Rosier de Wichura - Rosa luciae - Rosa wichuraiana
Le rosier de Wichura est une plante angiosperme dicotylédone
appartenant à la sous classe des Rosidae, à l'ordre des rosales, à la famille des rosacées, au genre rose (Rosa), au sous genre Eurosa et à la section Synstylae.
La recherche du nom scientifique de cette plante m'a posé pas mal de problèmes. Certains auteurs affirment que Rosa luciae et Rosa wichuraiana sont synonymes, d'autres affirment que ce sont deux
souches différentes de rosiers qui ont longtemps été confondues, étant très proches et ayant été introduites en en Europe en même temps (1871). Une autre source indique que le nom Rosa
wichuraiana a été invalidé en 2000 et qu'on doit désormais utiliser Rosa luciae. Pour sa part Tela Botanica renvoie à Rosa luciae lorsqu'on fait une recherche sur Rosa wichuraiana.
Il existe plusieurs variétés parmi lesquelles : Rosa luciae var. luciae qui produit des fleurs blanches, et Rosa luciae var. rosea,qui produit des fleurs roses.
Le rosier de Wichura doit son nom au docteur Wichura, diplomate prussien, qui a introduit cette plante en Europe. Le rosier de Wichura est un rosier sarmenteux originaire d'Asie orientale (Chine,
Corée, Japon, Philippines, Taiwan). Il croît généralement jusqu'à 500 mètres d'altitude, sur sols calcaires, le plus souvent sur les falaises maritimes et les franges côtières.
C'est un arbrisseau qui forme des fourrés pouvant atteindre 5 mètres en tout sens. Les tiges sont rampantes (ou grimpantes si elles bénéficient d'un support) et radicantes (elles produisent des
racines secondaires au niveau des nœuds).
Le rosier de Wichura possède des feuilles glabres, caduques, pétiolées, mesurant de 5 à 10 centimètres, composées le plus souvent de 5 à 7 folioles.
La floraison intervient de la fin du printemps jusqu'au milieu de l'été. Les fleurs, hermaphrodites, simples, solitaires ou en corymbe, présentent une corolle de 1,5 à 3 centimètre de diamètre
composée de cinq pétales blancs ou roses. Le pistil, à styles soudés, forme une petite colonne au centre de la fleur. La fleur est homogame (les organes mâles et femelles arrivent à maturité en
même temps). La pollinisation est effectuée par les insectes (entomogame), notamment les abeilles, mais peut être également autogame (auto fertilisation). Le fruit, nommé cynorrhodon, de 6 à 18
millimètres de long, rouge, comestible à maturité, contient de nombreuses graines (akènes). La dissémination des graines est endozoochore, c'est à dire qu'elles sont disséminées par les animaux
après ingestion et transit intestinal.
Les fruits peuvent être consommés crus ou cuits. Pour ma part je les préfère crus, et je les mange après les premières gelées. Il y a peu de chair et beaucoup de graines. Outre les graines le
fruit renferme de nombreux poils qui peuvent provoquer des irritations des muqueuses (bouche, appareil digestif) et des tissus externes (poil à gratter). Il convient donc de faire attention en
consommant ce fruit. Cuit, le cynorrhodon est souvent utilisé pour confectionner des confitures ou du sirop.
Le cynorrhodon est un fruit très riche en vitamines A, C, E et en flavonoïdes. Il contient aussi des acides gras essentiels et des sucres (saccharose et lévulose). Le cynorrhodon renferme
également de fer, du magnésium, du potassium, du phosphore et du calcium ainsi que de l'acide citrique et de l'acide malique. Les composées du cynorrhodon sont actuellement à l'étude pour la
lutte contre le cancer.
Nos rosiers grimpants anciens et modernes à feuilles luisantes sont presque tous issus d'une hybridation, proche ou lointaine, avec le rosier de Wichura.
Au jardin le rosier de Wichura doit être installé au soleil ou à mi ombre dans un sol bien drainé. Il peut être utilisé en rampant pour habiller un talus ou en grimpant. Attention sa croissance
est assez rapide, ne vous laissez pas déborder. C'est un rosier semi rustique qui résiste jusqu'à -15°C. En dessous il faudra pailler. La taille s'effectue généralement après la floraison.
Le rosier de Wichura peut être reproduit par graines mais c'est long et difficile. Le plus simple est d'effectuer des boutures ou encore mieux de prélever les morceaux de tiges déjà enracinés
(marcottage naturel).
Pour des conseils de culture plus précis reportez vous aux fiches de culture qui vous sont fournies lors de vos achats.
Kriss de Niort, le 18/02/2008
Photo : aimable contribution de Jojo
Orthétrum réticulé - Orthetrum cancellatum
L'orthétrum réticulé
(Orthetrum cancellatum Syn. Orthetrum frumenti, Orthetrum guptai, Orthetrum lineolatum, Orthetrum helveticum) est un insecte appartenant à l'ordre des odonates, au sous ordre des anisoptères
(Anisoptera), autrement dit les vraies libellules, à la famille des libellulidés (Libellulidae) et au genre Orthetrum.
Il existe trois sous espèces d'orthétrum réticulé :
• Orthetrum cancellatum cancellatum,
• Orthetrum cancellatum kraepelini,
• Orthetrum cancellatum orientale.
L'orthétrum réticulé est une libellule commune en France qui peut être observée au bord des plans d'eau douce ou saumâtre (lacs, étangs, cours d'eau...). L'orthétrum réticulé fréquente aussi bien
les berges que les zones de végétation avoisinantes. On peut souvent l'observer, posée au sol, sur un rocher voire sur une branche, en train de profiter des rayons du soleil. Lorsqu'elle ne se
repose pas cette libellule vole généralement à la surface de l'eau. Dérangée, l'orthétrum réticulé va se percher vers la cime des arbres voisins. L'orthétrum réticulé est surtout visible du
milieu de l'été jusqu'à la fin de l'été.
En période de reproduction le mâle surveille son territoire et chasse vigoureusement les rivaux potentiels. Par contre si une femelle pénètre sur le territoire le mâle la poursuit et tente de
s'accoupler avec elle.
L'orthétrum réticulé mesure de 45 à 50 millimètres de long. Ses ailes, rigides, transparentes, étendues à plat, non pétiolées, avec des ptérostigmas noirs et étroits, ne sont jamais repliées en
arrière au repos. Les ailes antérieures, plus étroites, ne recouvrent jamais les ailes postérieures. Le mâle présente un abdomen gris bleu avec une extrémité sombre. La femelle possède un abdomen
jaune qui s'assombrit avec l'âge, bordé par deux lignes longitudinales noires.
Lors de la reproduction le mâle dépose ses spermatophores sur son appareil copulateur situé sur la face ventrale des segments 2 et 3. Lors de la copulation, en position classique de "cœur" la
femelle vient recueillir ce spermatophore. Les œufs éclosent environ six semaines après la ponte. Les larves de l'orthétrum réticulé, trapues, dotées d'une chambre respiratoire dorsale (sans
branchies), passent au moins trois années dans l'eau. Lorsque les larves émergent pour leur mue imaginale elles grimpent sur les herbes bordant le plan d'eau, parfois même sur le tronc des arbres
voisins. Après l'émergence les larves fraichement issues de l'exuvie présentent une coloration vert pâle puis jaune. La couleur définitive sera acquise progressivement au cours des semaines
suivantes.
Kriss de Niort, le 18/02/2008
Voir aussi : le rhinocéros | la lepture cordigère | les rhagies | le Minotaure Typhée | les blattes | Les mantes
religieuses | le frelon | La cigale | Le pentatome
rayé |Le graphosome ponctué | Le silphe à 4 points | la callidie sanguine | le clairon des abeilles | L'agapanthie des chardons | la cicindèle champêtre | Phytoecia coerulea | le cercope rouge sang |
Cercopis intermedia | cétoine hérissée | clyte
arqué | syrphe pyrastre | Mylabre à 4 points | Le purpuricène du chêne vert | Mante décolorée |
Punaise à damier | Mantispe commune | Oedipode souffrée | Clairon des fourmis | Coccinelle asiatique | Limentis arthemis astyanax | Hibernie défoliante | Cidarie ochracée | Leste vert |
Tatou à neuf bandes - Dasypus novemcinctus
Le tatou à neuf bandes (Dasypus novemcinctus) est un mammifère
appartenant au super ordre des xénarthres (Xenarthra) à l'ordre des Cingulata, à la famille des dasypodidés (Dasypodidae), à la sous famille des Dasypodinae et au genre Dasypus. Auparavant le
tatou à neuf bandes appartenait à l'ordre des xénarthres (Xenarthra) qui a été érigé en super ordre.
Il existe 5 sous espèces de tatous à neuf bandes :
Dasypus novemcinctus aequatorialis
Dasypus novemcinctus fenestratus
Dasypus novemcinctus hoplites
Dasypus novemcinctus novemcinctus
Dasypus novemcinctus mexianae
Le tatou à neuf bandes est un tatou présent en Amérique du Sud, Amérique centrale et au sud-est des USA où son aire de répartition est en voie d'expansion. Il s'agit du tatou le plus commun. Son
expansion aux USA est récente. On considère qu'il a franchi le Rio Grande au milieu des années 1990 (un peu plus tôt pour d'autres auteurs) et s'est étendu progressivement dans les Etats voisins,
et la progression continue. La raison de cette expansion est simple : le tatou n'a pas de prédateurs aux USA, il a un bon taux de reproduction (nous y reviendrons) et les américains ne le
chassent pas pour le consommer comme c'est le cas en Amérique du sud et en Amérique centrale où sa chair est appréciée et où sa carapace est utilisée à diverses fins. On pense que son expansion
sera limitée au nord par sa capacité à supporter le froid.
Le tatou à neuf bandes est un animal insectivore, essentiellement nocturne, solitaire, qui vit dans de nombreux types d'habitats (prairies, forêts sèches, forêts tropicales, milieux ouverts,
milieux buissonnants...).
Le tatou à neuf bandes mesure de 60 à 80 centimètres de longueur pour un poids de 4 à 8 kilogrammes. Il possède des pattes courtes, qui ne l'empêchent pas de se déplacer rapidement si nécessaire,
terminées par 4 doigts pour les pattes antérieures et 5 doigts pour les pattes postérieures, chaque doigt étant doté de griffes puissantes. La tête, allongée est surmontée de grandes oreilles
pointues. Le corps est recouvert d'une carapace ou disons d'une cuirasse dont seulement la partie centrale, formée de neuf bandes, est articulée. Le reste de la cuirasse est fixe. La queue est
également protégée par des anneaux articulés.
Le tatou à neuf bandes vit dans un terrier qu'il creuse lui même et qui lui sert d'abri dans la journée. Le terrier peut être très profond (parfois à plus de 3 mètres) et mesurer parfois jusqu'à
7 mètres de long. Comme chez d'autres animaux ce terrier possède plusieurs entrées (ou sorties). La galerie principale est recouverte d'un tapis de feuilles diverses.
Le tatou à neuf bandes possède un excellent flair qui lui permet de détecter les insectes sous terre à plus de 15 centimètres de profondeur. A l'aide de ses pattes avant et de son museau pointu
il creuse le sol tandis que ses pattes arrière sont utilisées pour repousser la terre un peu plus loin. Lorsqu'il s'attaque à une fourmilière ou à une termitière le tatou à neuf bandes utilise sa
langue filiforme et gluante pour capturer adultes et larves. Le tatou à neuf bandes serait capable d'ingurgiter 40.000 fourmis en un seul repas. Outre les fourmis et les termites, il mange
également divers insectes, des lézards, des vers de terre...
Après fécondation l'ovule fertilisé peut rester plusieurs mois dans l'utérus (voire même plus de 2 ans !) en attendant des conditions optimales de reproduction, liées au climat et à l'abondance
de nourriture, pour commencer son développement. D'autre part cet unique ovule se divise afin de donner naissance à quatre embryons identiques génétiquement (polyembryonie). Du coup les mères
donnent naissance à des quadruplées strictement identiques. La gestation proprement dite dure environ 4 mois (120 à 130 jours).
A la naissance la carapace est rosâtre et souple, mais les
jeunes tatous sont aptes à marcher quelques heures après leur naissance. La carapace va durcir et acquérir sa couleur définitive très progressivement. Les jeunes tatous à neuf bandes restent sous
terre environ 3 mois pendant lesquels ils sont allaités. A l'issue de ces trois mois les griffes sont déjà bien formées. Même si la maturité est atteinte vers l'âge de 6 mois, la croissance du
tatou à neuf bandes n'est pas pour autant achevée. En effet, la croissance ne sera terminée que vers l'âge de 3 à 4 ans. La longévité du tatou à 9 bandes est d'environ 7 à 10 ans.
D'un point de vue social le tabou à neuf bandes est un animal solitaire sauf en période de reproduction. De nature pacifique, ce n'est pas un animal agressif même s'il défend sa famille, son
terrier et sa nourriture. La plupart du temps il évite ses congénères.
Le tatou à neuf bandes est un bon marcheur qui peut parcourir des distances importantes en trottinant. C'est également un bon nageur, capable de se gonfler d'air pour flotter sur l'eau malgré son
poids, ou capable de marcher au fond de l'eau en apnée pendant plus de 5 minutes. Effrayé le tatou à 9 bandes est capable d'effectuer des bonds sur place de plus d'un mètre de haut.
D'autre part le tatou à 9 bandes est un des rares animaux chez lesquels le bacille de la lèpre (Mycobacterium leprae) se développe naturellement. Le tatou à neuf bandes est donc devenu un modèle
pour l'étude de la lèpre.
Kriss de Niort, le 19/02/2008
Crédit photo
Photo n°1 (recadrée)
Auteur : Hollingsworth, John and Karen
Source : U.S. Fish and Wildlife Service
Statut : Domaine public
Photo n°2
Auteur : Ken Thornsley
Source : NASA
Statut : Domaine public
Voir aussi : le capybara | le bongo | le varan de
Komodo | le bœuf Watussi | le mara | l'oryx
d'Arabie | le ragondin | Pie rouge des plaines | Le mouton d'Ouessant | le mouton Jacob | Cheval Camargue | le
gibbon | le coyote | Lion d'Asie | Grand Rhinolophe | Elan | Céphalophe de Grimm | Buffle d'Afrique | Ornithorynque | Tigre de Tasmanie | L'
hermine | Putois à pieds noirs | Ecureuil roux d'Amérique | Tamia rayé | Cerf
Sitka | Cerf mulet |
Brunelle à grandes fleurs - Prunella grandiflora
La brunelle à grandes fleurs (Prunella grandiflora Syn. Prunella speciosa, Prunella alpina) appelée parfois prunelle à grandes fleurs est une plante
angiosperme dicotylédone appartenant à l'ordre des lamiales à la famille des lamiacées (Lamiaceae) et au genre Prunella.
La brunelle à grandes fleurs est une plante herbacée vivace, hémicryptophyte, qui croît dans les prairies, les coteaux ou les bois clairs (résineux, feuillus ou mixtes), jusqu'à 2400 mètres
d'altitude, le plus souvent en terrain calcaire. C'est une plante plutôt méridionale même si on la trouve sur une grande partie du territoire français.
La brunelle à grandes fleurs est une plante à rhizome traçant qui possède une tige pileuse à section quadrangulaire, pouvant mesurer jusqu'à 30 centimètres de hauteur. Les feuilles, pétiolées,
ovales, de 5 à 10 centimètres, opposées, sont vert foncées, entières ou légèrement dentées. Les feuilles supérieures sont plus petites et moins pétiolées que les feuilles inférieures.
La floraison intervient du mois de juin jusqu'au mois de septembre/octobre. Un même plant peut porter des fleurs hermaphrodites et des fleurs femelles (dans ce cas, on dit que la plante est
gynodioïque). Les fleurs, zygomorphes, terminales, accompagnées de bractées, sont regroupées en un épi (glomérule) composé de plusieurs verticilles de 6 fleurs. Cet épi floral est nettement
séparé de la dernière paire de feuilles ce qui le différentie, outre la taille des fleurs, de la brunelle commune (Prunella vulgaris).
Le calice, tubulaire, est bilabié. La corolle, bleu violacé, elle aussi bilabiée mesure de 2 à 3 centimètres. La lèvre supérieure est en forme de capuchon tandis que la lèvre inférieure est
trilobée, le lobe central étant plus développé que les lobes latéraux. Le fruit est composé de 4 akènes lisses et bruns (tétrakène). La pollinisation est effectuée par les insectes (entomogame)
et la dissémination des graines est barochore (les graines tombent sur place).
La brunelle à grandes fleurs est parfois introduite dans les jardins pour son pouvoir couvrant important, notamment sous les arbres où il n'est pas toujours facile de faire croître des plantes.
Elle est également utilisée pour habiller les talus, en bordure ou rocailles. C'est une plante à croissance rapide dont il faudra limiter l'expansion. Le seul ennemi (ou votre allié suivant les
cas) est la limace. Du point de vue de l'entretien, il n'y a rien à faire de particulier à faire.
La brunelle à grandes fleurs est protégée en basse Normandie (Arrêté du 27 avril 1995).
Kriss de Niort, le 18/02/2008
Leste vert - Chalcolestes viridis
Le leste vert (Chalcolestes viridis Syn.
Lestes viridis), appelé parfois leste de cuivre, est un insecte appartenant à l'ordre des odonates, au sous ordre des zygoptères (Zygoptera), à la famille des lestidés (Lestidae), et au genre
Chalcolestes.
Le leste vert n'est pas une vraie libellule car celles-ci appartiennent au sous ordre des anisoptères. Le leste vert appartient comme mentionné ci-dessus au sous ordre des zygoptères, c'est donc
ce qu'on appelle couramment une "demoiselle".
Le leste vert est caractérisé par la couleur vert métallique qui orne le dessus de son abdomen ainsi que sa tête, tant chez le mâle que chez la femelle. A l'émergence ces couleurs sont intenses
mais ternissent un peu à maturité pour finir parfois cuivrée en fin de cycle (d'où le nom vernaculaire de "leste de cuivre"). Le leste vert possède des ailes transparentes avec des ptérostigmas
étroits, jaunes à brun clair, bordés de noir. Le leste vert tient souvent ses ailes écartées au repos ce qui est rare chez les zygoptères. Les bandes latérales thoraciques présentent une "pointe"
caractéristique de cette espèce. Le leste vert mesure de 4,2 à 5 centimètres de long ce qui en fait le plus grand lestidé de nos contrées.
Le leste vert est souvent visible assez loin des points d'eau qu'il fréquent plus assidument lors de la période de reproduction. L'accouplement s'effectue dans les arbres bordant les plans d'eau
(mares, cours d'eau...), vers septembre octobre. La ponte ne s'effectue pas dans l'eau comme chez beaucoup d'autres espèces mais sur les branches d'arbres surplombant l'eau (saules, aulnes...).
Les femelles pondent leurs œufs, seules ou en tandem, sous l'écorce qu'elles transpercent avec leur ovipositeur.
En réaction ces arbres produisent des cécidies ou galles qui sont des excroissances tumorales. Les œufs passent l'hiver et une partie du printemps à l'abri sous l'écorce. Cette façon de faire
assez atypique permet de réduire la prédation des œufs, très forte en milieu aquatique. A l'éclosion les jeunes larves se laissent tomber dans l'eau ou elles se développent et muent 10 fois avant
de devenir adulte.
Kriss de Niort, le 18/02/2008
Voir aussi : le rhinocéros | la lepture cordigère | les rhagies | le Minotaure Typhée | les blattes | Les mantes
religieuses | le frelon | La cigale | Le pentatome
rayé |Le graphosome ponctué | Le silphe à 4 points | la callidie sanguine | le clairon des abeilles | L'agapanthie des chardons | la cicindèle champêtre | Phytoecia coerulea | le cercope rouge sang |
Cercopis intermedia | cétoine hérissée | clyte
arqué | syrphe pyrastre | Mylabre à 4 points | Le purpuricène du chêne vert | Mante décolorée |
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Monstera deliciosa
Le Monstera deliciosa (Syn. Philodendron pertusum ) est une plante angiosperme monocotylédone appartenant à l'ordre des Arales ou des Alismatales suivant les
classifications, à la famille des aracées (Araceae), à la sous famille des Pothoideae ou des Monsteroideae, à la tribu des Monstereae et au genre Monstera.
Le Monstera deliciosa est appelé couramment : monstère délicieux, ananas du pauvre, faux philodendron, monstère, cériman, plante gruyère, siguine couleuvre ou, à tort, philodendron.
Le Monstera deliciosa est une liane grimpante, herbacée, vivace, à tendance épiphyte, originaire des forêts d'Amérique centrale (Mexique et Guatemala).
Le Monstera deliciosa est donc une plante grimpante pouvant atteindre plus de 20 mètres de hauteur dans son milieu naturel. Elle émet des racines aériennes brunes qui lui permettent de s'agripper
à son support et de récupérer l'eau et les éléments nutritifs nécessaires à son développement.
Lorsque la plante est jeune les feuilles, vert foncé, sont vernissées et cordiformes et ressemblent vaguement à celle du philodendron, ressemblance à l'origine de noms vernaculaires impropres.
C'est d'ailleurs cette ressemblance qui a induit les scientifiques en erreur et qui ont appelé "Philodendron pertusum" les jeunes plants de Monstera deliciosa, croyant avoir affaire à une espèce
différente.
Les feuilles, longuement pétiolées, cordiformes, peuvent atteindre facilement 50 centimètres et parfois même 80 centimètres. Les feuilles âgées, vert foncé, présentent de nombreuses découpures
qui peuvent aller jusqu'à la nervure centrale ainsi que de nombreuses perforations. Les feuilles de la sous espèce Monstera deliciosa 'variegata' sont maculées de blanc ou de crème.
Il semblerait que le Monstera deliciosa n'ait pas de période particulière de floraison. La fleur est constituée d'une spathe blanchâtre mesurant de 20 à 25 centimètres de long sur 15 à 18
centimètres de large et d'un spadice pouvant mesurer jusqu'à 20 centimètres de haut. Le spadice est en fait constitué d'un axe central charnu recouvert de centaines de fleurs serrées les unes
contre les autres. En fanant la spathe brunit et tombe, laissant à nu le spadice. Chaque fleur produit un fruit même si elle n'a pas été fécondée (parthénocarpie).
Le spadice d'abord vert, écailleux, jaunit en vieillissant. Il reste alors un épi mûr, comestible, constitué de centaines de fruits écailleux, appelé "cériman",
"fruit délicieux" ou parfois "ananas du pauvre", dont le goût évoque, dit-on, la banane et l'ananas. Le processus de maturation, en fonction des conditions de culture peut être très long
(plusieurs mois à 1 an).
Le fruit encore vert est toxique car il contient, comme toute la plante, beaucoup de cristaux d'oxalate de calcium. A ce propos veilliez à ce que vos enfants ou vos animaux domestiques ne mâchent
pas les feuilles du Monstera deliciosa car elles peuvent provoquer des œdèmes buccaux. Chez certains sujets sensibles l'ingestion des fruits mûrs peut provoques des crises d'urticaire.
Compte tenu de ses origines tropicales le Monstera deliciosa est cultivé en intérieur sous nos latitudes. Il nécessite un emplacement à mi-ombre (plante de sous bois), de la chaleur et une forte
humidité. Ne jamais l'exposer au plein soleil. Choisissez un substrat léger et drainant. En été cette plante a besoin de beaucoup d'eau (à relativiser en fonction de sa taille) et d'un peu
d'engrais. Préférez de l'eau de pluie à température ambiante.
Tant que les dimensions de la plante le permettent il convient de rempoter au printemps. Pour les sujets plus imposants, se contenter d'un surfaçage en retirant une couche de 2 à 3 centimètre de
l'ancien compost et en le remplaçant par un compost frais.
Le Monstera deliciosa ne nécessite pas de taille particulière. On peut juste étêter les sujets trop hauts et en profiter pour faire des boutures avec les parties supprimées. Outre le bouturage,
on peut multiplier le Monstera deliciosa par marcottage aérien. Il ne faut pas supprimer les racines aériennes qui sont indispensables à la plante pour absorber l'humidité dont elle a besoin.
Justement, si l'atmosphère de la pièce est trop sèche, vous pouvez vaporiser la plante. Installez également des tuteurs moussus, que vous tiendrez humides et sur lesquels vous pourrez attacher
les racines aériennes.
Le Monstera deliciosa une plante de culture facile. Il demande peu d'entretien, un nettoyage des feuilles de temps à autre, suffit. C'est une plante idéale pour débutant.
Kriss de Niort, le 17/02/2008
Thunbergia - Thunbergie - Suzanne aux yeux noirs (Thunbergia alata)
Le thunbergia (Thunbergia alata), appelé également thunbergie ou "Suzanne aux yeux noirs", est une plante angiosperme dicotylédone appartenant à
la sous classe des Asteridae, à l'ordre des Scrophulariales, à la famille des acanthacées (Acanthaceae), à la sous famille des Thunbergioideae et au genre Thunbergia. Dans la classification
phylogénétique le thunbergia dépend de l'ordre des lamiales.
Le thunbergia est une plante grimpante, voluvile, herbacée, vivace, originaire de l'est de l'Afrique tropicale et devenue envahissante dans plusieurs pays où elle s'est échappée des jardins.
Le thunbergia produit des tiges qui peuvent mesurer jusqu'à 5 mètres de longueur. Ses feuilles sont persistantes, opposées, décussées, pétiolées, simples, ovales, avec un limbe mesurant de 45 à
60 mm de long sur 35 à 50 mm de large, à base hastée ou sagittée, acuminées à mucronnées, à marge entière ou dentée, légèrement velues.
La floraison intervient de la fin du printemps jusqu'à la fin de l'automne. Les fleurs sont solitaires, axillaires, irrégulières, pédicellées. La corolle mesure environ 5 centimètres de diamètre
et est composée de 5 pétales soudés, tubulées à la base puis largement étalés, jaunes ou oranges, à cœur noirâtre. La base des fleurs est enserrée par deux bractées. Le fruit est une capsule
globulaire contenant les graines.
Sous nos latitudes le thunbergia est cultivé le plus souvent comme plante annuelle, en pleine terre, en suspension en pot ou en jardinière. Il faut l'installer au soleil dans un sol neutre et
riche. La mise en place s'effectue généralement au printemps, après les gelées. Il faut savoir que c'est une plante peu rustique et sa floraison est bien plus abondante la première saison que les
suivantes. Ceci explique pourquoi beaucoup de jardiniers cultivent le thunbergia en annuelle.
Le thunbergia est une liane et il vous faudra guider ses tiges en installant un palissage, un treillage, un grillage ou du fil de fer. A moins que vous ne souhaitiez conserver des graines, il est
recommandé de supprimer les fleurs dès qu'elles sont fanées. Si votre ensemble devient touffu et inextricable, n'hésitez pas à éclaircir en supprimant les tiges situées le plus au centre afin de
favoriser la pénétration de la lumière.
Le thunbergia nécessite des arrosages réguliers et quelques apports d'engrais complet si le sol est pauvre. Si vous cultivez cette plante en vivace, notamment en intérieur, il faut diminuer les
arrosages en période de repos végétatif et laisser sécher le substrat entre deux arrosages.
N'arrosez jamais en plein soleil vous pourriez provoquer des brûlures sur le feuillage. Si vous l'arrosez trop, vous favorisez l'apparition de l'oïdium. Le thunbergia est parfois victime des
pucerons, des aleurodes, des cochenilles farineuses et des araignées rouges.
Kriss de Niort, le 16/02/2008
Nicobar à camail - Pigeon de Nicobar - Caloenas nicobarica
Le nicobar à camail (Caloenas nicobarica), appelé également
pigeon de Nicobar, pigeon à collerette ou pigeon à camail, est un oiseau, quasi menacé, appartenant à l'ordre des colombiformes (Columbiformes), à la famille des columbidés (Columbidae), à la
sous famille des columbinés (Columbinae) et au genre Caloenas dont il est le seul représentant.
Il existe deux sous espèces : Caloenas nicobarica nicobarica, la sous espèce nominale et Caloenas nicobarica pelewensis. D'après les spécialistes le nicobar à camail serait un proche parent
du dodo (Raphus cucullatus) et du solitaire de Rodrigues (Pezophaps solitaria).
Initialement Linné avait baptisé le nicobar à camail "Columba nicobarica" mais en 1840 Gray a créé le genre Caloenas et le nicobar à camail est devenu Caloenas nicobarica.
Le nicobar à camail est originaire des archipels indiens et territoires voisins et plus précisément des îles Andaman et Nicobar, de l'archipel des Mergui, d'Inde, des îles situées au large de la
Thaïlande, du Myanmar, des îles situées autour de la péninsule de Malaisie, des îles situées au large du Cambodge et du Vietnam, des îles voisines de Sumatra, du Timor oriental, d'Indonésie et
sans doute dans de nombreuses autres îles des Philippines et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Sur l'île de Palaos c'est la sous espèce pelewensis qui est présente.
Le nicobar à camail mesure une quarantaine de centimètres. Il possède un corps compact et une queue courte blanche, sauf chez l'immature qui possède une queue noire. Ses pattes, rouges, sont
longues et fortes. Vite fait, il ressemble presque à un gallinacé. Son plumage est en partie grisâtre et vert irisé sur les ailes et le dos. Les teintes vont du vert au rouge en passant par le
jaune et toutes les couleurs intermédiaires. La livrée du mâle et de la femelle est semblable, mais la femelle est légèrement plus petite que le mâle. De longues plumes grises partent de la nuque
et tombent sur la poitrine et le dos. Généralement la caroncule du mâle est plus développée que celle de la femelle, mais ce n'est pas toujours exact. Le bec est noir. L'iris est foncé chez le
mâle et clair chez la femelle.
Au début de la période de reproduction, pour séduire une femelle, le mâle effectue une parade nuptiale caractérisée par des roucoulements et de nombreux mouvements qu'on pourrait assimiler à des
révérences. Le nicobar à camail est monogame et les couples sont formés pour la vie.
C'est au mâle que revient la responsabilité du choix du site de nidification, situé généralement en forêt. Il assiste également la femelle lors de la récolte des matériaux nécessaires à
l'édification du nid. Le plus souvent le nid est constitué de brindilles entrelacées et est situé en hauteur sur un arbre.
La femelle pond le plus souvent 2 œufs, blanc bleuté, qui seront couvés par le couple pendant un peu plus de deux semaines. Si les œufs sont perdus (prédation) souvent la femelle pond de nouveaux
œufs. Les pigeonneaux naissent nus. Leur duvet, puis leurs plumes n'apparaîtront que progressivement. Dans les premier temps les jeunes sont nourris avec la pape (lait de pigeon) puis petit à
petit avec une nourriture plus consistante comme des insectes, des fruits, des graines... Au bout d'une trentaine de jours les oisillons quittent le nid.
Le nicobar à camail est un oiseau grégaire qui se déplace en groupes d'une île à l'autre à la recherche de nourriture. Le plus souvent le nicobar à camail se nourrit, en forêt, au sol, de graines
diverses, d'insectes, de vers, de baies...
Le nicobar à camail est souvent chassé par l'homme pour sa chair, pour le commerce des animaux, et pense-t-on pour les pierres contenues dans son gésier. Parmi les autres menaces il faut citer
l'introduction des rats sur la plupart des îles et des chats. A ceci s'ajoute l'activité humaine qui se traduit souvent par des déboisements massifs.
Kriss de Niort, le 15/02/2008
Crédit photo :
Auteur : Thurner Hof
Statut : Domaine public
Voir aussi : le faisan de Colchide | les pélicans | le guide
des chants d'oiseaux | la huppe fasciée | la perruche souris | le
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Rodrigues |
Solitaire de Rodrigues (Pezophaps solitaria)
Le solitaire de Rodrigues (Pezophaps solitaria) est un oiseau aujourd'hui disparu appartenant à l'ordre des colombiformes (Columbiformes), à la famille des raphidés (Raphidae) et
au genre Pezophaps dont il était le seul représentant connu.
Comme son nom l'indique le solitaire de Rodrigues était originaire de l'île Rodrigues. C'était un oiseau assez proche du dodo (Raphus cucullatus), lui aussi éteint.
La description la plus ancienne du solitaire de Rodrigues est l'œuvre d'un français, François Leguat, réfugié huguenot, qui vécut sur l'île de 1691 à 1693. D'après cette description le solitaire
de Rodrigues serait un oiseau qui défendrait ardemment son nid et sa couvée. Il ne pondrait qu'un seul œuf de la taille d'un œuf d'oie qui serait couvé par le mâle et par la femelle pendant sept
semaines. Le plumage du mâle serait grisâtre et brun tandis que la femelle serait "aussi bien blonde que foncée".
Faute de prédateurs naturels sur l'île, le solitaire de Rodrigues avait perdu l'usage du vol et ses ailes s'étaient atrophiées. Les huguenots appréciaient la viande du solitaire de Rodrigues,
surtout celle des jeunes.
La date de la disparition de cet oiseau est incertaine. Il est présumé disparu dans les années 1760, à cause de la chasse et de la prédation effectuée par les animaux importés, notamment les
chats.
Le seul squelette complet du solitaire de Rodrigues se trouve au Musée de Port-Louis à Maurice. Le Museum d'Histoire naturelle de Paris possède un exemplaire empaillé du solitaire de
Rodrigues.
Kriss de Niort, le 15/02/2008
Crédit photo :
Statut : Domaine public
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