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26 mars 2000 7 26 /03 /mars /2000 19:43

Lepture cordigère

Lepture porte-cœur

(Leptura cordigera)







Voici un insecte qui ne manque pas de noms latins. Voici un échantillon de ceux que j'ai trouvé : Leptura cordigera, Corymbia (Brachyleptura) cordigera, Brachyleptura cordigera, Stictoleptura cordigera, Anoplodera cordigera. Ce qui est rassurant, c'est que tous ces noms finissent par "cordigera"…




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26 mars 2000 7 26 /03 /mars /2000 16:48

Marchand de sable


Le marchand de sable ne passera pas. C'est ce qu'on pouvait entendre dimanche 25 mars sur la plage d'Erdeven dans le Morbihan. Plusieurs milliers de personnes (je vous passe le sempiternel différentiel entre les chiffres des organisateurs et ceux de la police), Dominique Voynet en tête ont manifesté contre le projet du puissant groupe Lafarge de se fournir en sable en le prenant dans la mer.

Pour être plus précis, le groupe Lafarge a obtenu un permis exclusif de recherche (PER) de sable et de graviers silicieux marins, pour une durée de deux ans. Si tout va bien, le but du cimentier est d'obtenir une concession d'extraction d'une durée de 50 ans.

Quelles vont être les conséquences de ces extractions qui devraient se dérouler à trois milles marins (environ 5 km ?) des côtes au large de la presqu'île de Quiberon? C'est pour éviter la montée des eaux qu'ils veulent creuser la mer ? Soyons sérieux. Quel effet cela aura-t-il sur les courants, sur la marée, sur les plages, sur la faune et la flore marine ? Personne ne le sait.

Evidemment les arguments des deux camps sont totalement opposées. On le comprend bien, Lafarge qui se veut un défenseur farouche du développement durable assure que selon les premières études qu'il a faites réaliser, il n'y aurait aucun danger. Ce n'est pas la position du maire de la commune d'Erdeven ni celle du porte parole de l'association "Le peuple des dunes" qui mène ce combat.

Notons tout de même que la grande que ce genre d'extraction est interdit au large des côtes de grande Bretagne. Une fois de plus la France veut-elle faire l'inverse de nos voisins ?

Et si le groupe Lafarge recyclait tout le béton et autres détritus résultant des démolitions ci et là pour en faire du granulat ? La France ne recycle que 5,5% (source France-Info) de ces gravats.

Quoi qu'il en soit, c'est une affaire à suivre.


Kriss de Niort, le 26 mars 2007

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26 mars 2000 7 26 /03 /mars /2000 05:53

 

Crapaud de Houston - Bufo houstonensis


Photo Crapaud de Houston (Bufo houstonensis) Le crapaud de Houston (Bufo houstonensis Syn. Anaxyrus houstonensis) appartient à la classe des amphibiens, à la sous classe des Lissamphibia, à l'ordre des anoures (Anura), au sous ordre des Neobatrachia, à la super famille des Bufonoidea, à la famille des Bufonidés (Bufonidae) et au genre Bufo.

Le crapaud de Houston est une espèce en voie de disparition dont les effectifs sont estimés à 3 à 4 mille individus, dans le sud-est du Texas, répartis en petites populations isolées. Leur population a beaucoup diminué à cause de nombreux facteurs comme la perte d'habitat et son morcellement, l'érosion des sols, l'assèchement des zones humides, le trafic routier, l'usage des pesticides ou les sécheresses successives. La fourmi de feu (Solenopsis invicta) est un prédateur récent des jeunes crapauds. L'hybridation avec des espèces proches est également un facteur qui fragilise les populations de crapauds de Houston.

Le crapaud de Houston mesure de 5 à 7 centimètres de longueur. Sa couleur est brun pâle à gris violacé, parfois rougeâtre, avec des taches sombres, notamment sur les membres. Le dessous du corps est clair et souvent tacheté. Les femelles sont plus grosses que les mâles.

Le crapaud de Houston vit essentiellement en dehors de l'eau, de préférence dans des zones boisées ouvertes avec un sol sableux et herbeux, non loin de l'eau. Pour se protéger des températures extrêmes (hiver ou été) il creuse des galeries dans le sable (thermorégulation).

Lors de la période de reproduction, de décembre à juin, avec un pic en février/mars, les mâles appellent les femelles près de l'eau, juchés sur un monticule. Il peut s'agir de mares, de lacs, d'étangs, de cours d'eau lents, de zones humides ou de piscines temporaires.

Le crapaud de Houston femelle pond de longs chapelets d'œufs (entre 1000 et 5000) fécondés par le mâle. Les œufs éclosent au bout d'une semaine mais la métamorphose des têtards, étroitement liée à la température de l'eau, peut prendre de 2 à 3 mois. Les jeunes crapauds quittent alors l'eau pour se nourrir sur la terre ferme. Les mâles atteindront la maturité sexuelle vers l'âge de 1 an et les femelles vers 18 mois. Leur espérance de vie est de 3 à 4 ans.

Essentiellement diurne, le crapaud de Houston adulte se nourrit principalement d'insectes qu'il capture soit à l'affut en se tenant tapi dans une dépression creusée à cet effet, soit en se promenant dans l'herbe. Pour leur part, les têtards sont nocturnes et se nourrissent d'algues qui poussent sur la végétation aquatique ou immergée.

Le crapaud de Houston compte de nombreux prédateurs comme le coyote, le raton laveur, la moufette et divers oiseaux comme le héron ou l'aigrette.


Crédit photo :
Auteur : Thomas, Robert Dr
Source : U.S. Fish and Wildlife Service
Statut : Domaine Public


Voir aussi : Amphibiens | Dragon de Komodo | Python birman | Tortue de Floride | Tortue grecque | Basilic à crête | Rainette d'Anderson | Eleutherodactylus jasperi | Crapaud de Woodhouse |

 

 

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25 mars 2000 6 25 /03 /mars /2000 20:13

La chouette effraie


La chouette effraie, tout le monde la connaît, tout le monde sait à peu près à quoi elle ressemble et ce qu'elle mange, je vous propose aujourd'hui une petite rencontre avec ce rapace nocturne, qu'on entend plus qu'on ne voit.

La chouette effraie appelée aussi Effraie des clochers, de son vrai nom : Tyto alba, fait partie de la famille des tytonidés dans l'ordre des strigiformes.

On retrouve dans cet ordre, la Chevêche d'Athéna, la Chevêchette d'Europe, la Chouette de Tengmalm, la Chouette épervière, la Chouette hulotte, le Grand-duc d'Europe, le Hibou des marais, le Hibou moyen-duc, le Petit-duc scops.

Les signes caractéristiques de cet ordre sont les yeux tournés vers l'avant et les serres emplumées. Ce qui différencie les chouettes des hiboux, c'est l'absence d'aigrettes sur la tête (vous savez, les petites touffes de plumes au dessus des yeux... elles font penser à des sourcils sur la tête des hiboux...).


Mensurations

La chouette effraie mesure entre 33 et 39 cm de haut, elle a une envergure d'environs 90 cm et elle pèse entre 290 et 350 grammes. Elle a le visage en cœur, la disposition de ses yeux (de face) lui donne un vision en relief comme l'être humain, ses disques faciaux font office d'oreilles (ils amplifient les sons), ce qui lui donne aussi une ouie très fine. Elle peut tourner la tête à 180° et ainsi voir sur les côtés. Ses yeux sont noirs et très gros pour voir la nuit (proportionnellement, ça ferait un homme avec des yeux de la taille d'une orange). Elle voit également très bien le jour, elle est juste un peu presbyte. Le dessus de son ramage est roux doré, sa poitrine, son visage et son ventre sont blancs. Elle vit au maximum 18 ans, mais la moyenne est plus proche des 5 ans à cause de son fort taux de mortalité.


Son chant

Elle pousse de longs cris aigus et terrifiants destinés à effrayer ses proies au sol pendant la chasse. En effet, le rongeur sera glacé d'effroi et s'immobilisera au sol en attendant de se faire capturer (c'est méchant une chouette). Mais nous reviendrons sur son régime alimentaire plus tard. Elle émet également de longues plaintes roucoulantes.


La maison de ses rêves

Elle habite, dans les granges, les clochers, les greniers, les ruines... Partout en milieu cultivé et ouvert. Peut-être avez vous déjà eu l'impression, dans les maisons de campagne, qu'un intrus est en train de marcher dans le grenier. Ce n'est pas très rassurant et souvent l'imagination prend le dessus. En fait, ce n'est qu'une chouette effraie. Son pas sur le sol du grenier est semblable à un pas humain. Son nid est un tas de paille et de terre et se situe parfois dans le creux d'un arbre mais principalement sur ses pelotes de réjection.


Une danseuse de la nuit

Là où vous aurez le plus de chance de la voir danser dans les airs, c'est au crépuscule, au dessus des champs et plaines. Elle fait de longs vols planés un peu flottants à la recherche de proies. On imagine également son approche aux arbres avec un battement d'aile blanc presque fantomatique...


Reproduction

Tout d'abord, disons le clairement : le mâle de la chouette n'est pas le hibou au même titre que le mâle de la grenouille n'est pas le crapaud !

Donc, la chouette effraie vit en couple uni pour la vie. En mars/avril, la femelle pond 3 à 7 oeufs presque sphériques, tout blancs, de la taille d'une balle de ping-pong. Elle étalera sa ponte sur 3 jours maximum.

Son intelligence (ou son instinct, je vous laisse choisir...), fait qu'elle pond uniquement en fonction des ressources alimentaires disponibles. Moins il y a de nourriture disponible, moins elle fait de réserves et moins elle pond. Le mâle laisse à sa femelle le soin de couver mais il l'entretient en nourriture pendant tout la durée des opérations... C'est un oiseau sédentaire, les petits quittent le nid au bout de 8 à 10 semaines et se mettent en quête d'un territoire à eux. Et le cycle recommence.


Nourriture

La chouette effraie chasse, c'est un rapace. Elle attrape des campagnols, des taupes, des musaraignes, des grenouilles, de gros insectes qu'elle mange immédiatement et laisse son système digestif faire le reste. Les os, la peau, les griffes... étant très indigestes, elle les recrache, c'est ce qu'on appelle des pelotes de réjection. Petite masse de 4 à 8 cm, elle les recrache tranquillement dans le nid quelques heures après le repas.


Mauvaise réputation

Jusqu'au milieu du siècle dernier, les Effraies étaient encore clouées sur les portes afin d'éloigner le mauvais oeil. Elles étaient annonciatrices de la mort d'un proche. En Provence, on les accusait de boire l'huile des lampes des églises. Dans la péninsule ibérique, on les faisait bouillir dans l'huile pour en tirer un médicament...


Un animal en voie de disparition

La chouette effraie est en voie de disparition, son vol de chasse, bas, le long des routes lui fait rencontrer souvent nos voitures. Le braconnage n'est pas une cause principale mais y participe. La persistance des superstitions en est une aussi. Elle est également très dépendante des populations de proies. La disparition du bocage, l'augmentation des pesticides dans les champs, éradiquent les campagnols et autres nourritures potentielles et, par extension, participe à l'extinction de l'espèce. Elle manque aussi d'endroits pour nidifier, les clochers et les granges sont fermés, les arbres morts sont abattus... On en trouve en France entre 20000 et 50000 couples, ces chiffres varient en fonction de la rigueur des hivers.


Conclusion

Pour conclure, je voudrai rappeler que c'est une espèce protégée par la loi. Il est interdit de tuer, capturer, naturaliser, faire commerce, détruire ou même transporter les oiseaux ou les œufs (c'est punissable d'une amende). Si vous en découvrez une morte sur le bas côté, laissez là où elle est, elle rejoindra le cycle de la nature. Si vous en trouvez une blessée, ne la touchez pas, prévenez un centre pour oiseaux blessés ou même les pompiers.

Mon seul regret est pour l'instant de n'avoir pu en observer qu'en captivité ou très furtivement.


Aimable contribution de pinpoli.

Voir aussi : Les strigiformes | le faisan de Colchide | la huppe fasciée | la perruche souris | le vautour fauve | le harfang des neiges |

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25 mars 2000 6 25 /03 /mars /2000 08:15

 

Bécasseau sanderling - Calidris alba


Photo bécasseau sanderling (Calidris alba) Le bécasseau sanderling (Calidris alba) est un oiseau appartenant à la sous classe des Passerae ou des Neornithes (suivant les classifications), au super ordre des ciconiimorphes (Ciconiimorphae) ou des Passerimorphae, à l'ordre des Charadriiformes ou des Ciconiiformes, au sous ordre des Charadrii, à l'infra ordre des Charadriides, à la super famille des Scolopacoidea, à la famille des Scolopacidés (Scolopacidae), à la sous famille des Tringinae et au genre Calidris.

Il existe deux sous espèces :
• Calidris alba alba
• Calidris alba rubida

Calidris alba possède plusieurs synonymes : Calidris arenaria, Calidris leucophaea, Crocethia alba, Erolia alba et Tringa alba.

L'aire de répartition du bécasseau sanderling est circumpolaire. L'été il vit principalement dans la toundra arctique. Il hiverne un peu partout essentiellement le long des côtes sablonneuses ou des vasières, rarement dans les terres.

Le bécasseau sanderling mesure de 19 à 21 centimètres pour une envergure de 37 à 39 centimètres et un poids pouvant aller de 45 à 85 grammes.

Le plumage d'hiver du bécasseau sanderling est plutôt gris blanchâtre (d'où son nom latin de Calidris alba). Lors de la période de reproduction (mai à juin), le bécasseau sanderling revêt un plumage brun roux mais conserve le ventre blanc. Son bec, noir, est droit et court. Pour un échassier, il possède de petites pattes. Le mâle et la femelle sont identiques.

Le bécasseau sanderling est un oiseau limicole qui se nourrit en petites bandes sur les plages, à la limite des vagues dont il suit le sac et le ressac pour les éviter. Il capture des crustacés, des insectes, des invertébrés...

Le nid, à même le sol, est rudimentaire. La femelle y pond le plus souvent quatre œufs en forme de poire, de couleur vert olive, maculés de brun. Souvent la femelle effectue une seconde ponte, et ne pouvant assurer seule ces deux incubations, un des mâles prend en charge une couvée. L'incubation dure de 24 à 26 jours.


Photo offerte par
Sheedir


Kriss de Niort, le 25/03/2008



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24 mars 2000 5 24 /03 /mars /2000 19:43

Amanite tue-mouches Fausse Oronge

(Amanita muscaria)


L'amanite tue-mouches ou fausse oronge appartient à la classe des Basidiomycètes, à l'ordre des Agaricales, et à la famille des Amanitacées.

 

En savoir plus sur l'Amanite Tue-mouches

 


Kriss de Niort, le 24/03/2007

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24 mars 2000 5 24 /03 /mars /2000 13:38

La cigale

Cicada orni - Lyriste Plebejus

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24 mars 2000 5 24 /03 /mars /2000 10:52

 

Bucorve du Sud - Calao Terrestre - Bucorvus leadbeateri



Le bucorve du sud (Bucorvus leadbeateri syn. Bucorvus cafer) est un oiseau appartenant à l'ordre des Bucerotiformes (anciennement Coraciiformes), à la famille des Bucérotidés (Bucerotidae) et au genre Bucorvus. Auparavant le bucorve du sud était classé dans la famille des Bucorvidae.

 

 

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23 mars 2000 4 23 /03 /mars /2000 20:12

Chouettes et hiboux

Les strigiformes


Les strigiformes regroupent toutes les espèces de rapaces nocturnes. Cela représente 131 espèces réparties en 2 familles :

•  les strigidés : chouettes et hiboux,
•  les tynonidés : les effraies.


Attention de ne pas les apparenter aux rapaces diurnes qui n’ont rien à voir avec eux !


La tête

Les strigiformes possèdent un tête large avec de grands yeux ronds, leur vision est binoculaire (c’est-à-dire qu’il y a formation simultanée sur la rétine des deux yeux de deux images d'un même objet, sous un angle différent, ce qui donne la perception du relief). Bref, ils voient avec deux yeux comme nous mais en plus, ils ont l’option "nocturne". Leur regard est fixe (d’où la nécessité de pouvoir tourner la tête comme ils le font : 14 vertèbres cervicales (soit le double des nôtres) pour une mobilité de 270° de rotation sur 180° d’inclinaison).

Une telle vision est possible grace :

•  à leurs énormes pupilles qui peuvent se dilater quasi complètement et ainsi mieux laisser passer la lumière,
•  à une rétine dont la partie sensible à la lumière est réduite, si bien que le rayon lumineux ne se disperse pas plus loin (ce qui ne veut pas dire qu’elle n’y voit rien en journée !),
•  au nombre plus élevé de cellules réceptrices par mm2,
•  à un écartement des yeux plus grands pour une meilleure approximation des distances (affiné par des hochements de tête).


Les grands disques autour des yeux qui leur sont si spécifiques ne sont pas pure décoration, ils servent à canaliser les sons : une sorte de parabole à ultrasons si vous préférez (chez nous, ce sont les pavillons des oreilles). La différence flagrante de morphologie c’est que les hiboux ont des plumes (les aigrettes) qui ornent leur tête (et qui n’interviennent pas dans l’ouïe) et pas les chouettes. Ces plumes servent de reconnaissance morphologique et de parure d’humeur (les aigrettes baissées veulent dire, par exemple, que l’oiseau n’est pas de bonne humeur). Les conduits auditifs ne sont pas symétriques comme chez nous, ce qui leur permet "d’orienter" leur écoute dans un champ bien plus large que le nôtre, additionné de leur parabole à sons et d’un mouvement de tête très souple cela leur donne une capacité de repérage fort efficace. Pour vous donner une idée, la chouette effraie possède une détection auditive si fine qu'elle peut détecter sa proie dans le noir complet avec une précision de 1 à 2 degrés ! Pas mal hein ?

Le bec est recouvert de plumes, elles en améliorent la sensibilité tactile de l’attribut !


Le cri

Son cri est le hululement : dans les films, il n’est pas rare d’entendre leur cri lors de scènes nocturnes, sachez qu’il s’agit souvent de celui de la chouette hulotte. Il sert essentiellement à délimiter son territoire et à appeler les femelles. Chaque espèce a son répertoire de cri spécifique en fonction de ce qu’elle veut exprimer. Il y a même des scientifiques qui ont répertorié les cris et analysé : ainsi Hou-ou n’est pas hou-hou.. le jeu se complique dans le son long ou court, en triple ou quadruple syllabes.


Le plumage

Leur plumage est très doux ce qui leur confère un vol très silencieux grâce également aux peignes situés sur les rémiges extérieures pour limiter les bruits des ailes. La couleur est fonction du sexe, de la région... Le code couleur est assez compliqué, donc je passerai les détails.


Durée de vie

Vu leur habitat, leur disparition est due aux herbicides, aux abatages des vieux arbres ainsi que des haies (au profit des clôtures de barbelés électrifiées, moins esthétiques (avis personnel mais à mon avis partagé), aux collisions avec les véhicules, au grillage des clochers (qui empêchent les pigeons de s’installer mais également nos ami(e)s nocturnes) et aux électrocutions sur les lignes hautes tensions.

Les passants bien intentionnés ramassent souvent des jeunes tombés du nid : c’est les condamner. Sachez qu’une mère n’abandonne pas son petit et qu’elle n’est jamais loin pour le protéger (et ce sont des mères très agressives quant il s’agit de défendre leur petit ; un photographe y a perdu un œil rien que pour s’être approché de trop près pour prendre quelques photos. Prudence donc !). C’est une étape dans leur éducation si le cas se présente, ils font face sans intervention humaine.

Leur espérance de vie est de 2 à 4 ans. La première année 50% meurent puis 30% les années suivantes, ce qui fait peu de survivants. La nature est sévère, un peu "aidée" par l’homme également. on ne va tout lui mettre sur le dos à cette mère nature ! Cependant, certains spécimens peuvent atteindre 27 ans, voire 67 en captivité !!!


Reproduction

Leur reproduction est ovipare. Ils vivent dans les arbres (souvent les vieux troncs abandonnés), dans les haies et parfois squattent les nids délaissés. Certaines races vivent également sur des falaises. Ils ne construisent pas de nid (Seul le hibou des marais construit un nid). Ils déposent leurs œufs soit dans un arbre, à même le sol, sur les falaises ou dans un autre nid récupéré pour la circonstance. Les œufs (de 2 à 9) sont pondus à intervalle de 2 à 3 jours et la femelle couve dès le premier œuf pour une période d’environ un mois, ce qui explique qu’ils n’éclosent pas tous en même temps. Les petits sont aptes à voler entre les 21ème et les 80ème jours selon l’espèce. Normalement, il n’y a qu’une nichée par an entre le mois de février et le mois de juillet au plus tard, là aussi selon les espèces.


Morphologie

Leur taille est très variable : il y des petits et il y a des grands :
•  le plus grand est le Grand Duc : Longueur : 55-70cm, Envergure : 150-175cm, Poids : 1500-3000g.
•  la plus petite est la Chevêchette d’Europe : Longueur : 17cm, Envergure : 35cm, Poids : 55 – 90g.



Alimentation

Les strigiformes, aussi bien les petits que les grands, se nourrissent essentiellement des campagnols. Ils les attrapent vivants et les tuent d’un seul coup de bec : pas d’acharnement, c’est précis et efficace ! A défaut, d’autres petits animaux ou insectes font très bien l’affaire. Ils ne mangent pas n’importent quoi : il faut que l’énergie que la proie apporte soit au moins égale à l’énergie déployée pour l’attraper (C’est pour cela que le campagnol est une proie idéale car un peu pataud, vivant à découvert et pas encombrant, le reste est une question d’opportunité). Les années prospères en nourriture, les progénitures sont plus nombreuses et plus précoces, ce qui permet parfois de faire deux nichées, la mortalité des oisillons diminue et ils volent plus vite. (adaptation de l’offre et de la demande) !

La quantité ? Reprenons nos extrêmes : le Grand Duc a besoin de 300g par jour et la Chevêchette d’Europe 30g.Tout dépend de la race, évidemment. Des chiffres époustouflants pour une famille de Grand Duc : 300kg de nourriture par an ! Soit : 9900 campagnols, 600 corneilles noires et 430 hérissons.

Ils sont solitaires et chassent au crépuscule ou la nuit. Ils régurgitent les restes non digérés sous forme de pelote environ 6 à 12h après le repas. c’est comme cela qu’on peut étudier leur mode alimentaire, avec les restes de dents, d’os, de pelages... Parfois, une race attaque l’autre, mais ce n’est pas courant.


Mode de vie

Les strigiformes sont sédentaires. Au plus, ils s’éloignent de leur terre natale pour trouver plus de place ou plus de nourriture, à l’exception du petit Duc Scop qui est migrateur. Il quitte l’Europe pour la savane africaine vers août-septembre pour revenir en avril-mai après parfois 8000km de vol.


Croyance et symbolique

Vol silencieux, regard fixe et vie nocturne ont contribué à lui conférer une image particulière au fil des siècles. Magie noire, sagesse, mort... Craints et honorés, méprisés et admirés, tantôt pris pour des sages, tantôt pour des abrutis, ils sont souvent en étroite relation avec la vie, la mort, l’enfer et la magie.

La Grèce Antique a adulé la Chevêche d’Athéna, déesse de la sagesse et protectrice d’Athènes. Son vol au-dessus de l’armée présageait de la victoire de celle-ci. Elle est également sur les pièces de monnaie qu’on appelle à ce moment là "des chouettes". Si vous observez la pièce d’un Euro grec, la chouette est toujours présente. (Note de Kriss Nature : inspirée d’une ancienne pièce athénienne de 4 drachmes (Ve siècle avant J.-C.).

Les romains ne les apprécient guère. Symbole de la mort, leur cri présage du décès de quelqu’un : ce fut le cas de Jules César et d’Auguste. Ils disent également que les sorcières se transformaient en chouette pour aller vider les nouveau-nés de leur sang, explication de la mort subite je suppose.

L’Europe moyenâgeuse est assez en accord avec les Romains. Ces rapaces deviennent l’annonce des épidémies et des grandes souffrances. Leurs cris sont interprétés comme les plaintes des âmes tourmentées en enfer. C’est par ce lien étroit avec l’enfer que personne n’ose les tuer. Et c’est pour cette raison qu’ils clouent ces pauvres oiseaux vivants les ailes déployées sur les portes des granges pour protéger la ferme et le bétail de la foudre, des incendies, des épidémies ou encore de la grêle ! Cette croyance a disparu il y a peu de décennies, sachons-le !

Les Indiens d’Amérique du Nord les considèrent tout autrement. Ils accompagnent les âmes dans l’au-delà, c’était le lien entre le monde des vivants et le royaume des morts. Cependant, chez les Apaches, il reste synonyme d’une mort proche.

Présent dans l’art en général, le harfang de neiges est devenu le plus connu des rapaces nocturnes en étant le messager de Harry Potter plus connue sous le nom d’Edwige.


Aimable contribution de Papillonmosaique.

 

 

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23 mars 2000 4 23 /03 /mars /2000 19:36

 

Alligator américain - Alligator mississippiensis 


Photo Alligator américain (Alligator mississippiensis) L'alligator américain (Alligator mississippiensis), appelé parfois alligator du Mississipi appartient à la classe des reptiles (Reptilia), à l'ordre des crocodiliens (Crocodilia), à la famille des Crocodilidés (Crocodylidae), à la sous famille des Alligatorinés (Alligatorinae) et au genre alligator (Alligator).

A noter que la sous famille des Alligatorinés (Alligatorinae) est parfois remontée en famille sous le nom de Alligatoridés (Alligatoridae).

Attention, il ne faut pas confondre l'alligator américain (Alligator mississippiensis) et le crocodile américain (Crocodylus acutus) dont je vous parlerai peut-être plus tard. Sachez juste pour l'instant que leur aire de répartition se chevauche partiellement.

Alligator mississippiensis possède plusieurs synonymes : Alligator lucius, Crocodilus cuvieri, Crocodilus lucius.

L'alligator américain est originaire du sud des USA, et plus particulièrement de la Caroline du Nord, de la Caroline du sud, de la Géorgie, de la Floride, de l'Alabama, du Mississipi, de la Louisiane, de l'Arkansas, de l'Oklahoma et du Texas. C'est un hôte des Everglades, des marais et marécages, des lacs, étangs et cours d'eau. Il fréquente les eaux douces et occasionnellement les eaux saumâtres.

L'alligator américain mesure de 3 à 5 mètres de long. Les femelles sont plus petites que les mâles. Leur poids à l'âge adulte peut atteindre 200 kilogrammes, et même parfois plus. Les parties supérieurs sont noires ou brun olive et les parties inférieures blanc crème. Le dos est couvert de plaques ressemblant à des écailles, appelées ostéodermes.

L'alligator américain possède des pattes courtes, dotées de cinq orteils pour les pattes antérieures et quatre orteils pour les pattes postérieures. Le corps est large et le museau plutôt massif (ce qui le distingue de Crocodylus acutus qui possède un museau plus allongé. La quatrième grande dent de la mâchoire inférieure n'est pas visible lorsque l'alligator américain tient sa gueule fermée. Sa queue plate lui sert à se propulser lorsqu'il nage. Les juvéniles possèdent des marques jaunes sur le dos et la queue.

L'alligator américain se nourrit, généralement la nuit, de divers mammifères, de reptiles (y compris des crocodiles), d'amphibiens, d'oiseaux ou de poissons. Les juvéniles s'attaquent à des proies plus modestes qui peuvent inclure insectes, alevins, et gastéropodes.

Les alligators sont polygames et les mâles défendent leur territoire, ou du moins leurs femelles contre les prétendants éventuels. Après la fécondation la femelle regagne la berge où elle construit un monticule fait de boue et de débris végétaux mélangés. Après avoir pratiqué une cavité au sommet de ce monticule la femelle y pond de 30 à 50 œufs, parfois plus, puis rebouche la cavité. Cette incubation naturelle dure environ 10 semaines, sous la surveillance de la mère. Le sexe des nouveau-nés est étroitement lié à la température à laquelle s'est effectuée l'incubation.

Lorsque l'éclosion approche les jeunes alligators attirent l'attention de leur mère en émettant des cris afin qu'elle vienne les aider à s'extraire de cette "couveuse". Après la naissance la mère les conduit à l'eau en les transportant parfois dans sa gueule.

Pendant les premières années les juvéniles sont très vulnérable et sont souvent la proie de divers prédateurs : oiseaux, poissons carnivores, loutres, ratons laveurs, serpents… Plus tard ils seront protégés par leur peau mais seront toujours des proies potentielles pour d'autres alligators.

La maturité sexuelle est atteinte entre 6 et 12 ans (les chiffres avancés par les auteurs sont très variables). Leur longévité en milieu naturel est estimée à 45 à 50 ans. Beaucoup plus en captivité.

L'UICN classe cette espèce en "préoccupation mineure". Bien que les effectifs de l'alligator américain soient estimés à plus d'un million d'individus, le gouvernement américain a déclaré cette espèce "menacée". Pourquoi ? Tout simplement pour protéger le crocodile américain (Crocodylus acutus) qui est lui, en réel danger mais qui ressemble beaucoup à l'alligator américain. Ceci évite toute méprise car l'argument de l'erreur ne peut plus être invoqué, les deux espèces étant protégées. Il existe de très nombreuses fermes d'élevages (qui sont légales) et qui permettent d'alimenter le commerce de la viande d'alligator, mais également celui de la confection d'objets à base de peau d'alligator.


Kriss de Niort, le 23/03/2008


Crédit Photo
Auteur : Corbin, Ginger L.
Source : Digital Library System
Statut : Domaine Public





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