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10 juillet 2000 1 10 /07 /juillet /2000 14:27

 

Antilocapre - Pronghorn - Antilocapra americana




L'antolicapre (Antilocapra americana Syn. Antilocapra anteflexa) est un mammifère appartenant à l'ordre des artiodactyles (Artiodactyla) à la famille des antilocapridés (Antilocaprida dont elle est le seul représentant actuel, et au genre Antilocapra.

On distingue généralement les sous espèces suivantes :
Antilocapra americana ssp. americana : l'espèce nominale,
Antilocapra americana ssp. mexicana : au Texas et au Nouveau Mexique,
Antilocapra americana ssp. oregona : dans l'Oregon,
Antilocapra americana ssp. peninsularis : au Mexique (en danger),
Antilocapra americana ssp. sonoriensis : dans la province de Sonora (en danger).

En anglais l'antilocapre s'appelle american pronghorn, en danois : gaffelbukken, en allemand : gabelbock, en espagnol : berrendo, en italien : antilocapra, en néerlandais : gaffelbok et en suédois : gaffelantilopen. En français l'antilocapre est parfois appelée improprement "antilope américaine".

L'antilocapre vit en Amérique du Nord (Canada, USA et Mexique) et plus principalement de l’Alberta et de la Saskatchewan jusqu'à l'ouest du Sonora au Mexique. La population globale est estimée à 500.000 individus et certaines sous espèces sont menacées.

L'antilocapre fréquente les prairies de plaine ou de montagne, du niveau de la mer jusqu'à 3000 mètres d'altitude. On la retrouve également dans les déserts semi arides. Compte tenu de son aire de répartition l'antilocapre fréquente des milieux naturels et des climats variés.

La nourriture de l'antilocapre est variable en fonction de son habitat et de la saison. Elle se compose de diverses espèces végétales avec une prédominance de graminées. L'antilocapre affectionne les armoises, comme l'armoise noire (Artemisia nova), mais son menu va des lichens (généralement en hiver) aux cactus du désert. L'antilocapre peut s'aventurer dans les champs de céréales ou de luzerne (Medicago sativa). L'antilocapre se nourrit également d'arbustes (feuilles, brindilles, écorce) en toutes saisons, mais principalement en hiver lorsque la nourriture est rare.

L'antilocapre mesure environ 140 centimètres de long pour une hauteur au garrot d'environ 100 centimètres. Le mâle est légèrement plus grand que la femelle. Le mâle pèse en moyenne une cinquantaine de kilogrammes et la femelle environ 45. Le pelage est brun rouge avec des zones blanches sous le ventre, sur la croupe, sur la face intérieure des membres, sur le cou et sur la tête. Les oreilles sont longues, dressées et mobiles. Seul le mâle possède des taches noires sur le cou.

L'antilocapre possède des cornes pointues et fourchues. Le centre de la corne est ossifié et recouvert d'une gaine de kératine. C'est cette dernière qui tombe tous les ans. Les cornes du mâle mesurent environ 25 centimètres tandis que celles de la femelle ne dépassent pas 15 centimètres.

Outre une bonne ouïe, l'antilocapre possède une vue remarquable. En effet elle possède de gros yeux, placés latéralement, offrant à l'animal une vision panoramique. De la sorte il est capable de distinguer un mouvement à plus de 5 kilomètres de distance.

L'antilocapre est polygame. Seul un mâle dominant ayant constitué un harem peut se reproduire. La période de reproduction est variable en fonction de la situation géographique mais se situe globalement fin de l'été à la mi automne. Le rut dure environ trois semaines.

La gestation dure environ 8 mois. Lors de la première mise bas la femelle ne met au monde qu'un seul faon. Les années suivantes elle peut donner naissance à deux petits. Les jeunes pèsent en moyenne 3 kg. Ils sont capables rapidement de se déplacer mais la mère les cache dans l'herbe haute entre deux allaitements. Les faons paissent au bout de 3 semaines mais leur sevrage se poursuit progressivement jusqu'à l'automne. Le pelage des faons est gris pendant les 3 premiers mois de leur existence. Les jeunes antilocapres atteignent leur maturité sexuelle vers l'âge de 15 à 16 mois. Cependant les jeunes mâles ne pourront se reproduire que quelques années plus tard lorsqu'ils seront capables de se constituer un territoire, de le conserver, et d'y attirer des femelles. Dans la nature l'antilocapre vit environ 9 ans.

L'antilocapre adulte et en bonne santé est peu vulnérable. En effet, sans cesse aux aguets elle se laisse peu surprendre. De plus l'antilocapre peut parcourir plusieurs kilomètres à une vitesse supérieure à 55 Km/h et même faire des pointes à 80 km/h ce qui en fait le mammifère le plus rapide d'Amérique du nord. Par contre les faons, sont plus vulnérables et peuvent être la proie du
coyote (Canis latrans), du loup (canis lupus), du lynx roux (Lynx rufus), du puma (Puma concolor) ou de l'aigle royal (Aquila chrysaetos). Par contre les activités humaines (chasse, braconnage, morcellement du territoire) sont autant de menaces pour cette espèce. A ne pas négliger non plus, les collisions avec les automobiles et camions.

L'antilocapre ne migre pas à proprement parler. Les populations peuvent se déplacer sur de grandes distances si les conditions de survie sont en jeu comme, par exemple, le manque de nourriture dû à une grande sècheresse ou à d'importantes chutes de neige.

En hiver l'antilocapre devient grégaire et constitue des troupeaux de taille variable. Elles se déplacent en groupe à la recherche de nourriture. Le printemps venu les mâles dominants commencent à défendre leur territoire et à se constituer un harem en vue de la prochaine saison de reproduction. Ce sont les mâles dont le territoire sera le plus riche en ressources alimentaires qui attireront le plus de femelles.
 
 
Kriss de Niort, le 21/08/2008
 
 

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Published by Kriss de Niort - dans Autre
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