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4 décembre 2000 1 04 /12 /décembre /2000 14:39
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4 décembre 2000 1 04 /12 /décembre /2000 09:26

 

Myrsinacées (famille) - Myrsinaceae


Dans la classification classique, la famille des Myrsinacées regroupe des plantes angiospermes dicotylédones appartenant à la sous classe des Dilleniidae et à l'ordre des Primulales. Dans la classification phylogénétique la famille des Myrsinacées dépend de l'ordre des éricales (Ericales).

Certains auteurs utilisent d'autres noms pour désigner la famille des Myrsinaceae, parmi lesquels on trouve : Aegicerataceae, Anagallidaceae, Ardisiaceae, Coridaceae, Embeliaceae ou Lysimachiaceae.

Les Myrsinacées comprennent près de 1500 espèces réparties en 46 genres : Aegiceras, Amblyanthopsis, Amblyanthus, Anagallis, Antistrophe, Ardisia, Ardisiandra, Asterolinon, Badula, Conandrium, Coris, Ctenardisia, Cybianthus, Cyclamen, Discocalyx, Elingamita, Embelia, Emblemantha, Fittingia, Geissanthus, Gentlea, Glaux, Grenacheria, Heberdenia, Hymenandra, Labisia, Loheria,
Lysimachia, Monoporus, Myrsine, Oncostemum, Parathesis, Pelletiera, Pleiomeris, Sadiria, Solonia, Stimpsonia, Stylogyne, Synardisia, Systellantha, Tapeinosperma, Tetrardisia, Trientalis, Vegaea, Wallenia et Yunckeria.

Les genres Baeobotrys, Doraena et Maesa appartenant à la famille des Maesaceae sont parfois rajoutés à la famille des Myrsinaceae par certains auteurs.

L'aire de répartition des Myrsinacées comprend principalement les zones tropicales et subtropicales chaudes et les régions tempérées des deux hémisphères. Pour être plus précis, l'aire de répartition s'étend de l'Europe de nord à la Sibérie et au Japon, mais également au le continent Américain (USA, Mexique, divers pays d'Amérique du sud), à l'Océanie, notamment en Nouvelle Zélande et à l'Afrique du Sud.

Les Myrsinacées sont souvent des plantes herbacées, vivaces ou annuelles, mais également des arbres, des arbustes et des lianes.

Les feuilles des Myrsinacées sont simples, alternes, rarement opposées ou verticillées, sans stipule, souvent glandulaires. L'inflorescence est souvent terminale, axillaire ou située à l'apex des tiges latérales. Les Myrsinacées sont généralement monoïques, mais certaines sont dioïques. Les fleurs, actinomorphes, peuvent être solitaires ou groupées en racèmes, corymbes ou cymes.

Les fleurs possèdent de 4 à 5 sépales, de 4 à 5 pétales et de 4 à 5 étamines. Le fruit est une drupe charnue ou une capsule.

Certaines espèces de Myrsinacées sont cultivées pour leurs fleurs. C'est le cas notamment des Cyclamens, des Lysimaches, des Myrsines et des Suttonias. A noter qu'Ardisia Japonica est une des 50 herbes fondamentales de la médecine chinoise traditionnelle.


Kriss de Niort, le 03/12/2007

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4 décembre 2000 1 04 /12 /décembre /2000 09:15

 

Juanulloa (genre)


Le genre Juanulloa regroupe des plantes angiospermes dicotylédones appartenant à la sous classe des Lamiidae, au super ordre des Solananae, à l'ordre des Solanales, à la famille des solanacées (Solanaceae), à la sous famille des Solanoideae, et à la tribu des Juanulloeae.

Voici une liste non exhaustive des espèces de Juanulloa :
Juanulloa aurantiaca
Juanulloa biacuminata
Juanulloa bicolor
Juanulloa elliptica
Juanulloa eximia
Juanulloa ferruginea
Juanulloa globifera
Juanulloa grandiflora
Juanulloa hookeriana
Juanulloa membranacea
Juanulloa mexicana (synonyme de J. auriantiaca)
Juanulloa microphylla
Juanulloa ochracea
Juanulloa pachypoda
Juanulloa panamensis
Juanulloa parasitica (synonyme de J. auriantiaca)
Juanulloa parviflora
Juanulloa pavonii
Juanulloa pedunculata
Juanulloa sargii
Juanulloa speciosa
Juanulloa umbellata
Juanulloa verrucosa
Juanulloa wardiana


Kriss de Niort, le 04/12/2007

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4 décembre 2000 1 04 /12 /décembre /2000 09:07

 

Juanuolla doré - Juanulloa aurantiaca



Le Juanulloa aurantiaca est une plante angiosperme dicotylédone appartenant à la sous classe des Lamiidae, au super ordre des Solananae, à l'ordre des Solanales, à la famille des solanacées (Solanaceae), à la sous famille des Solanoideae, à la tribu des Juanulloeae (parfois Hyacintheae) et au
genre Juanulloa.


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4 décembre 2000 1 04 /12 /décembre /2000 07:31

 

Vidéo des différents bassins de l'aquarium des lagons, Nouméa, Nouvelle-Calédonie



Pour changer de la grisaille parisienne le vous mets deux vidéos de l'aquarium des lagons de Nouméa (Nouvelle-Calédonie).

Passez un bon moment.

 
 


 
 


 
 
Si vous rencontrez sur youtube ou dailymotion des vidéos "nature", je vous invite à me transmettre les liens afin de pouvoir les partager avec tous les lecteurs de kriss Nature.
 
 
Kriss de Niort

 
 
Voir aussi :

Acariens | Animaux dangereux | Animaux du monde (les plus beaux) | Avenir du Tigre | Buffle vs lion vs crocodile | Cactus (fleurs de) | Camélias du Japon | C'est pas beau l'amour ? | Chenilles processionnaires | Cigale | Dauphins | Dragon de Komodo  | Euthanasie Macaques de Tonkéan | Furet | Girafe | Huppe fascièe | Lapin vs Serpent | Lion vs Hyènes | Loup (vie du) | Odonates (libellules) | Ornithorynque | Plantes carnivores | Raie Manta | Serpent avalant un œuf | Tigre de Tasmanie | Vidéo de l'horreur | Paon bleu | Suricate | Loutre de rivière |



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3 décembre 2000 7 03 /12 /décembre /2000 21:18

 

Suffixe Vore - Qui mange ou se nourrit de... Les mots en "Vore"


Lorsque j'utilise certains de ces termes dans mes articles, vous me demandez souvent "que signifie ce mot ?"

Vous trouverez ci dessous une liste, qui n'a aucunement la prétention d'être exhaustive, relative au suffixe "Vore".

Le suffixe "vore", vient du latin "vorare" et signifie "manger".

N'hésitez pas à me transmettre les termes qui m'auraient échappé, ou à me signaler des erreurs.


Liste des mots finissant par "Vore"

aérivore : qui vit, ou se nourrit d'air,
aphidivore : qui se nourrit de pucerons,
apivore : qui se nourrit d'abeilles,
arénivore : qui se nourrit de sable,
baccivore : qui se nourrit de baies,
cancrivore : qui se nourrit de crabes,
carnivore : qui se nourrit de chair,
corallivore : qui se nourrit de corail,
crudivore : qui se nourrit d'aliments crus,
détritivore : qui se nourrit de débris animaux ou végétaux,
érucivore : qui se nourrit de chenilles,
exsudativore : qui se nourrit de l'exsudat des plantes (suc, résine, gomme…),
florivore : qui se nourrit de fleurs,
folivore : qui se nourrit de feuilles,
fongivore : qui se nourrit de champignons,
forbivore : qui se nourrit de forbes (dicotylédones),
formicivore : qui se nourrit de fourmis,
frugivore : qui se nourrit de fruits,
glandivore : qui se nourrit de glands,
graminivore : qui se nourrit essentiellement de graminées,
granivore : qui se nourrit de graines,
gummivore : qui se nourrit de la gomme des plantes,
herbivore : qui se nourrit d'herbes,
humivore : qui se nourrit d'humus,
insectivore : qui se nourrit d'insectes,
lactivore : qui se nourrit de lait,
larvivore : qui se nourrit de larves,
lignivore : qui ronge et dévore le bois,
limivore : qui se nourrit de vase, de boue, de limon,
mellivore : qui se nourrit de miel,
molluscivore : qui mange des mollusques,
mucivore : qui se nourrit de mouches,
myrmévore : qui se nourrit de fourmis,
nectarivore : qui se nourrit de nectar,
nucivore : qui se nourrit de noix,
omnivore : qui mange de tout,
ornithivore : qui mange des oiseaux,
oryzivore : qui se nourrit de riz,
ossivore : qui mange des os,
phytivore : qui se nourrit de plantes,
phytoplanctivore : qui se nourrit de phytoplancton,
pinivore : qui se nourrit de pins,
piscivore : qui se nourrit de poissons,
planctonivore : qui se nourrit de plancton,
pollinivore : qui se nourrit de pollen,
psammivore : qui se nourrit de matières organiques présentes dans le sable,
pupivore : qui développe dans le corps d'une chrysalide et s'en nourrit,
quercivore : qui se nourrit de chênes,
radicivore : qui se nourrit de racines,
ranivore : qui se nourrit de grenouilles,
reptilivore : qui se nourrit de reptiles,
salicivore : qui se nourrit de saules (Salix sp.),
sanguinivore : (sanguivore ?) qui se nourrit principalement de sang,
spongivore : qui mange des éponges,
subérivore : qui se nourrit du suber (liège),
tubérivores : qui se nourrit de tubercules,
vermivore : qui se nourrit de vers,
zooplanctivore : qui se nourrit de zooplancton,
zoosuccivore : qui se nourrit de secrétions animales liquides.


Kriss de Niort


Voir aussi les mots finissant par "phage"

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3 décembre 2000 7 03 /12 /décembre /2000 10:14

 

Lysimaque (genre) - Lysimachia


Photo Lysimaque pourpre (Lysimachia atropurpurea) Les lysimaques sont des plantes angiospermes dicotylédones appartenant à la sous classe des Dilleniidae, à l'ordre des Primulales et à la famille des primulacées (Primulaceae). Dans la classification phylogénétique les lysimaques sont rattachées à l'ordre des éricales (Ericales) et à la famille des myrsinacées (Myrsinaceae).

Les lysimaques sont des plantes vivaces herbacées, parfois arbustives, originaires des régions tempérées et subtropicales.

Le port des lysimaques est très varié en fonction des espèces. Il peut être érigé ou rampant. Les feuilles sont entières, verticillées ou opposées et disposées le long de la tige.

Les fleurs sont hermaphrodites, de couleur pourpre, rose, blanche ou jaune. Les fleurs sont soit solitaires, soit en épi terminal. La corolle dépasse du calice. Suivant les espèces les fleurs sont composées de 5 à 7 sépales, 5 à 7 pétales et de 5 à 7 étamines. L'ovaire possède un seuls style et 1 seul stigmate. Le fruit des lysimaques est une capsule qui s'ouvre par 5 valves.

Je vous livre ici une liste non exhaustive de quelques représentants du genre lysimaque :
Lysimachia africana
Lysimachia alfredii
Lysimachia alpestris
Lysimachia andina
Lysimachia angusta
Lysimachia ardisioides
Lysimachia asperulifolia
Lysimachia atropurpurea
Lysimachia azorica
Lysimachia barystachys
Lysimachia calycosa
Lysimachia candida
Lysimachia capillipes
Lysimachia chenopodioides Lysimachia chenopodioides
Lysimachia christinae
Lysimachia ciliata : Lysimaque ciliée
Lysimachia circaeoides
Lysimachia clethroides
Lysimachia confertifolia
Lysimachia congestiflora
Lysimachia crispidens
Lysimachia daphnoides
Lysimachia davurica
Lysimachia decurrens
Lysimachia deltoidea
Lysimachia engleri
Lysimachia ephemerum : Lysimaque à feuilles de saule ou Lysimaque éphémère
Lysimachia ferruginea
Lysimachia filifolia
Lysimachia fistulosa
Lysimachia fletcheri
Lysimachia foenum-graecum
Lysimachia forbesii
Lysimachia fordiana
Lysimachia fortunei
Lysimachia fraseri
Lysimachia glanduliflora
Lysimachia glutinosa : Lysimaque glutineuse
Lysimachia graminea
Lysimachia grammica
Lysimachia heterogenea
Lysimachia hillebrandii
Lysimachia hybrida : Lysimaque hybride
Lysimachia iniki
Lysimachia insignis
Lysimachia japonica : Lysimaque du japon
Lysimachia kahiliensis
Lysimachia kalalauensis
Lysimachia kalaupapaensis
Lysimachia kipahuluensis
Lysimachia lanceolata : Lysimaque lancéolée
Lysimachia lancifolia
Lysimachia laxa
Lysimachia leschenaultii
Lysimachia linearifolia
Lysimachia lobelioides
Lysimachia longa
Lysimachia longifolia
Lysimachia longipes
Lysimachia loomisii
Lysimachia lydgatei
Lysimachia mauritiana
Lysimachia maxima
Lysimachia melampyroides
Lysimachia microcarpa
Lysimachia minoriensis
Lysimachia nemorum : Lysimaque des bois ou Lysimaque des forêts
Lysimachia nigropunctata
Lysimachia nummularia : Lysimaque nummulaire
Lysimachia nutantiflora
Lysimachia obovata
Lysimachia omeiensis
Lysimachia ovata
Lysimachia paridiformis
Lysimachia parviflorus
Lysimachia peduncularis
Lysimachia pendens
Lysimachia perfoliata
Lysimachia petelotii
Lysimachia phyllocephala
Lysimachia pittosporoides
Lysimachia producta
Lysimachia prolifera
Lysimachia pseudo-henryi
Lysimachia pterantha
Lysimachia punctata : Lysimaque ponctuée
Lysimachia purpurea : Lysimaque pourpre
Lysimachia quadriflora : Lysimaque à 4 fleurs
Lysimachia quadrifolia : Lysimaque à 4 feuilles
Lysimachia radicans
Lysimachia ramosa
Lysimachia remota
Lysimachia remyi
Lysimachia rockii
Lysimachia rubiginosa
Lysimachia ruhmeriana
Lysimachia saganeitensis
Lysimachia saurauifolia
Lysimachia scopulensis
Lysimachia serpyllifolia
Lysimachia stricta
Lysimachia taliensis
Lysimachia ternifolia
Lysimachia terrestris : Lysimaque terrestre
Lysimachia thyrsiflora : Lysimaque à fleurs en épi
Lysimachia tonsa
Lysimachia trichopoda
Lysimachia venosa
Lysimachia verticillata : Lysimaque verticillée
Lysimachia vittiformis
Lysimachia vulgaris : Grande Lysimaque ou Lysimaque commune
Lysimachia waikoluensis.


Kriss de Niort, le 03/12/2007

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3 décembre 2000 7 03 /12 /décembre /2000 08:04

 

Lysimaque pourpre - Lysimachia atropurpurea



La lysimaque pourpre est une plante angiosperme dicotylédone appartenant à la sous classe des Dilleniidae, à l'ordre des Primulales, à la
famille des primulacées (Primulaceae) et au genre lysimaque (Lysimachia). Dans la classification phylogénétique le genre Lysimachia est rattaché à l'ordre des éricales (Ericales) et à la famille des myrsinacées (Myrsinaceae).

 

Cet article a été transféré sur le forum de Faaxaal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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2 décembre 2000 6 02 /12 /décembre /2000 20:09

 

Varan du Nil - Varanus niloticus



Le varan du Nil (Varanus niloticus), appelé parfois varan d'eau ou varan orné du Nil, est un reptile appartenant à la sous classe des Diapsida, à l'infra classe des Lepidosauromorpha, au super ordre des Lepidosauria, à l'ordre des squamates (Squamata), au sous ordre des sauriens (Sauria), à l'infra ordre des Platynota, à la famille des varanidés (Varanidae) et au genre Varanus.

Plusieurs synonymes latins ont été utilisés pour désigner le varan du Nil et notamment :
• Lacerta capensis,
• Lacerta nilotica,
• Monitor elegans senegalensis,
• Monitor pulcher,
• Stellio saurus.


En allemand le varan du Nil s'appelle nilwaran, en anglais : Nile monitor, en danois : nilvaran, en espagnol : varano del Nilo, en finlandais : Niilinvaraani, en néerlandais : Nijlvaraan et en polonais : waran nilowy.

Initialement les spécialistes considéraient deux sous espèces de varan du Nil : Varanus niloticus niloticus et Varanus niloticus ornatus mais certains taxonomistes considèrent que Varanus niloticus ornatus est une espèce à part entière (Varanus ornatus).

Le varan du Nil est un lézard d'Afrique. C'est d'ailleurs le plus grand lézard de ce continent. Il est présent dans presque toute l'Afrique subsaharienne, sauf à Madagascar.

Le varan du Nil est un lézard terrestre, territorial, solitaire, semi aquatique et semi arboricole. C'est un excellent nageur qui se propulse avec sa queue et qui peut rester une heure sous l'eau. Le varan du Nil fréquente des habitats très variés, la seule contrainte étant la présence d'un plan d'eau dans les environs. Son habitat naturel s'étend donc des marécages, à la savane, en passant par les berges des rivières et les forêts tropicales.

C'est un animal qui s'adapte à son environnement. Au morcellement et à la réduction de son territoire il a répondu en s'approchant des zones périurbaines, urbaines et agricoles où on l'observe de plus en plus en train de fouiller les ordures ménagères à la recherche de nourriture.

Le varan du Nil adulte mesure de 150 à 200 centimètres de long pour un poids de 3 à 6 kilogrammes. Il n'y a pas vraiment de dimorphisme sexuel si ce n'est que les mâles sont plus gros que les femelles. Pour un lézard, le varan du Nil possède des membres bien développés. Sa langue, bifide, constitue un organe olfactif très efficace. Le varan du Nil possède un corps grisâtre à noirâtre parsemé de taches et de lignes jaunâtres. Les parties inférieures sont jaunâtres. En vieillissant, les couleurs se ternissent.

Le cou du varan du Nil est relativement long. Le mâle possède une tête plus puissante que la femelle. Les yeux sont prolongés par une rayure noire. Les narines du varan du Nil sont placées vers le haut du crâne, de telle sorte qu'il peut respirer à la surface de l'eau tout en restant immergé. Les mâchoires du varan du Nil sont puissantes et possèdent des dents légèrement recourbées en arrière. Les dents situées à l'avant sont pointues tandis que celles situées en arrière sont aplaties. Chez les sujets âgés, les dents de l'avant s'aplatissent afin de s'adapter à l'alimentation des sujets vieillissants qui consomment des proies plus lentes, mais souvent mieux protégées, et notamment divers mollusques dont ils broient la coquille.


Le varan du Nil possède une longue queue, puissante et mobile, utilisée comme une godille dans l'eau, mais qui constitue également une arme défensive lorsqu'elle est balancée violemment. Les pattes, munies d'ongles acérés sont également un bon moyen de défense (et d'attaque). Bien évidemment avec de tels ongles le varan du Nil est un bon grimpeur. Il met également ses ongles à contribution pour creuser le sol.

Le régime alimentaire du varan du Nil est du genre carnivore, mais également détritivore. Il se nourrit de façon assez opportuniste de petits mammifères, d'insectes, d'amphibiens, d'oiseaux, de reptiles, d'œufs (d'oiseaux ou de reptiles), de gastéropodes, de poissons, de mollusques, de crabes et autres crustacés... Le varan du Nil consomme également des charognes et en milieu urbain il fouille les poubelles. La taille des proies varie avec l'âge. Lorsqu'il est jeune il consomme de petites proies, et les sujets âgés consomment des proies lentes, plus faciles à attraper.

La période de reproduction est variable en fonction du climat et des conditions climatiques, mais correspond généralement à une période d'abondance de nourriture. Le varan du Nil est ovipare. La femelle peut pondre, en fonction de son âge, jusqu'à 60 œufs. Ces œufs sont souvent pondus à l'intérieur d'une termitière qu'elle a préalablement éventrée avec ses puissantes griffes, les termites se chargeant elles mêmes de réparer la brèche. Les œufs y sont maintenus dans de bonnes conditions d'hygrométrie et de température. A défaut de termitière la femelle pond ses œufs dans un terrier abandonné ou creuse un trou elle-même.

L'incubation dure de 130 à 220 jours en fonction de la température et de l'hygrométrie. A leur naissance les jeunes varans ne mesurent guère plus de 30 centimètres. Ils restent groupés les premiers temps mais se dispersent vers l'âge de 5 mois. Les varans du Nil atteignent la maturité sexuelle vers l'âge de 3 à 5 ans. Ils grandissent toute leur vie, mais une fois adulte cette croissance est bien moins rapide. La longévité du varan du Nil est de 10 à 15 ans.

Le varan du Nil possède quelques prédateurs comme le crocodile du Nil (Crocodylus niloticus), le crocodile à museau fin (Crocodylus cataphractus), ou le python royal (Python regius). Cependant le plus grand prédateur du varan du Nil est encore l'homme qui le chasse pour consommer sa chair et/ou pour sa peau.
 
 
Kriss de Niort
 
 

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2 décembre 2000 6 02 /12 /décembre /2000 14:34

 

Spiranthe d'été - Spiranthes aestivalis



Le spiranthe d'été (Spiranthes aestivalis Syn. Ophrys aestiva ou Ophrys aestivalis) est une plante angiosperme monocotylédone appartenant à la classe des Liliopsida, à la sous classe des Liliidae, à l'ordre des Orchidales, à la famille des orchidacées (Orchidaceae) et au genre spiranthe (Spiranthes).

Le spiranthe d'été est une orchidée géophyte, héliophile, thermophile, rare, très menacée et qui fait l'objet d'une protection nationale. Son aire de répartition va de l'Europe centrale et méridionale jusqu'à L'Asie mineure. En Europe, on trouve le spiranthe d'été en Angleterre, en France, en Belgique (éteint ?), au Luxembourg, aux Pays Bas, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, en république tchèque, au Portugal, en Espagne, en Italie, en Grèce et dans les Balkans. Plus au sud le spiranthe d'été croît également en Afrique du nord.

Le spiranthe d'été croît jusqu'à 1300 mètres d'altitude, dans des niches écologiques très particulières, comme des suintements marneux, des prairies marécageuses acides, des tourbières ou des landes humides. Le spiranthe d'été est très sensible à l’eutrophisation de son milieu (enrichissement excessif en éléments nutritifs, essentiellement phosphore et azote) car il supporte mal la concurrence. On peut l'observer parfois en compagnie de Liparis loeselii (liparis de Loesel) ou de diverses droseras.

Le spiranthe d'été possède une tige dressée de 20 à 30 centimètres de hauteur dont la base est glabre et devient pubérulente vers l'apex. Le spiranthe d'été se développe à partir d'un rhizome présentant de 2 à 6 racines courtes, tuberculeuses.

Les feuilles, vertes, engainantes, forment une rosette basale autour de la tige qui possède également de 1 à 3 feuilles. Les feuilles basales, entières, lancéolées, mesurent de 6 à 12 centimètres de long tandis que les feuilles caulinaires sont plus petites et leur taille est décroissante, les feuilles supérieures étant plus petites que les feuilles inférieures.

Les bractées, à base pubérulente, dépassent légèrement l'ovaire. L'inflorescence, qui apparait de juin à août, est un épi lâche, de 3 à 10 centimètres de haut comportant de 8 à 25 fleurs odorantes, hermaphrodites, disposées en "spirale" (ce qui a donné le nom du genre). Cependant le terme de spirale est impropre et il convient de dire que les fleurs sont disposées en hélice soit dextrogyre (qui tourne vers la droite) ou lévogyre (qui tourne vers la gauche).

Le périanthe, tubulaire, mesure environ 6 millimètres. Le labelle, ovale, à bord crénelé, de couleur blanche, incurvé vers le bas, est plus long que le périanthe. Les sépales et les pétales, veinés de vert, sont duveteux extérieurement. La fleur ne possède pas d'éperon. La pollinisation est entomogame, assurée par de petits papillons, des abeilles et des bourdons. Le fruit est une capsule dont la dispersion des graines est effectuée par le vent (anémochore) généralement dans le courant du mois de septembre.

Comme beaucoup d'espèces le sipranthe d'été est menacé par la modification de son biotope ou par sa disparition. En effet, le drainage, l'abandon de la fauche, le piétinement, le défrichement, l'urbanisation, l'embroussaillement, le boisement des zones humides, l'eutrophisation sont autant de causes de son déclin.

Le spiranthe d'été se nomme sommer-drehwurz en Allemagne, summer lady's-tresses en Angleterre, espirant estival en Espagne, viticcini estivi en Italie et Zomerschroeforchis aux Pays-Bas.


Kriss de Niort, le 02/12/2007



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