est recouvert de squames brunâtres, plus nombreuses vers le mamelon. Le chapeau se sépare facilement du pied sans la moindre déchirure.

La marge est épaisse et laisse apparaître des lambeaux de cuticule. Les lames serrées, fines, blanchâtres, molles, n'arrivant pas jusqu'au stipe (libres), roussissent quelque peu en vieillissant. La sporée est blanche.

La chair, blanche, molle, fruitée, dégage une odeur de noisette particulièrement à l'état juvénile.

La lépiote élevée est un champignon comestible recherché. Pour ma part je ne consomme pas le pied que je trouve trop fibreux, mais certains le découpent en rondelles pour l'utiliser en cuisine (potage, sauces…).

La lépiote élevée peut être confondue avec d'autres espèces proches comme la lépiote grêle (Macrolepiota gracilenta), la lépiote excoriée (Macrolepiota excoriata) ou la lépiote déguenillée (Macrolepiota rhacodes), la lépiote fuligineuse (Macrolepiota fuliginosa) mais ces confusions ne sont pas graves car ces espèces sont de bons comestibles.

Des confusions plus regrettables peuvent avoir lieu avec des lépiotes de plus petite taille comme la lépiote féline (Lepiota felina), la lépiote à crête (Lepiota cristata), ou pire avec la lépiote brune (Lepiota helveola) qui est mortelle. Alors dans le doute ne cueillez pas les lépiotes de petite taille, ou ne cueillez pas de champignons du tout si vous ne savez pas les reconnaître.

En allemand la lépiote élevée s'appelle : parasol ou riesenschirmling, en anglais : parasol mushroom, en danois : stor parasolhat, en espagnol : parasol, matacandil ou apagador, en finlandais : ukonsieni, en italien : mazza di tamburo, coppulino, ombrellone, parasole ou bubbola maggiore, en néerlandais : grote parasolzwam, en polonais : czubajka kania et en suédois : stolt fjäll.
 
 
Kriss de Niort

 
 
Voir aussi :
 le coprin micacé | le coprin chevelu | le coprin pie | le phallus impudicus | l'Anthurus d'Archer | Le scléroderme vulgaire | Le polypore soufré | l'amanite tue mouches | l'oreille de Judas | le gyromitre | le satyre du chien | la trémelle mésentérique | Tricholome équestre | Morillon | Clathre grillagé | Aseroë rubra | Clathre à colonnes | Marasme des Oréades | Parasol plissé | Pied bleu | Clavaire dorée | Clitocybe nébuleux | Oronge | Girolle | Trompette des morts | Bolet Satan | Lactaire délicieux |

 


Association Epine de France


logo association Epine de France





Photo astrophytum-capricorne
L'association Epine de France, Société cactophile, est régie par la loi de 1901

Le but de cette association est de promouvoir et d’encourager l’étude, la culture, la propagation, la conservation, la protection de l’environnement et des espèces de cactées et de plantes succulentes.

Pour atteindre ses objectifs l'association Epine de France (EDF) organise des réunions, des conférences, des expositions, des soirées avec animation et des visites in situ et dans les conservatoires botaniques.

Le Siège Social d'Epine de France est situé 1 rue de la gare, 25190 Saint-Hippolyte, France.

Son numéro de téléphone : 06 07 41 41 06.

Composition du bureau au 15/01/2009 :
   * Président : M. Schoenacker Alain,
   * Vice-Président : M. Kensier Yann,
   * Trésorière : Mme Kensier Brigitte,
   * Secrétaire : Mme Schoenacker Natacha.





La Saint-Hip’ aux cactus

Comme en 2008 Epine de France organise la Saint-Hip’ aux cactus. La manifestation se déroulera au gymnase de Saint-Hippolyte - 25190 Doubs
du vendredi 12 juin 2009 au dimanche 14 juin.

Vous trouverez ci-dessous le programme détaillé de la manifestation (susceptible de modifications).


Vendredi 12 juin 2009

Matin :

Installation et décoration du gymnase.

Après-midi :

Arrivée des premiers producteurs et intervenants, conférence sur les cactées et paysages de Bolivie, présentée par Mr Pierre Fontaine, administrateur de l’association Terra Seca, ouverte au public et aux collégiens de Saint-Hippolyte.

Soir :

A partir de 22h, concert de « 3 bad hours » traditionnel irlandais, folklore russe et folk. Entrée 5€, tout public.


Samedi 13 juin 2009

Matin :

Ouverture des portes à 9h. Visites des écoles primaires de Saint-Hippolyte avec ateliers découverte et rempotage.

Les producteurs de cactus et plantes grasses présents seront :

Abdel Cactus, Landen, Belgique
Kakteen, Kernen, Allemagne
Ets Brendel, Verissey, Saône et Loire, France
Adénium Passion, Baix, Ardèche

Les autres exposants seront :

Dominique Delfino, photographe animalier, qui exposera de ses livres et photos
Sarl Horticole Camboly, Bourguignon, Doubs, France
L’association Epine de France, ses ateliers semis, culture et rempotage de plantes, expositions de plantes rares, photos, boutique pots, substrats et étiquettes.
L’association Terra Seca de Montpellier (34)

Photo matucana-aureiflora France Bleu Besançon fera son émission en direct de la Saint Hip' aux cactus de 9h à 12h

Après-midi :

Conférence sur les cactées et paysages de Bolivie, présentée par Mr Pierre Fontaine, administrateur de l’association Terra Seca.

Soir :

A partir de 19h, dîner-spectacle, à partir de 21h, élection de la Jeune Fille de Franche-Comté 2009, présentée par Mr Jacques Fraimbault d’Allos, défilé Haute-Couture Hava-K en fin de soirée. Repas préparé par un traiteur local, prix du dîner-spectacle 25€, tout public, 15€ pour les adhérents Epine de France. Les tickets seront en vente à partir du mois de mars.


Dimanche 14 juin 2009

Toute la journée :

Ouverture des portes de 10h à 18 h. Tombola, ouverture grand public, visites des différents stands de producteurs de plantes grasses et cactées, entrée du gymnase pour l’exposition des plantes 2€ valable les trois jours (garder son ticket d’entrée), gratuit pour les enfants de moins de 12 ans et gratuit pour les adhérents Epine de France (se munir de sa carte 2009 et la présenter à l’entrée).


Durant les trois jours, restauration rapide et buvette sur place.


Pour en savoir plus :
Site épine de France : http://www.epinedefrance.net/index.htm
Forum Epine de France : http://epine-de-france.forumculture.net/forum.htm


Crédit photo : les photos sont une courtoise de M. Alain Schoenacker, président de l'association Epine de France.












Iris de l'Arctique - Iris setosa - Iris petit pétale


Photo Iris de l'Arctique - Iris setosa - Iris petit pétale L'iris de l'Arctique (Iris setosa), appelé également "iris petit pétale" est une plante angiosperme monocotylédone appartenant à l'ordre des asparagales, à la famille des iridacées (Iridaceae), à la sous famille des Iridoideae, à la tribu des Irideae, au genre iris et au sous genre Limniris.

De nombreux noms latins ont été utilisés pour désigner l'iris de l'Arctique, et notamment :
• Iris arctica,
• Iris hookeri,
• Iris setosa var. artia.


Plusieurs sous espèces, variétés et formes de l'iris de l'Arctique ont été décrites. En voici une liste non exhaustive :
• Iris setosa fo. canadensis,
• Iris setosa fo. pallidiflora,
• Iris setosa fo. zonalis,
• Iris setosa ssp canadensis
: en anglais : Canada beachhead iris, au sud est du Canada et au Nord est des USA,
Iris setosa ssp setosa : en anglais : beachhead iris,
Iris setosa ssp. interior : en anglais : wild flag,
• Iris setosa subsp. interior,
• Iris setosa subsp. pygmaea,
• Iris setosa subsp. setosa,
• Iris setosa var. canadensis,

Iris setosa var. hondoensis : au Japon,
Iris setosa var. interior,
• Iris setosa var. nasuensis
: au Japon,
Iris setosa var. platyrhyncha,
• Iris setosa var. setosa.


L'iris de l'Arctique est originaire du Nord de l'Asie, de Chine, du Japon et du Nord de l'Amérique du Nord. L'iris de l'Arctique est aussi appelé iris petit pétale, iris à pétales aigus ou iris de l'Alaska.

L'iris de l'Arctique pousse dans des milieux variés en fonction de la latitude et du climat. On le retrouve particulièrement dans les prairies humides, les plaines côtières, en bordure des rivières, des lacs, dans les tourbières, dans les marais et marécages, dans les sables et graviers des plages maritimes, sur les rochers et les falaises...

L'iris de l'Arctique est une plante herbacée, vivace, à rhizome ramifiés brun grisâtre, à port dressé, s'élevant jusqu'à 1 mètres de haut, mais atteignant le plus souvent 60 à 70 centimètres. Les tiges sont peu ou pas ramifiées (rarement plus de deux branches).

Photo Iris de l'Arctique - Iris setosa - Iris petit pétale Les feuilles de l'iris de l'Arctique, toujours plus courtes que les tiges, sont caduques, légèrement violacées à leur base, raides, simples, entières, étroites, ensiformes (en forme d'épée), très rarement recourbées, à nervure parallèle. Leur taille varie de 20 à 60 centimètres de long sur 2 cm de large au maximum.

La floraison de l'iris de l'Arctique intervient du mois de juin jusqu'au mois d'août. Les fleurs, hermaphrodites, pédicellées, composées de 6 pièces, sont enveloppées dans une spathe membraneuse avant l'éclosion. Les trois pétales (partie supérieure) sont insignifiants et ne dépassent pas la base des sépales. C'est à cette particularité qu'il doit son nom vernaculaire de "iris petit pétale".

Les trois sépales, généralement bleu violet, rarement blancs, veinés de bleu foncé, au cœur plus clair, glabres, larges, à base brusquement atténuée, à marges ondulées, sont généralement retombants. Bien évidemment il existe quelques différences suivant les sous espèces.

La fleur de l'iris de l'Arctique comporte 3 étamines et un long style. L'ovaire est infère. La fécondation est entomogame (effectuée par les insectes). Le fruit est une capsule déhiscente, qui mûrit à l'automne, et qui s'ouvre en trois parties. La dissémination est barochore (les graines tombent au pied de la plante).

En anglais l'iris de l'Arctique s'appelle Alaska iris, beach-head iris, Arctic iris, wild flag iris, arctic blue flag.

Les photos qui illustrent cet article ont été prises en Gaspésie (Québec, Canada). 


Vous pouvez visionner d'autres photos de cet iris dans
la galerie des plantes sauvages.
 
 
Kriss de Niort

 
 

Voir aussi :|Anémone hépatique |Adenia pechuelii | Nivéole de printemps | Nivéole d'été |  Sarracénie pourpre | Platystémon de Californie | Erythronium propullans| Tulipe d'Agen | Tulipe précoce | Tulipe systole | Tulipe de l'écluse | Fritillaire pintade | Tulipe polychrome | Tulipe du Montandré | Potentille blanche | Bruyère cendrée | Anémone couronnée | Gesse des près | Adonis du printemps | Campanule à feuilles rondes | Edelweiss | Epilobe obscur |Cypripède acaule | Sabot de Vénus | Grand pétasite | Stramoine épineuse | Trille blanc | Ancolie du Canada | Maïanthème à grappe | Cornouiller du Canada | Anémone du Canada | Corydale toujours verteArisème petit prêcheur | Calla des marais | Potentille dressée | Cucubale à baie | Gajée jaune | Aralie chassepareille | Clintonie boréale | Trolle d'Europe | Benoîte des ruisseaux | Trientale boréale | Herbe de Jérusalem | Dryade à 8 pétales | Cortuse de Matthioli | Lupin des jardins | Violette de Labrador | Victoria d'Amazonie | Streptope rose | Adiante du Canada |Lycopode officinal | Gentiane des Alpes | Lys du Canada | Jacinthe d'eau | Jonc fleuri | Panic faux lycopode | Asaret Caudé | Kudzu |


 




Pervenche de Madagascar - Catharanthus roseus


Photo Pervenche de Madagascar - Catharanthus roseus La pervenche de Madagascar (Catharanthus roseus) est une plante angiosperme dicotylédone appartenant à l'ordre des Gentianales, à la famille des Apocynacées (Apocynaceae), à la sous famille des Rauvolfioideae, à la tribu des Vinceae et au genre Catharanthus.

De nombreux noms latins ont été utilisés pour désigner la pervenche de Madagascar, et notamment :
• Ammocallis rosea,
• Lochnera rosea,
• Lochnera rosea var. alba,
• Lochnera var. flava,
• Pervinca rosea,
• Vinca guilelmi-waldemarii,
• Vinca rosea,
• Vinca rosea var. alba,
• Vinca speciosa.


Certains auteurs distinguent plusieurs variétés de pervenche de Madagascar et en particulier :
• Catharanthus roseus var. albus,
Catharanthus roseus var. angustus, Syn. C. r. var. nanus, C. r. var. angusta,
Catharanthus roseus var. roseus.

Comme son nom d'indique, et pour une fois c'est vrai, la pervenche de Madagascar est originaire de l'île de Madagascar (provinces d'Antsiranana, de Fianarantsoa, de Majunga, de Toamasina et de Toliara) où elle est endémique et de l'ouest de l'océan Indien. La pervenche de Madagascar a été introduite et s'est naturalisée dans les régions tropicales et subtropicales.

Photo Pervenche de Madagascar - Catharanthus roseus A noter que dans certains endroits (parc d'Andohahela, Ankarafantsika, Cap Sainte Marie...) la pervenche de Madagascar bénéficie de protections. En effet la pervenche de Madagascar est une espèce menacée notamment à cause de la déforestation (culture sur brûlis notamment) qui est un gros problème à Madagascar

La pervenche de Madagascar pousse dans des climats variés allant des climats humides aux climats secs, presque arides, du niveau de la mer jusqu'à 1500 mètres d'altitude et même parfois plus. On rencontre la pervenche de Madagascar dans les prairies, en bordure des forêts, dans les cultures, dans les forêts claires et les clairières, le long des chemins et des routes ou encore dans les terrains vagues.

La pervenche de Madagascar est une plante herbacée, à souche ligneuse, vivace, pouvant atteindre jusqu'à un mètre de hauteur. Son système racinaire est très développé. Sous nos latitudes cette plante cultivée en annuelle prend un aspect prostré et peine à atteindre 50 centimètres de hauteur. Les jeunes tiges, rougeâtres, sont pubérulentes à pubescentes.

Photo Pervenche de Madagascar - Catharanthus roseus Les feuilles de la pervenche de Madagascar sont simples, opposées, vert brillant en face supérieure, plus pâle en face inférieure, membraneuses, entières, glabres, pédonculées ovales à oblongues, et mesurent de 1,5 à 3,5 centimètres de large sur 2,5 à 8 centimètres de long. L'apex est obtus ou mucroné (il se termine une pointe aiguë).

La floraison intervient pratiquement toute l'année dans son milieu naturel. D'ailleurs en Inde où la pervenche de Madagascar est abondamment cultivée elle est appelée "sadaphuli" qui peut se traduire par "toujours en fleurs".

Les inflorescences se composent d'une à quatre fleurs pédicellées, mais le plus souvent deux, organisées en cyme axillaires. Le calice forme un tube court avec des lobes linéaires aigus, velus, mesurant de 5 à 7 mm de long. La corolle, rotacée (en forme de roue), de 2 5 centimètres de diamètre, présente un tube de 2 à 2,5 cm de long qui s'évase en 5 lobes. La couleur des pétales va du rouge au blanc avec souvent un cœur de couleur variable. Bien évidemment de nombreux cultivars ont été développés et la gamme des couleurs s'est étendue.

Photo Pervenche de Madagascar - Catharanthus roseus La pollinisation est entomogame. Les fruits sont des follicules étroits, cylindriques, mesurant de 2 à 4 cm de long sur 3 mm de large contenant de 15 à 20 petites graines noires.

A la cassure les tiges de la pervenche de Madagascar libèrent un latex toxique. Toutes mes parties de la plante renfermant de nombreux alcaloïdes (plus de 70) dont la réserpine et la serpentine, qui sont de puissants tranquillisants, ou la vinblastine et la vincristine qui ont des propriétés anticancéreuses et anti-leucémiques.

La pervenche de Madagascar (plus particulièrement les racines et les feuilles) est utilisée dans la médecine traditionnelle de nombreux pays pour lutter notamment contre le diabète, les problèmes de peau, la pression artérielle, les piqures d'insectes, le paludisme...

La pervenche de Madagascar est cultivée un peu partout dans le monde pour ses propriétés médicales ou comme plante ornementale. Sous nos latitudes elle est cultivée en annuelle. Sa période de floraison est très longue. De nombreux cultivars sont disponibles chez les fleuristes et pépiniéristes. Les photos qui illustrent l'article sont des cultivars de la série "Pacifica".

Photo Pervenche de Madagascar - Catharanthus roseus En allemand la pervenche de Madagascar s'appelle : Madagaskar-immergrün ou rosen-immergrün, en anglais : Madagascar periwinkle, rosy periwinkle ou cape periwinkle, en espagnol : vinca de Madagascar ou pervinca de Madagascar, en néerlandais : roze maagdenpalm et en portugais : boa-tarde, pervinca-rosa, vinca-de-gato, vinca-de-Madagascar.
 
 
Kriss de Niort



 
 
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