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Fourmi folle jaune - Anoplolepis gracilipes


Photo Fourmi folle jaune - Anoplolepis gracilipes La fourmi folle jaune (Anoplolepis gracilipes) est un insecte ptérygote (Pterygota) appartenant à l'infra classe des néoptères (Neoptera), à l'ordre des hyménoptères (Hymenoptera), au sous ordre des Apocrita, à l'infra ordre des Aculeata, à la super famille des Vespoidea, à la famille des formicidés (Formicidae), à la sous famille des formicinés (Formicinae), à la tribu des Plagiolepidini (ou des Lasiini suivant les auteurs) et au genre Anoplolepis.

De nombreux synonymes latins ont été utilisés pour désigner la fourmi folle jaune, et notamment :
• Anoplolepis longipes,
• Anoplolepis trifaciata,
• Formica gracilipes,
• Formica longipes,
• Formica trifasciata,
• Oecophylla longipes,
• Plagiolepis gracilipes,
• Plagiolepis longipes,
• Prenolepis gracilipes.


La fourmi folle jaune est une fourmi classée parmi les espèces les plus envahissantes. L'habitat naturel de cette espèce n'est pas connu avec certitude. Des hypothèses ont été avancées indiquant que la fourmi folle jaune serait originaire d'Afrique de l'Ouest, d'Inde ou de Chine.

Pourquoi ce nom de fourmi folle ? Tout simplement parce que ces fourmis semblent effectuer des mouvements désordonnés, frénétiques, surtout lorsqu'on les dérange, donnant l'impression qu'elles sont folles…

Par contre ce qui est certain c'est que cette fourmi a envahi (introduction involontaire) la plupart des pays et des îles tropicales et subtropicales de l'océan Indien et de l'océan Pacifique. Sa présence est également attestée en Europe (Portugal) et en Amérique du Sud (Brésil). Cette fourmi voyagerait par bateaux, camions, voire en avion cachée notamment dans des produits agricoles.

Actuellement (et sans doute incomplet) la fourmi folle jaune est présente dans plusieurs pays africains (République sud africaine, Madagascar…), en Asie (Chine, Inde, Malaisie, Indonésie, le Japon, Myanmar, Sri Lanka…), et en Océanie (Australie, Nouvelle Zélande…). Parmi les îles touchées par la présence de cette fourmi on peut citer l'île de la Réunion, l'île Maurice, les îles Christmas, les îles Cocos, les îles Cook, les îles Salomon, les Seychelles, Hawaii, Kiribati, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, l'archipel des Galápagos, la Micronésie…

La fourmi folle jaune mesure 4 à 5 millimètres de long et possède de grandes pattes (les anglais la surnomment "long-legged ant" c'est à dire : "fourmi à longues pattes") et de longues antennes. Les ouvrières ont le corps jaunâtre avec un abdomen un peu plus sombre. La tête est ovale avec des antennes à 11 segments. Le pétiole est bombé. L'œil, noir, proéminent, paraît disproportionné par rapport à la tête. Les ouvrières vivraient 3 mois. Les reines (gynes) sont plus grandes que les ouvrières et vivent plusieurs années.

Photo Fourmi folle jaune - Anoplolepis gracilipes Les colonies de fourmis folles jaunes son polygynes, c'est-à-dire qu'elles comportent plusieurs reines. Elles ne forment pas de fourmilières à proprement parler mais plutôt des colonies (ou super-colonies) comportant de nombreux "nids". Lorsqu'elles conquièrent un nouveau milieu ces fourmis semblent "pacifiques" jusqu'à ce que leur population atteigne, semble-t-il, une certaine importance. Par exemple dans l'île de Christmas (océan Indien) ces fourmis ont exterminé pas moins de 3 millions de crabes terrestres rouges (Gecarcoida natalis) en 18 mois (et ça continue), perturbant considérablement l'équilibre de la forêt. En effet ce crabe était un acteur important de la biodiversité des forêts de l'île. Ces fourmis occupent tout l'espace, y compris la canopée et menacent directement ou indirectement les populations de petits mammifères, de reptiles, d'insectes et d'oiseaux.

La fourmi folle jaune fréquente divers habitats comprenant les forêts naturelles, les berges des cours d'eau, les savanes broussailleuses, les zones agricoles, les plantations forestières, les prairies, les friches et autres zones perturbées, mais elles occupent également les zones urbaines et suburbaines où elles s'invitent jusque dans les habitations.

Pour nidifier la fourmi folle jaune se contente de peu. Une fissure, un terrier de rongeur ou de crabe (île Christmas), un tas de feuilles, un arbre creux, un faux plafond… En fait tout ce qui peut fournir un "abri".

La fourmi folle jaune est plutôt une fourmi omnivore dont l'alimentation s'adapte au milieu où elle vit. Une grande partie de son alimentation provient quand même de ses élevages de pucerons et cochenilles qui fournissent un miellat apprécié. Le reste de la nourriture est constitué de matières végétales et animales en décomposition, de graines, d'insectes, d'arachnides, de myriapodes, d'invertébrés, de mollusques, de crabes (voir supra), de petits rongeurs, d'oisillons… Pour tuer ses proies la fourmi folle jaune peut leur injecter son venin (acide formique) mais est capable également de pulvériser celui-ci en direction de la victime, en visant généralement les yeux.

En allemand la fourmi folle jaune s'appelle : gelbe spinnerameise, en anglais : long-legged ant, yellow crazy ant ou Maldive ant et en espagnol : hormiga loca ou hormiga zancona.
 
 
Kriss de Niort
 
 
Crédit photo :
Auteur : Forest & Kim Starr (USGS).
Statut : Domaine public.
 
 
Voir aussi :
 la cicindèle champêtre | Phytoecia coerulea | le cercope rouge sang | Cercopis intermedia | cétoine hérissée | clyte arqué | syrphe pyrastre | Mylabre à 4 points | Le purpuricène du chêne vert | Mante décolorée | Punaise à damier | Mantispe commune | Oedipode souffrée | Clairon des fourmis | Coccinelle asiatique | Limentis arthemis astyanax Hibernie défoliante | Cidarie de la balsamine |  Demi deuil Halias du hêtre Rosalie des Alpes | Cryptolaemus montrouzieri | Doryphore | Petit capricorne |  Coccinelle ocellée | Agapanthia annularis | Lagria atripes | Vespère stridulant | Coccinelle zébrée | Coccinelle à 16 points | Méloé violet | Méconème fragile | Eudicella gralli | Leptogaster cylindrique | Bibion précoce | Coccinelle à trois bandes | Bupreste du genévrier | Carabe à reflets dorés | Dynaste Neptune | Dynaste hercule | 
 
 


Jacinthe d'eau - Eichhornia crassipes


Photo Jacinthe d'eau - Eichhornia crassipes La jacinthe d'eau (Eichhornia crassipes) est une plante angiosperme monocotylédone appartenant à la sous classe des Liliidae, à l'ordre des Liliales, à la famille des pontédériacées (Pontederiaceae) et au genre Eichhornia. Dans la classification phylogénétique la jacinthe d'eau appartient à l'ordre des Commelinales.

De nombreux synonymes latins ont été utilisés pour désigner la jacinthe d'eau, et notamment :
• Eichhorna azurea,
• Eichhornia aquatica,
• Eichhornia cordifolia,
• Eichhornia crassicaulis,
• Eichhornia speciosa,
• Heteranthera formosa,
• Piaropus azureus,
• Piaropus crassipes,
• Piaropus mesomelas,
• Piaropus tricolor,
• Piaropus undulatus,
• Pontederia azurea,
• Pontederia crassicaulis,
• Pontederia crassipes,
• Pontederia elongata.


La Jacinthe d'eau est une plante herbacée, vivace, aquatique, flottante, de grande taille (macrophyte), originaire, pense-t-on, du bassin amazonien (notamment le Brésil), où elle croît dans les rivières, les estuaires, les marais et les lacs.

Abondamment introduite dans les jardins aquatiques, les aquariums, les plans d'eau, les bassins… cette plante s'est rapidement répandue et est considérée comme invasive sur tous les continents, mais plus particulièrement sous les climats tropicaux. D'ailleurs l'UICN classe la Jacinthe d'eau parmi les 100 espèces les plus invasives.

En Europe la jacinthe d'eau est peu présente et prolifère peu car elle ne rencontre pas de conditions climatiques favorables. A noter que les DOM TOM ne sont pas épargnés puisqu'on trouve cet alien à la Réunion, en Guyane, en Guadeloupe, en Martinique et dans de nombreuses îles et territoires.

Les jacinthes d'eau tolèrent des fluctuations importantes du niveau d'eau et des variations saisonnières dans leur vitesse d'écoulement, ainsi que des fluctuations importantes de la disponibilité des éléments nutritifs, du pH, et de la température de l'eau. Dans des conditions favorables, notamment en Asie, elles ont un développement très rapide.

La jacinthe d'eau est une plante à rhizome stolonifère, pouvant mesurer jusqu'à 6 centimètres de diamètre et 30 centimètres de long, verdâtre à violet, comportant de nombreuses racines, pouvant mesurer de 10 centimètres à 3 mètres, couvertes de nombreuses radicelles lui donnant un aspect plumeux. Le système racinaire représente généralement plus de la moitié de la masse de la plante. Des morceaux de rhizomes avec des yeux et des racines se détachent régulièrement, favorisant la reproduction végétative. D'autre part les racines renferment des anthocyanes qui les protègent des herbivores.

Photo Jacinthe d'eau - Eichhornia crassipes La jacinthe d'eau mesure généralement de 15 à 50 centimètres de hauteur, mais peut atteindre des tailles supérieures (plus d'un mètre) dans des habitats très favorables. La jacinthe d'eau possède des feuilles pétiolées, épaisses, glabres, cireuses, en forme de grosse cuillère, légèrement recourbées, avec les bords relevés. Les feuilles sont disposées en spirale ressemblant à une rosette. Le pétiole enflé à la base, renferme un corps caverneux favorisant la flottaison et se rétrécit entre le "bulbe" et le limbe.

La floraison intervient de mai à juillet (à moduler en fonction de la latitude et des conditions climatiques), voire pratiquement toute l'année dans les sites les plus favorables. Les fleurs, hermaphrodites, munies d'un pédoncule sous-tendu par deux bractées, sont regroupées en épi terminal de 4 à 15 unités. Les fleurs présentent un périanthe à 6 parties. Les tépales sont bleu violacés à rosâtres, ovales à elliptiques. Le tépale supérieur, plus grand, est orné d'un motif bleu violet avec une tache jaune en son centre. La fleur de la jacinthe d'eau possède 6 étamines (3 longs et 3 courts). La pollinisation est entomogame. Le fruit est une capsule ovoïde comprenant de nombreuses graines (plus de 400 parfois).


La jacinthe d'eau : Ange ou Démon ?

Dans des conditions favorables la jacinthe d'eau peut doubler sa surface en moins de 10 jours (parfois 6 jours dans des conditions optimales). Dans certains endroits ses stolons croissent de près d'un mètre par jour ce qui en fait une des plantes à la croissance la plus rapide de tout le règne végétal. Cette plante hors de son milieu naturel n'a pas de prédateurs. Elle ne craint que le froid et l'eau salée. Son expansion semble infinie.

La jacinthe d'eau finit par constituer de véritables tapis flottants, inextricables, qui privent de soleil et d'oxygène tous les habitants des lacs et rivière, réduisant considérablement la biodiversité. De plus les tapis épais perturbent la circulation des bateaux, l'écoulement de l'eau, bouchent les canaux d'irrigation…

Cependant la jacinthe d'eau est également (a été ?) utilisée pour nettoyer des boues des bassins de décantation. La jacinthe d'eau est utilisée (a été) par endroits comme engrais vert, comme fourrage pour les animaux… Il semblerait que la jacinthe d'eau soit utilisée en Asie pour confectionner des meubles. Ses longues racines sont également utilisées pour confectionner des cordages. Les jeunes feuilles seraient utilisées comme légume.

Par contre, je me pose une question : quelle est sa valeur énergétique ? Est-il possible (rentable) de réaliser du biocarburant à partir de la jacinthe d'eau ? Je n'ai trouvé aucune étude sur ce sujet.

En allemand la jacinthe d'eau s'appelle wasserhyazinthe, en anglais : water-hyacinth, floating water hyacinth ou water orchid, en espagnol : buchón de agua, jacinto de agua, lila de agua ou lechuguilla, en italien : giacinto d'acqua, en néerlandais : waterhyacint, en polonais : hiacynt wodny et en portugais : aguapé, jacinto-aquatico.
 
 
Kriss de Niort

 
 

Voir aussi : Brunelle à grandes fleurs | Rosier de Wichura | Medinilla magnifica | Petite pervenche |Grande pervenche |Anémone hépatique |Adenia pechuelii | Nivéole de printemps | Nivéole d'été |  Sarracénie pourpre | Platystémon de Californie | Erythronium propullans| Tulipe d'Agen | Tulipe précoce | Tulipe systole | Tulipe de l'écluse | Fritillaire pintade | Tulipe polychrome | Tulipe du Montandré | Potentille blanche | Bruyère cendrée | Anémone couronnée | Gesse des près | Adonis du printemps | Campanule à feuilles rondes | Edelweiss | Epilobe obscur |Cypripède acaule | Sabot de Vénus | Grand pétasite | Stramoine épineuse | Trille blanc | Ancolie du Canada | Maïanthème à grappe | Cornouiller du Canada | Anémone du Canada | Corydale toujours verteArisème petit prêcheur | Calla des marais | Potentille dressée | Cucubale à baie | Gajée jaune | Aralie chassepareille | Clintonie boréale | Trolle d'Europe | Benoîte des ruisseaux | Trientale boréale | Herbe de Jérusalem | Dryade à 8 pétales | Cortuse de Matthioli | Lupin des jardins | Violette de Labrador | Victoria d'Amazonie | Streptope rose | Adiante du Canada |Lycopode officinal | Gentiane des Alpes | Lys du Canada |


 




Malachite - Siproeta stelenes


Photo Python royal (Python regius)
Le malachite (Siproeta stelenes) est un papillon rhopalocère appartenant au sous ordre des Ditrysia, à la super famille des Papilionidés (Papilionoidea) à la famille des nymphalidés (Nymphalidae), à la sous famille des nymphalinés (Nymphalinae), à la tribu des Victorinini et au genre Siproeta.

Plusieurs noms latins ont été utilisés pour désigner Siproeta stelenes, et notamment :
• Metamorpha stelenes,
• Papilio stelenes,
• Victorina stelenes.


De nombreuses sous espèces, formes et variétés ont été décrites et notamment :
Siproeta stelenes biplagiata (syn. Victorina stelenes biplagiata)au Honduras, Mexique, Costa Rica,
Siproeta stelenes insularis (syn. Victorina stelenes insularis) à Cuba,
Siproeta stelenes meridionalis (syn. Victorina stelenes meridionalis) au Brésil, Pérou…,
Siproeta stelenes sophene (syn. Victorina stelenes sophene) en Equateur,
Siproeta stelenes stelenes (syn. Metamorpha stelenes stelenes) : la sous espèce nominale.

Le malachite est originaire du sud des USA (Texas, Floride…), du Mexique, d'Amérique centrale, du Nord de l'Amérique du Sud et de certaines îles des Caraïbes. Il fréquente les forêts tropicales et subtropicales, les vergers (d'agrumes, de mangues et d'avocats notamment), mais on le trouve également dans les parcs urbains arborés et les zones périurbaines. A noter que la population de Siproeta stelenes de Floride est très récente puisqu'elle ne date que des années 1960, en provenance, pense-t-on, de Cuba.

Le malachite possède une envergure de 80 à 100 mm. Les ailes sont brun noir avec des taches vert clair (coloration différente suivant les sous espèces) comme chez le
papillon Dido (Philaethria dido), mais disposées différemment. La marge des ailes antérieures est ondulée et présente une petite "queue" qui est absente chez "Dido". Le bord des ailes présente une chaîne de taches vertes, de taille et de forme variables.

Suivant les générations (été / hiver correspondant à : saison des pluies / saison sèche) l'apparence des ailes est légèrement différente. En hiver le malachite possède des ailes plus grandes qu'en été. Les mâles et les femelles sont semblables.

Les imagos se nourrissent du nectar de diverses fleurs (notamment des lantanas) mais sont souvent vus également sur les fruits pourris ou abimés, sur les déjections animales, notamment celles des chauves-souris et des oiseaux, ou sur les cadavres d'animaux.

Le malachite est un papillon multivoltin. Dans la partie septentrionale de son aire de répartition plusieurs générations se succèdent (2 à 3 généralement) avec une génération qui hiberne tandis qu'au sud de son aire de répartition il est visible pratiquement toute l'année.

Les mâles se perchent sur les arbustes ou les branches basses des arbres, dans les vergers ou en forêt d'où ils surveillent les environs. Ils patrouillent aussi en lents vols planés à la recherche de femelles.

Après fécondation, les œufs sont pondus isolément sur les jeunes feuilles des plantes hôtes. Ces plantes sont variables en fonction de la latitude et du milieu. Parmi les plantes hôtes on trouve généralement diverses acanthacées du genre Blechum (Blechum brownei…), du genre Ruellia (Ruellia coccinea…) ou du genre Justicia (Justicia pilosella, Justicia runyonii…).

Les chenilles, au stade terminal, sont noires avec deux grandes cornes sur la tête. Le corps est hérissé de poils noirs, fourchus, avec deux rangées dorsales présentant une base rougeâtre. La chrysalide est d'abord verdâtre puis brunâtre.
 
 
Kriss de Niort
 
 
Voir la comparaison entre Philaethria dido et Siproeta stelenes.
 
 
Voir aussi :
  Euphydryas anicia | Flambé | Gamma | Gazé | Halias du hêtre | Hespérie de la mauve | Hibernie défoliante | Limentis arthemis astyanax | Monarque | Moro sphinx | Paon du jour | Petite tortue | Piéride de l'aubépine | Piéride du cresson | Robert le diable | Sphinx colibri | Sphinx fuciforme | Sphinx gazé | Sylvain azuré | Thécla de la ronce | Tircis | Vanesse de l'ortie | Vulcain | Mélitée des centaurées | Grande tortue | Ecaille du séneçon | Panthère | Attacus atlas | Sphinx tête de mort | Petit paon de nuit | Ecaille pourprée | Hermine | Sphinx du tilleul | Grand paon de nuit | Brun des pélargoniums | Ecaille rouge | Sphinx du troène | Papillon lune | Amiral blanc | Cténuche de Virginie | Papillon zébré | Machaon | Papillon dido | Morio | Clipper | Saturnie cécropia |
 


Comparaison entre Philaethria dido et Siproeta stelenes



Photo Python royal (Python regius)
En haut : Philaethria dido

En bas : Siproeta stelenes


Photo Siproeta stelenes



Lys du Canada - Lilium canadense


Photo Lys du Canada - Lilium canadense Le lys du Canada (Lilium canadense), appelé également lys des près, est une plante angiosperme monocotylédone appartenant à la sous classe des Liliidae, à l'ordre des liliales, à la famille des liliacées (Liliaceae), à la sous famille des Lilioideae, à la tribu des Lilieae, et au genre Lilium.

Plusieurs sous espèces, formes et variétés de lys du Canada, plus ou moins discutées, ont été décrites et notamment :
• Lilium canadense fo. canadense,
• Lilium canadense fo. duplex,
• Lilium canadense fo. flavum,
• Lilium canadense fo. peramoenum,
• Lilium canadense fo. rubrum,
• Lilium canadense fo. uniflorum,
• Lilium canadense subsp. editorum,
• Lilium canadense subsp. michiganense,
• Lilium canadense subsp. superbum,
• Lilium canadense var. canadense,
• Lilium canadense var. coccineum,
• Lilium canadense var. editorum,
• Lilium canadense var. flavum,
• Lilium canadense var. hartwegii,
• Lilium canadense var. humboldtii,
• Lilium canadense var. minus,
• Lilium canadense var. parviflorum,
• Lilium canadense var. parvum,
• Lilium canadense var. puberulum,
• Lilium canadense var. rubrum,
• Lilium canadense var. umbelliferum,
• Lilium canadense var. walkeri.


Comme son nom l'indique le Lys du Canada est originaire du Canada et plus particulièrement des provinces de l'est (Québec, Ontario, Nouveau Brunswick, Nouvelle Ecosse), mais aussi de l'est des USA (Alabama, Caroline du nord, Caroline du sud, Connecticut, Delaware, Géorgie, Kentucky, Maine, Maryland, Massachusetts, New Hampshire, New Jersey, New York, Ohio, Pennsylvanie, Tennessee, Vermont et Virginie).

Photo Lys du Canada - Lilium canadense Le lys du Canada pousse dans les prairies alluviales humides et les forêts humides, le long des routes et des lignes de chemin de fer, dans les tourbières, dans les marais et marécages, dans les fossés, à la lisière des forêts, jusqu'à 1000 mètres d'altitude et parfois plus.

Pour ma part lors de mon séjour au Québec j'ai pu l'observer notamment au bord d'un chemin au Cap Tourmente, le long de la route 138 qui longe le fleuve Saint Laurent et près de Courville dans un fossé bordant l'autoroute 40 (autoroute Félix Leclerc).

Le lys du Canada est une plante herbacée vivace, dont le bulbe, recouvert d'écailles blanches à jaunâtres, atteint 4 cm de diamètre, et émet de fortes racines non ramifiées en forme de rhizomes.

La tige du lys du Canada est dure, vert clair, lisse, glabre, dressée, non ramifiée sauf en partie supérieure, et peut atteindre 150 à 180 centimètres de hauteur.

Les feuilles du lys du Canada, étroites et lancéolées, simples, entières, sessiles, mesurent environ 16 cm de long. En partie basse les feuilles sont organisées en verticilles ou pseudo verticille de 4 à 12 unités. Dans la parie haute de la tige on peut observer quelques feuilles alternes. Les feuilles présentent des nervures parallèles. Elles sont glabres et vert foncé en face supérieure et vert plus clair et finement pubescentes en face inférieure. Les nervures de la face inférieure portent de petites aspérités rugueuses.

Photo Lys du Canada - Lilium canadense La floraison intervient en juin / juillet. L'inflorescence, se compose de 1 à 20 fleurs hermaphrodites, solitaires, pendantes, sans odeur particulière, mesurant de 7 à 15 cm de diamètre, portées par de longs pédicelles avec 1 ou deux bractées feuillues à leur base. Le périanthe est plus ou moins campanulé. La fleur se compose de 6 tépales recourbés, oranges, rouges ou jaunes, maculés de marron vers le cœur. L'appareil reproducteur se compose de 6 étamines à anthères pourpres et d'un pistil. La floraison dure environ 3 semaines.

La fécondation est essentiellement entomogame mais au Québec le lis du Canada est également fécondé par
le colibri à gorge rubis (Archilochus colubris). Le fruit est une capsule dressées 2,5 à 5 cm de long, à 3 loges, renfermant de nombreuses graines qui arrivent à maturité en août / septembre.

En allemand le lys du Canada s'appelle Kanada-lilie, Kanadische wasser-lilie ou gelbe lilie, en anglais : Canada lily, meadow lily, yellow-bell lily, Turk's cap lily, wild meadow lily ou wild yellow lily et en espagnol : lis de Canada ou lirio del prado.

Diverses parties du lys du Canada sont ou ont été consommées d'une manière ou d'une autre par les peuples ancestraux. C'est le cas notamment des boutons floraux et des bulbes. Outre ses qualités gustatives le lys du Canada possède (dit-on) des propriétés médicinales. Le bulbe serait utilisé par exemple pour lutter contre la diarrhée, les règles irrégulières, les rhumatismes, ou contre les morsures de serpents (lesquels ?).

Le lys du Canada se raréfie car son habitat se réduit. En effet les terres sont de plus en plus drainées et l'habitat urbain s'étend de plus en plus. Ailleurs les populations de
Cerf de Virginie broutent le lys du Canada. Le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada (COSEPAC) a donc inscrit le lys du Canada sur sa liste des espèces menacées.
 
 
Kriss de Niort

 
 

Voir aussi : Thunbergia | Brunelle à grandes fleurs | Rosier de Wichura | Medinilla magnifica | Petite pervenche |Grande pervenche |Anémone hépatique |Adenia pechuelii | Nivéole de printemps | Nivéole d'été |  Sarracénie pourpre | Platystémon de Californie | Erythronium propullans| Tulipe d'Agen | Tulipe précoce | Tulipe systole | Tulipe de l'écluse | Fritillaire pintade | Tulipe polychrome | Tulipe du Montandré | Potentille blanche | Bruyère cendrée | Anémone couronnée | Gesse des près | Adonis du printemps | Campanule à feuilles rondes | Edelweiss | Epilobe obscur |Cypripède acaule | Sabot de Vénus | Grand pétasite | Stramoine épineuse | Trille blanc | Ancolie du Canada | Maïanthème à grappe | Cornouiller du Canada | Anémone du Canada | Corydale toujours verteArisème petit prêcheur | Calla des marais | Potentille dressée | Cucubale à baie | Gajée jaune | Aralie chassepareille | Clintonie boréale | Trolle d'Europe | Benoîte des ruisseaux | Trientale boréale | Herbe de Jérusalem | Dryade à 8 pétales | Cortuse de Matthioli | Lupin des jardins | Violette de Labrador | Victoria d'Amazonie | Streptope rose | Adiante du Canada |Lycopode officinal | Gentiane des Alpes |


 




Séquoia géant - Sequoiadendron giganteum


Photo Séquoia géant - Sequoiadendron giganteum Le séquoia géant (Sequoiadendron giganteum), appelé parfois wellingtonia, est un arbre appartenant à la division des Coniferophyta, à la classe des Pinopsida, à l'ordre des Pinales, à la famille des Cupressacées (Cupressaceae), à la sous famille des Sequoioideae et au genre Sequoiadendron. Auparavant le séquoia géant était classé dans la famille de s Taxodiacées (Taxodiaceae) mais celle-ci a été regroupée avec la famille des Cupressacées. A noter que le séquoia géant est le seul représentant du genre Sequoiadendron.

Plusieurs synonymes latins ont été utilisés pour désigner le séquoia géant, et notamment :
• Gigantabies wellingtoniana,
• Sequoia gigantea,
• Sequoia washingtoniana,
• Sequoia wellingtonia,
• Steinhauera gigantea,
• Taxodium giganteum,
• Taxodium washingtonium,
• Washingtonia californica,
• Wellingtonia gigantea,
• Wellingtonia giganteum.

D'un point de vue étymologique le mot "séquoia" tire son nom, du moins d'après mes livres, d'un chef indien nommé "Sequoyah" qui passe pour être le père de l'alphabet cherokee. L'épithète "giganteum" se réfère vous vous en doutez, à la taille respectable que peut atteindre cet arbre.

Le séquoia géant fut appelé initialement "Wellingtonia gigantea" mais le genre "Wellingtonia" était déjà attribué à "Wellingtonia arnottiana", devenu depuis "Meliosma arnottiana". Le nom suivant fut Sequoia gigantea, mais le nom était déjà utilisé pour désigner le séquoia toujours vert (Sequoia sempervirens). En 1854 on le baptisa "Washingtonia californica" sans plus de succès puisque le genre Washingtonia était affecté à un genre de palmiers (Washingtonia filifera et Washingtonia robusta)… et ainsi de suite. Ce n'est qu'en 1939 que le séquoia géant fut baptisé de son nom actuel (Sequoiadendron giganteum) par John Theodore Buchholz (1888-1951), un botaniste spécialiste des gymnospermes. En attendant un nouveau nom, qui sait…

Le séquoia géant est originaire d'Amérique du nord et plus particulièrement de Californie (USA). Il pousse sur les flancs occidentaux de la Sierra Nevada, entre 900 et 2700 mètres d'altitude, sur sols minéraux, dans les forêts de conifères et mixtes, ou isolément. Il apprécie particulièrement les climats humides aux étés chauds et aux hivers neigeux.

La structure des peuplements et des espèces qui croissent en même temps que le séquoia géant varie considérablement avec l'altitude, la latitude, l'exposition, l'humidité du sol, et le temps qui s'est écoulé depuis le dernier incendie. Ainsi on trouve au voisinage du séquoia géant le pin ponderosa (Pinus ponderosa), le pin à sucre (Pinus lambertiana), le sapin blanc de Californie (Abies concolor), le sapin de Douglas (Pseudotsuga menziesii), le sapin rouge (Abies magnifica), le libocèdre (Libocedrus decurrens), le pin de Jeffrey (Pinus jeffreyi), l'if de l'ouest (Taxus brevifolia)… mais aussi des espèces décidues comme le chêne des canyons (Quercus chrysolepis), l'érable de l'Orégon (Acer macrophyllum), le cornouiller de Nuttall (Cornus nuttallii) et d'autres.

C'est en 1852 que le séquoia géant fut découvert (ou redécouvert) par l'homme blanc. Cette découverte attira de nombreux forestiers qui voyaient là une "manne" providentielle. En près de 100 ans (de 1852 à 1950) c'est le tiers de la surface des forêts de séquoias qui a été mis à terre, parfois même à l'explosif. Pour endiguer ce massacre des parcs nationaux (Parc national de Yosemite, Parc national de Séquoia et Kings Canyon) ont été créés.

Auparavant le séquoia géant était présent un peu partout et notamment en Europe. Apparu il y a environ 200 millions d'années il a disparu d'Europe suite aux glaciations du quaternaire. (Pour une fois que ce n'est pas la faute de l'homme…) et il ne subsiste plus que les populations relictuelles de Californie.

Photo Séquoia géant - Sequoiadendron giganteum Les spécimens les plus remarquables ont reçu un nom. Ainsi le "General Sherman" mesure plus de 83 mètres de hauteur pour une circonférence de plus de 31 mètres. Pour sa part "General Grant" ne mesure "que" 81 mètres et quelques pour près de 33 mètres de diamètre. Parmi les séquoias géants les plus célèbres on peut citer "King Arthur", "Boole", "Lincoln", "Monroe" ou "Genesis". Avec ses 68 petits mètres de hauteur "Franklin" fait figure de nain… Enfin, presque.

Les sujets âgés de cette espèce sont le plus volumineux des organismes vivants et sont également parmi les arbres qui ont la plus longue durée de vie, puisqu'ils peuvent atteindre 2500 à 3000 ans. Le séquoia géant est un arbre qui peut atteindre 80 mètres de hauteur pour un diamètre de 11 mètres. La couronne est conique chez les sujets jeunes et s'arrondi quelque peu en vieillissant, prenant alors un port colonnaire. Lorsque le séquoia géant est en concurrence avec d'autres essences les branches basses tombent rapidement, donnant à l'arbre un aspect dénudé.

Le séquoia géant possède des racines horizontales s'étalant parfois jusqu'à 40 mètres. Par contre ces racines sont fort peu profondes (moins d'un mètre en général) ce qui est vraiment très peu comparé à la taille de l'arbre. Cette faible profondeur des racines est le talon d'Achille de ce géant, car combinée au vent et/ou à l'érosion des sols elle contribue à leur chute.

L'écorce est brune, non résineuse, spongieuse, très fibreuse, épaisse (jusqu'à 60 cm d'épaisseur), profondément fissurée. Les rameaux, aux bourgeons nus, sont de couleur verte lorsqu'ils sont jeunes, puis rouge brun.

Les feuilles, persistantes, alternes, aplaties, à section triangulaire, rayonnantes (insertion spiralée), bleu vert, à base adnée entourant la ramille, appliquées, acuminées à l'apex, mesurent de 6 à 10 millimètres, du moins pour la partie libre. Les feuilles dégagent une odeur anisée au froissement.

Le séquoia géant est un arbre monoïque. La maturité sexuelle du séquoia géant e parfois vers 12 ans mais le pollen est stérile. Les spécialistes estiment que le séquoia géant est en mesure de se reproduire vers l'âge de 150 à 200 ans. Le séquoia géant possède des chatons mâles, jaunâtres, de forme ovoïdes, globuleux, situés à l'extrémité des rameaux. Chaque chaton male se compose de 12 à20 sporophylles portant chacun 2 à 5 sporanges. Le pollen est libéré en mars / avril. Les cônes femelles, ovoïdes, plus gros, dressés, sont portés par une petite tige.

Photo Séquoia géant - Sequoiadendron giganteum La pollinisation est anémogame. Le fruit est un cône, d'abord vert puis brun, persistant (parfois plus de 15 ans), portant de 30 à 50 écailles ridées en forme de losange et disposés en spirale. Chacune des écailles protège de 5 à 7 graines ailées. Le cône arrive à maturité au bout de 24 mois environ.

La dispersion des graines est anémochore. En effet les cônes s'ouvrent sous l'effet de la chaleur estivale, libérant les graines. Cependant d'autres facteurs peuvent déclencher la libération des graines. C'est notamment le cas des incendies. Or les incendies de forêts sont de plus en plus contrôlés de nos jours ce qui nuit à la germination et donc au renouvellement des populations. De plus l'absence d'incendie (le séquoia géant est protégé par son épaisse écorce) favorise le développement d'essences concurrentes. C'est pour cette raison, entre autre, que le séquoia géant est classé "Vulnérable" par l'UICN.

Compte tenu du volume de cet arbre vous vous doutez bien qu'il abrite un nombre important d'animaux. Ainsi plus de 150 espèces d'insectes et près de 40 espèces d'arachnides utilisent le séquoia géant à un moment quelconque de leur cycle de développement. A cela il convient également de rajouter plusieurs espèces d'oiseaux et de mammifères. Parmi ces mammifères il convient de citer l'écureuil de Douglas, appelé également chickaree (Tamiasciurus douglasi) qui mange les écailles des cônes âgés de 2 à 4 ans, la souris sylvestre (Peromyscus maniculatus), l'écureuil terrestre de Californie (Spermophilus beecheyi), divers tamias.

Parmi les oiseaux nicheurs qui élisent domicile dans le séquoia géant on peut citer : le merle d'Amérique (Turdus migratorius) le junco de l'Oregon (Junco oreganus), la sittelle à poitrine rousse (Sitta canadensis), le tangara à tête rouge (Piranga ludoviciana), la mésange de Gambel (Parus gambeli)...

Parmi les insectes présents sur le séquoia géant on peut citer les fourmis charpentières (Campanotus laevigatus), diverses chenilles du genre Gelechia, ou des chenilles de Geometridae comme Pero behrensaria, Semiothisa muscariata ou Sabulodes caberata, un bupreste (Trachykele opulenta), un cérambycidé (Phymatodes nitidus) qui effectue sa ponte dans les cônes et dont les larves creusent les écailles, des orthoptères comme Myrmecophila oregonensis ou Pristocauthophilus pacificus, des hémiptères comme Lygeus hesperus ou Ischnorrhynchus resedae, des ciccadelles comme Aceratagallia longula ou Balclutha medius, la cochenille Aonidiella auranttii (plus connue sous le nom de pou de Californie), des chrysopes comme Chrysopa carnea, divers coléoptères comme Rhysodes hamatus, Olla abdominalis, Nyctoporis carinata, Enoclerus schaefferi, Cucujus clavipes, Temnochila virescens, Ceruchus puntatus et bien d'autres.

En allemand le séquoia géant s'appelle mammutbaum ou riesenmammutbaum, en anglais : giant sequoia, sierra redwood ou Wellingtonia, en danois : mammutbaum ou wellingtonie, en espagnol : sequoia gigante ou secoya gigante, en finlandais : mammuttipetäjä, en hongrois : óriás mamutfenyő, en italien : sequoia gigante, en néerlandais : mammoetboom ou reuzensequoia, en polonais : mamutowiec olbrzymi, mamutowe drzewo ou sekwoja olbrzymia, et en suédois : mammutträd.
 
 
Kriss de Niort
 
 
Voir aussi :
 Arbre à soie Chimonanthe précoce | Forsythia | Hibiscus de Chine | Buddleia à feuilles de sauge | Buddleia de Madagascar |  Mimosa | Araucaria Arbre à faisans | Asclépiade de Curaçao | Camelia hiemalis | Edgeworthie à fleurs d'or Germandrée en arbre | Hamamélis hybride | Héliotrope arborescent | Hiba | Jasmin d'hiver | Juanuolla doré | Plante crevette | Potentille ligneuse | Garrya elliptica | Ilima rouge | Abutilon incanum | Callicarpe - Arbuste aux bonbons | Corylopsis pauciflora | Corylopsis platypetala | Airelle fausse myrtille | Bouleau jaune | Pin blanc | Caryer cordiforme | Epinette d'Engelmann | Thuya géant de Californie | Baobab africain | Tilleul commun | Tilleul à petites feuilles | Tilleul à grandes feuilles | Pommetier | Sorbier des oiseleurs | Marronnier commun | Cédratier | Genêt poilu | Papayer | Arbre corail | Bouleau Verruqueux | Cèdre à encens |

 

 


Saturnie cécropia - Hyalophora cecropia


Photo Saturnie cécropia - Hyalophora cecropia La saturnie cécropia (Hyalophora cecropia syn. Phalaena cecropia), appelée parfois tout simplement cécropia, est un papillon nocturne appartenant au sous ordre des Ditrysia, à la super famille des bombycidés (Bombycoidea), à la famille des saturnidés (Saturniidae), à la sous famille des saturninés (Saturniinae), à la tribu des Attacini et au genre Hyalophora.

La saturnie cécropia est originaire d'Amérique du Nord. Son aire de répartition s'étend du sud du Canada (absent de la Colombie-Britannique et de Terre-Neuve) jusqu'au nord du Mexique.

La saturnie cécropia fréquente divers milieux comme les forêts décidues, les forêts mixtes, les haies, les bosquets, les vergers, les champs et les prairies. Ce papillon est également présent dans les parcs urbains arborés et les jardins périurbains.

La saturnie cécropia est le plus gros papillon du Québec et probablement le plus gros papillon nocturne d'Amérique du nord. L'envergure alaire peut atteindre 15 centimètres. Le mâle et la femelle sont semblables, cependant la femelle est légèrement plus grande que le mâle et ses antennes, plumeuses, sont moins développées que celles du mâle. Les antennes du mâle, hypersensibles, lui permettent de détecter les phéromones des femelles à plusieurs kilomètres de distance. A noter que la trompe des imagos, très réduite, n'est pas fonctionnelle. Par conséquent les adultes ne se nourrissent pas et vivent des réserves accumulées pendant la phase larvaire (chenille).

Photo Saturnie cécropia - Hyalophora cecropia La saturnie cécropia possède un abdomen rougeâtre, rayé de blanc, avec des lignes noires moins larges, et un "col" blanc. La face supérieure des ailes de la saturnie cécropia est brun-rouge et ornée d'un croissant brunâtre, avec à l'intérieur une tache blanche plus ou moins importante. Les ailes antérieures présentent un ocelle vers l'extrémité du bord supérieur. La marge, gris clair, est ornée de motifs noirâtres de forme variable.

Les imagos émergent de mai à juillet (en fonction de la latitude et du climat). Leur courte vie (une quinzaine de jours) est uniquement consacrée à la reproduction. Dès que ses ailes sont fonctionnelles le mâle part à la recherche d'une femelle émettant des phéromones. En général les femelles restent à proximité du cocon d'où elles ont émergé.

L'accouplement est nocturne mais peut se terminer au petit matin, voire plus tard. Le mâle a rarement l'occasion de féconder une autre femelle (mais ça arrive) car il meurt peu de temps après l'accouplement. Pour sa part la femelle, une fois fécondée, se met en quête d'un site favorable à la ponte. Les œufs sont pondus par petits paquets sur l'une des faces des feuilles de la plante hôte. La ponte de 200 à 300 œufs est répartie sur plusieurs arbres.

Les plantes nourricières de la saturnie cécropia sont très variées. Il s'agit généralement de divers érables comme l'érable du Manitoba (Acer negundo) ou l'érable à sucre (Acer saccharinum), de bouleaux (Betula sp.), d'aulnes (Alnus sp.), de saules (Salix sp.), d'ormes (Ulmus sp.), de frênes (Fraxinus sp.), de cornouiller (Cornus sp.), de pruniers et de cerisiers (Prunus pennsylvanica, Prunus serotina, Prunus sp.), de pommiers (Malus sp.), de peupliers (Populus sp.), de lilas (Syringa sp.), de groseillers (Ribes sp.), de sureaux (Sambucus sp.), de noyers (Juglans sp.), et bien d'autres.

Les œufs éclosent au bout de 10 à 20 jours en fonction des conditions climatiques. Les jeunes chenilles (environ 5 mm) sont noirâtres et restent groupées. Les chenilles adultes se dispersent. Le développement de la chenille passe par 5 stades (mues).

Photo Saturnie cécropia - Hyalophora cecropia Les chenilles atteignent leur développement maximal au bout de deux mois environ. A ce stade la chenille est verdâtre avec deux rangées de verrues jaunes sur le dos et rouges sur les premiers segments. Deux rangées de verrues bleues sont situées de part et d'autre des stomates.

Lorsque la chenille atteint son stade maximal (8 à 10 centimètres), elle cesse de s'alimenter et tisse un cocon de soie fine, d'environ 8 centimètres de long, qui est fermement arrimé à l'extrémité d'une branche. La nymphose a lieu dans le cocon. C'est sous forme de nymphe que la saturnie cécropia passe l'hiver. Dans son abri elle résiste à des froids inférieurs à -30°C.

Lorsque les beaux jours arrivent la métamorphose reprend son cours et l'imago émerge. La saturnie cécropia est un papillon univoltin (une seule génération par an). Par contre dans certains endroits de son aire de répartition il y a deux pics d'émergence (stratégie de survie ?).

La saturnie cécropia compte de nombreux prédateurs. Sous forme adulte il n'y a guère que les chauves-souris et les écureuils qui les capturent. Par contre la chenille, de belle taille est convoitée par plusieurs animaux (oiseaux, tamias, écureuils...). Les chenilles sont également souvent parasitées par des hyménoptères ou des diptères dont les larves se développent à l'intérieur de son corps.
 
 
Kriss de Niort
 
 
Voir aussi :
  Euphydryas anicia | Flambé | Gamma | Gazé | Halias du hêtre | Hespérie de la mauve | Hibernie défoliante | Limentis arthemis astyanax | Monarque | Moro sphinx | Paon du jour | Petite tortue | Piéride de l'aubépine | Piéride du cresson | Robert le diable | Sphinx colibri | Sphinx fuciforme | Sphinx gazé | Sylvain azuré | Thécla de la ronce | Tircis | Vanesse de l'ortie | Vulcain | Mélitée des centaurées | Grande tortue | Ecaille du séneçon | Panthère | Attacus atlas | Sphinx tête de mort | Petit paon de nuit | Ecaille pourprée | Hermine | Sphinx du tilleul | Grand paon de nuit | Brun des pélargoniums | Ecaille rouge | Sphinx du troène | Papillon lune | Amiral blanc | Cténuche de Virginie | Papillon zébré | Machaon | Papillon dido | Morio | Clipper |
 


Arisème de l'Himalaya - Arisaema consanguineum


Photo Arisème de l'Himalaya - Arisaema consanguineum L'arisème de l'Himalaya (Arisaema consanguineum) est une plante angiosperme monocotylédone appartenant à la sous classe des Arecidae ou Aridae suivant les classifications, au super ordre des Aranae, à l'ordre des Arales, à la famille des aracées (Araceae), à la sous famille des Aroideae, à la tribu des Arisaemateae, et au genre Arisaema. Dans la classification phylogénétique l'Arisème de l'Himalaya appartient à l'ordre des Alismatales.

Certains auteurs distinguent les sous espèces, variétés et formes suivantes :
• Arisaema consanguineum forma alpestre,
• Arisaema consanguineum forma latisectum,
• Arisaema consanguineum subsp. consanguineum,
• Arisaema consanguineum subsp. kelung-insulare,
• Arisaema consanguineum var. davidianum,
• Arisaema consanguineum var. divaricatum,
• Arisaema consanguineum var. giganteum,
• Arisaema consanguineum var. kelung-insulare (insularis).


De nombreus synonymes latins ont été utilisés pour désigner l'arisème de l'Himalaya ou ses diverses formes, variétés et sous espèces. En voici une liste, certainement non exhaustive :
• Arisaema biradiatifoliatum,
• Arisaema davidianum,
• Arisaema divaricatum,
• Arisaema erubescens var. consanguineum,
• Arisaema erubescens var. vituperatum,
• Arisaema giraldii,
• Arisaema hypoglaucum,
• Arisaema kelung-insulare (insularis),
• Arisaema kerrii,
• Arisaema tatarinowii,
• Arisaema undulatum,
• Arisaema vituperatum.


L'arisème de l'Himalaya est une plante herbacée, vivace, à tubercule déprimé, globuleux, mesurant de 2 à 7 cm de diamètre, à port dressé, s'élevant jusqu'à 1,20 mètre de hauteur.

L'arisème de l'Himalaya est originaire de Chine continentale et plus exactement des montagnes de l'Himalaya, mais également de Taiwan, du nord est de l'Inde, du Népal, du nord de la Thaïlande, de Myanmar et du Bhoutan. L'arisème de l'Himalaya croît à des hauteurs comprises entre 1800 et 3300 mètres.

Cette aracée apprécie particulièrement les habitats humides et ombragés des forêts de conifères et des forêts mixtes, les abords des cascades, les talus herbeux ainsi que les pentes verdoyantes.

Photo Arisème de l'Himalaya - Arisaema consanguineum La tige est munie de feuilles réduites, se résumant à une base engainante surmontée d'un court limbe vert foncé, avec des stries blanchâtres ou des taches (autrement dit des cataphylles).

Les feuilles réelles, ou plutôt "la" feuille, car l'arisème de l'Himalaya ne possède généralement qu'une feuille, rarement deux, possède un pétiole pouvant mesurer jusqu'à 60 centimètres de long. Le limbe, digité, rayonnant, possède un nombre variable de lobes. Chez les sujets jeunes les feuilles présentent de 5 à 9 lobes tandis que chez les sujets matures le nombre de lobes peut aller jusqu'à une vingtaine (23).

La floraison intervient en juin / juillet. Les inflorescences peuvent être, entièrement mâles ou entièrement femelles. Chez les sujets jeunes le sexe peut changer d'une année à l'autre, notamment après une fructification. Chez les sujets matures, le sexe ne change généralement plus.

L'inflorescence est cachée par une spathe (bractée) tubulaire, pourpre-vert, avec des rayures verticales blanches, plus ou moins larges. Cette spathe, acuminée, est rabattue sur le spadice un peu comme un "capot" et se prolonge par un long fil pendant. (Non visible sur la photo)

Les fleurs sont situées tout autour de la base du spadice. Les fruits sont des baies vert brillant puis rouge vif à maturité, en août / septembre.

L'arisème de l'Himalaya possèderait de nombreuses propriétés médicinales et est largement utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise, sous le nom de "Nan Tian Xing". On prête à cette plante des vertus anticoagulantes, antibactériennes, antifongiques, antispasmodiques, sédatives, anti-inflammatoires, expectorantes et bien d'autres.

Par endroits les feuilles sont utilisées cuites comme légume. L'arisème de l'Himalaya contient des cristaux d'oxalate de calcium qui sont neutralisés, dit-on, par séchage de la plante ou par cuisson.

En anglais l'arisème de l'Himalaya s'appelle : Himalayan cobra lily, Chinese Jack-in-the-pulpit ou Chinese dragon Lily.
 
 
Kriss de Niort
 
 
Voir aussi : Arisème petit prêcheur

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Cypripède du Kentucky - Cypripedium kentuckiense


Photo Cypripède du Kentucky - Cypripedium kentuckiense Le cypripède du Kentucky (Cypripedium kentuckiense Syn. Cypripedium daultonii) est une plante angiosperme monocotylédone appartenant à la sous classe des Liliidae, à l'ordre des Orchidales, à la famille des orchidées (Orchidaceae), à la tribu des Cypripedioideae, à la sous tribu des Cypripediinae et au genre Cypripedium. Dans la classification phylogénétique le cypripède acaule dépend de l'ordre des Asparagales et de la sous famille des Cypripedioideae. Certains auteurs considèrent que cette sous famille devrait être remontée en famille sous le nom de Cypripediaceae.

Certains auteurs distinguent les formes suivantes :
Cypripedium kentuckiense forma pricei,
• Cypripedium kentuckiense forma summersii.


Le cypripède du Kentucky est originaire du sud des Etats Unis d'Amérique et plus particulièrement d'Alabama, d'Arkansas, de Géorgie, du Kentucky, de Louisiane, du Mississipi, du Missouri, de l'Ohio, d'Oklahoma, du Tennessee, du Texas et de Virginie.

Le cypripède du Kentucky pousse dans des populations isolées au sein des forêts humides de feuillus, près des sources et cours d'eau, dans les prairies inondables et les ravins profonds. Cette orchidée préfère les sols acides bien drainés, sableux ou gréseux, du niveau de la mer jusqu'à 400 mètres d'altitude.

Pendant un certain temps le cypripède du Kentucky a été considéré comme étant une forme particulière de Cypripedium parviflorum var. pubescens avant d'être considéré comme une espèce à part entière du moins par un certain nombre de spécialistes.

D'autres auteurs regroupent sous le nom générique de "Cypripedium parviflorum" : Cypripedium calceolus parviflorum, Cypripedium calceolus pubescens, Cypripedium calceolus makassin auxquels ils rajoutent Cypripedium candidum, Cypripedium montanum et Cypripedium kentuckiense. A vous de choisir votre camp en attendant que les spécialistes se mettent d'accord.

Cependant l'analyse moléculaire indique que le cypripède du Kentucky est plus proche de Cypripedium parviflorum var. parviflorum que de Cypripedium parviflorum var. pubescens.

Le cypripède du Kentucky est un géophyte à rhizome court, muni de racines adventives, qui produit de petites colonies. Les feuilles, ascendantes, embrassantes, à nervation parallèle saillante, plissées, caduques, alternes, espacés assez uniformément le long de la tige, ovales à lancéolées, sont au nombre de 3 à 6.

La tige, non ramifiée, gainée à la base, s'élève à une hauteur variant de 30 à 80 centimètres. La floraison intervient du mois d'avril jusqu'au mois de juin. En général chaque tige ne porte qu'une seule fleur terminale.

La fleur, hermaphrodite, pédonculée, est sous tendue par une bractée foliacée verte. La fleur du cypripède du Kentucky se compose de 3 sépales ovales à ovales elliptiques. Le sépale dorsal mesure de 6 à 10 cm de long sur 2,5 à 3 cm de large tandis que les sépales latéraux mesurent de 5,5 à 10 cm sur 1,5 à 4 cm et de 3 pétales. Le sépale dorsal est situé au dessus du labelle tandis que les sépales latéraux sont connés (soudés) et dirigés vers le bas. Les sépales, verdâtres à jaunâtres, sont fortement marqués de brun rougeâtre ou de pourpre.

Les pétales latéraux, rubanés, étroits, plus ou moins vrillés, sont de la même couleur que les sépales et mesurent jusqu'à 15 cm de long sur 1,5 cm. Le troisième pétale, nommé labelle est de couleur jaune et mesure de 4 à 7 centimètres. Il est de forme ovoïde, renflé, en forme de sac, ou de sabot suivant l'inspiration, sans éperon, et muni d'une ouverture plus ou moins circulaire à sa base. L'intérieur est tapissé de poils visqueux.

La pollinisation du cypripède du Kentucky est entomogame (essentiellement des hyménoptères) qui pénètrent dans la fleur par l'orifice et en ressortent chargés de pollen qu'ils vont déposer sur les stigmates de la prochaine fleur. Ceci suppose que ces insectes doivent se rendre successivement sur plusieurs fleurs de cypripède du Kentucky, qui est une plante relativement rare. Ceci est donc très aléatoire. En réalité la reproduction du sabot de Vénus est essentiellement végétative, ce qui explique sa présence en touffes denses ou colonies.

Le fruit du cypripède du Kentucky est une capsule dont les graines sont disséminées par le vent (anémochorie).

En anglais le cypripède du Kentucky est appelé Kentucky lady's slipper ou southern Lady's Slipper.


Kriss de Niort


Voir aussi :
Cypripède acaule | Ophrys bécasse | Ophrys mouche | Paphiopédilum des Philippines | Sabot de Vénus (ou de la vierge) | Sérapias à labelle long | Sérapias en langue | Spiranthe d'été |


Kiwi austral - Apteryx australis


Le kiwi austral (Apteryx australis) est un oiseau appartenant à l'ordre des Struthioniformes (il appartenait auparavant à l'ordre des Apterygiformes), à la famille des aptérygidés (Apterygidae) et au genre Aptéryx.

Préambule :
Il existe plusieurs espèces de kiwis et notamment :
Apteryx australis : le kiwi austral,
Apteryx haastii : le kiwi roa,
Apteryx mantelli : le kiwi brun de l'île du nord,
Apteryx owenii : le kiwi d'Owen,
Apteryx rowi : le kiwi d'Okarito.

Il ne sera question ici que du kiwi austral (Apteryx australis).

Le kiwi austral est ce qu'on appelle un ratite (struthioniforme). Les ratites (autruches, casoars, émeus, kiwis, nandous) ne possèdent pas de bréchet. Le kiwi austral est originaire de la Nouvelle-Zélande. C'est une grande espèce de kiwi. On considère qu'il existe deux sous espèces de kiwi austral :
• Apteryx australis australis,
• Apteryx australis lawryi.

Photo Kiwi austral - Apteryx australis Le kiwi austral est un oiseau territorial, nocturne, qui vit dans les forêts épaisses et les broussailles, du niveau de la mer jusqu'à 1200 mètres d'altitude. Pendant la journée il se cache dans des terriers, sous des racines ou tout autre lieu discret. Le kiwi austral sort la nuit pour fuir ses prédateurs.

Le kiwi austral mesure de 50 à 58 centimètres. Le mâle pèse de 2 à 3 kilogrammes tandis que la femelle pèse de 2 à 3,5 kilogrammes. Le bec du mâle mesure en moyenne 13 centimètres tandis que le bec de la femelle mesure en moyenne 16,5 centimètres.

Les ailes kiwi austral sont vestigiales. Il ne reste plus que des moignons à peine visibles sous les longues plumes brunâtres filiformes. De plus le kiwi australien ne possède pas de queue. Le bec du kiwi austral est particulier. En effet contrairement aux autres oiseaux ses narines sont situées à l'extrémité du bec et non à sa base. Une membrane obture les narines lorsque l'oiseau fouille le sol à la recherche de sa nourriture.

Les yeux du kiwi austral, petits, sont situés à la base du bec. Le kiwi austral possède une mauvaise vue, compensée par un odorat bien développé. De plus le kiwi austral possède de longues vibrisses tactiles situées à la base de bec. Le kiwi austral bénéficierait d'une bonne ouïe. Le kiwi austral possède des pattes courtes, robustes, dont les 3 orteils avant sont munis de puissantes griffes.

La silhouette générale de cet oiseau pourrait se résumer ainsi : "le kiwi austral est une poule à pattes courtes, à petite tête, à long bec, sans aile ni queue".

Le kiwi austral se nourrit au sol, la nuit. A l'aide de son long bec il fouille la terre et les matières en décomposition jonchant le sol pour rechercher des insectes (coléoptères, orthoptères...) et leurs larves, des vers, des araignées, des myriapodes... A l'occasion il consomme des baies et des graines.

Le kiwi austral est généralement un oiseau monogame et fidèle. La période de reproduction a lieu en automne (de mars à juin). Le nid, rudimentaire, est construit par le mâle à même le sol. La femelle pond un œuf unique. Et quel œuf ! Le poids de l'œuf représente environ15 à 20% du poids de la femelle. Il n'y a pas d'autre oiseau au monde ayant un œuf proportionnellement aussi gros.

Un fois l'œuf pondu la femelle incite le mâle à couver l'œuf. L'incubation dure environ 11 à12 semaines. C'est encore le mâle qui nourrit, du moins partiellement les oisillons. Le kiwi austral vit jusqu'à 30 ans environ (maximum 35).

Le kiwi austral est classé comme "vulnérable" par l'UICN. En effet cet oiseau est sans défense car avant l'arrivée de l'homme il n'avait pas de prédateurs terrestres. Avec l'homme sont arrivés les chats, les chiens, les hermines, les furets et autres, contre lesquels il ne peut pas se défendre. De plus l'homme a considérablement réduit l'habitat naturel de kiwi austral par la déforestation et la mise en place d'une agriculture extensive.

Le kiwi est l’emblème national de la Nouvelle-Zélande et est aujourd'hui une espèce protégée.

En allemand le kiwi austral s'appelle streifenkiwi, en anglais : tokoeka, en danois : brun kiwi, en espagnol : kiwi común ou kiwi marrón, en finlandais : ruskokiivi, en italien : kiwi australe ou kiwi bruno, en néerlandais : zuidereilandkiwi, en polonais : kiwi brunatny, en suédois : brun kivi et en tchèque : kivi jižní ou kivi hnědý.
 
 
Kriss de Niort

 
 
Voir aussi :
 | Le vautour de l'Himalaya | Le condor des Andes | Urubu à tête rouge | Vautour africain | Vautour de Rueppell | Cygne à cou noir | Tyran quiquivi | Vautour urubu | Vautour moine | Bec en sabot| Vautour charognard | Ani à bec lisse | Grue couronnée noire | Oie à tête barrée | Oriole à gros bec | Barge rousse | Bernache du Canada Merlebleu azuré | Bernache cravant | Dodo | Solitaire de Rodrigues Nicobar à camail | Guillemot de Troïl |  Faucon bérigora Faisan doré | Cygne noir | Bucorve du sud | Bécasseau sanderling | Paradisier huppé | Buse variable | Manchot de Humboldt | Chouette à lunettes | Pintade commune | Ibis rouge | Kamichi à collier | Ouette de Magellan | Eider à lunettes | Canard à collier noir | Canard Pilet | Tourterelle triste | Quiscale bronzé | Autour des palombes | Pic mineur | Crècerelle d'Amérique | Epervier de Cooper | Merle d'Amérique | Epervier brun | Carouge à épaulettes | Plongeon huard | Pingouin torda | Paon bleu | Pluvier kildir | Colobri à gorge rubis | Fou de Bassan | Junco Ardoisé | Gros bec errant | Ibis sacré |

 

 

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