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24 avril 2000 1 24 /04 /avril /2000 08:42

 

Tulipe du Montandré : Tulipa montisandrei


Photo Tulipe du Montandré (Tulipa montisandrei) La tulipe du Montandré (Tulipa montisandrei), appelée également "tulipe du Mont-André" est une plante angiosperme monocotylédone appartenant à la classe des Liliopsida, à la sous classe des Liliidae, à l'ordre des Liliales, à la famille des liliacées (Liliaceae) et au genre Tulipa.

Comme son nom l'indique cette tulipe est originaire de Montandré un petit village de Maurienne, en Savoie. La tulipe du Montandré fait partie du groupe des Neotulipae ou "néo tulipes" (Tulipa gesneriana L.aggr.). Ces "néo tulipes", originaires de Savoie pour la plupart, appartiennent à la section des Gesnerianae et au sous genre des Leiostemones. Certains considèrent que ces tulipes sont des descendantes de tulipes qui se seraient échappées des jardins. Parmi les "néo tulipes" on peut citer notamment :
Tulipa aximensis
Tulipa billietiana
Tulipa didieri
Tulipa marjoletti = Tulipa perrieri
Tulipa mauriana
Tulipa montisandrei
Tulipa planifolia = Tulipa sarracenica

La section des Gesnerianae a été nommée ainsi en l'honneur de Conrad Gesner, un naturaliste suisse (1516-1565), qui fut le premier (dit-on) à réaliser une illustration de la tulipe.

La tulipe de Montandré est un géophyte herbacé, vivace, à bulbe. La tulipe du Montandré fleurit en avril/mai. La fleur, solitaire, terminale, portée par une tige de 40 à 60 centimètre de hauteur est composée de 6 tépales. Les tépales, rouges carminés, présentent une macule basale bleutée, frangée de blanc. Les étamines sont violet foncé, presque noirâtres.

La tulipe du Montandré dont il ne reste que quelques spécimens fait l'objet d'une protection au plan national.

Kriss de Niort, le 24/04/2008


Photo offerte par :
Foisenature


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23 avril 2000 7 23 /04 /avril /2000 20:08

La fritillaire impériale

Fritillaria imperialis



La fritillaire impériale ou couronne impériale (Fritillaria imperialis) est une plante angiosperme (Magnoliophyta) monocotylédone (Liliopsida) qui appartient à la sous classe des Liliidae, à l'ordre des liliales, à la famille des liliacées et au genre fritillaire (Fritillaria).

 

 

Cet article a été transféré sur le forum de Faaxaal

 

 

 

 


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23 avril 2000 7 23 /04 /avril /2000 16:20

Les hirondelles


Je suis sûre que vous, amoureux de la nature, êtes comme moi dans l'attente du retour des hirondelles: ce petit oiseau en costume de soirée noir au plastron blanc nous réjouit à son arrivée au printemps et illumine nos soirées d'été par ses "piiit" piiit" qui annoncent ...l'extermination des moustiques! Sadique l'hirondelle ? Mais, non voyons , il faut bien qu'elle mange.

Vous le savez tous, elles sont parties pour l'Afrique dès que l'automne a annoncé son arrivée: Un jour de fin d'été, nous les avons vues en groupe sur les fils électriques, alignées telles de petits soldats de plomb et nous avons compris que c'en était fini de notre bel été: C'était le départ des hirondelles. En principe, elles nous quittent entre le 20 et le 30 août car un long voyage les attend, voyage dont beaucoup ne reviendront pas:

En effet, traverser le Sahara et surtout l'immensité de la mer Méditerranée n'est pas une mince affaire pour ce petit oiseau et les plus faibles qui ont une défaillance tombent à l'eau et meurent noyées: 600 kilomètres au dessus de la mer , c'est très long et c'est ce qui fait que ces oiseaux ravissants n'arrivent pas toujours à bon port (sans vouloir faire de jeux de mots). Ils ont parfois la chance de croiser un chalutier où se percher pour faire un petit bout de chemin et prendre un peu de repos mais cette chance là n'est pas toujours au rendez-vous.

Et c'est pour cela, qu'au printemps suivant, ne reviennent qu'environ 50 % des hirondelles adultes . Bien qu'étant de grandes voyageuses, ces charmantes petites bêtes sont attachées à leurs habitudes et reviennent invariablement à l'étable , la cheminée ou la ferme où elles logeaient l'année précédente. Les couples ont d'ailleurs pour habitude de ne pas se séparer si l'obstacle de la Méditerranée est franchi par les deux avec succès , ce sont les mêmes que vous verrez revenir au mêmes endroits (et ne me dites pas que vous ne les avez pas reconnus , hein)! L'hirondelle est un oiseau fidèle, sachez le.

Bien sûr, si l'un d'eux ne revient pas, le veuf ou la veuve, bien qu'éploré(e) se remet en quête du compagnon ou de la compagne qui lui permettra d'assurer sa descendance.

Et c'est très important, car si la moitié des adultes ont survécu, seulement un quart des jeunes a résisté au voyage: ces 25 % , par contre ne reviendront pas dans le nid où ils sont nés mais chercheront un autre endroit où nicher à leur tour.

C'est ainsi que les nouveaux couples, puis les nouvelles couvées vont arriver, en principe quatre ou cinq petits qui se bousculent de façon pataude sans aucune pitié pour les plus faibles d'entre eux qui sont parfois même éjectés du nid par les bousculades des frangins (ah , elle est belle la fratrie) ! Ces oisillons attendent dans le nid la nourriture que les parents apportent pendant environ 20 jours.

Car la patience de ces parents a des limites: Lorsqu'elles sont atteintes, les parents cessent brutalement de nourrir leurs enfants et, comble de sadisme, passent devant eux avec de délicieux insectes (comment, vous n'aimez pas les insectes ?), qu'ils gobent devant leur couvée ouvrant des becs aussi désespérés qu'affamés.

Si ce manège répété ne suffit pas à obliger les petits à quitter le nid douillet, les parents vont alors pousser des cris d'alarme, appelés "alerte au chat", cri que les petits connaissent bien. Ce cri les remplit de terreur et associé à la faim les pousse à essayer de prendre leur envol.

Les parents ne sont pas aussi cruels qu'il y parait et restent là pour rattraper au vol l'oisillon qui aurait au début un peu de mal à voler. Mais très vite, les petits se rendent compte qu'ils sont capables eux aussi de voler tout seuls. Ils rentrent cependant au nid tous les soirs accompagnés de papa et maman et passeront la nuit dans ce nid d'où ils seront à nouveau éjectés au matin.

Très vite les parents les abandonnent totalement et c'est là qu'ils commencent leur régime amaigrissant: l'exercice leur fait perdre du poids. De plus ils sont en pleine croissance et puisent dans leurs maigres réserves: leurs ailes s'allongent et ils commencent à avoir l'allure gracieuse de leurs parents.

A ce moment là ces derniers les rejettent totalement pour préparer une seconde couvée, ils ne peuvent plus supporter leurs premiers petits qui doivent si je puis m'exprimer ainsi "voler de leurs propres ailes".

Ils errent parfois longtemps à la recherche d'une ferme, d'une étable où même d'un marais où ils pourront s'abriter la nuit. Les petites hirondelles se perchent sur les roseaux appelés "phragmites" et qui portent parfois jusqu'à 20 oisillons. Comme quoi la crise du logement se retrouve partout. En tout cas, elles y sont fort bien abritées des prédateurs la nuit.

Et ainsi passe l'été et le mois d'août arrive. Un matin, les marais aussi se vident, les étables et les fermes se dépeuplent. Seules restent quelques familles ayant réussi une 3ième couvée dont les bébés ont d'ailleurs peu de chance de sortir vivants étant donné le froid qui approche: En effet, ils partiront tard et ne sont pas très robustes pour affronter un pareil voyage.

Pour vous donner un ordre d'idée (j'ai lu ça dans "la hulotte"), sur 100 hirondelles nées la même année, une seule arrivera à l'âge de 5 ans, 3 à l'âge de 4 ans et seulement 25 environ reviendront la première année. C'est vous dire qu'il est nécessaire d'en faire des couvées pour maintenir le nombre !

Avant de vous quitter pour voir si...les hirondelles sont arrivées, je dois encore vous parler d'un cas rare: l'hirondelle Albinos, entièrement blanche et qui malheureusement rejetée par les autres termine très vite et très mal sa vie (ceux qui ont vu ou lu "da Vinci code pourront comprendre). Il faut dire que les plumes blanches sont en réalité et malgré leur beauté, une anomalie de la nature (pas de mélanine, donc moins de résistance), ces demoiselles sont donc bien plus exposées que les autres. Vous le savez tous, il est difficile d'être différent !

Ma description, est loin d'être exhaustive, il y a tellement à dire sur ces oiseaux, mais je vous ai résumé en quelques phrases la vie de ce petit oiseau que nous attendons tous chaque année à l'arrivée du printemps...


Aimable contribution de Misslna

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23 avril 2000 7 23 /04 /avril /2000 11:15

 

Fleur de porcelaine - Hoya bella


Photo Fleur de porcelaine (Hoya bella) La Fleur de porcelaine (Hoya bella Syn. Hoya lanceolata), appelée parfois "fleur de cire" est une plante angiosperme dicotylédone appartenant à la sous classe des Asteridae, à l'ordre des Gentianales, à la famille des Asclépiadacées (Asclepiadaceae) et au genre Hoya. Dans la classification phylogénétique le hoya appartient à la famille des Apocynacées (Apocynaceae).

A vrai dire, je ne sais pas quel nom français on doit utiliser pour désigner cette fleur. En effet sous le nom de "Fleur de porcelaine" on désigne divers hoyas et de plus ce nom désigne également d'autres plantes qui n'ont rien à voir avec ce genre. Afin d'éviter toute ambigüité j'utiliserai le nom latin "Hoya bella".

Le Hoya bella est arbrisseau vivace, épiphyte, mesurant 60 à 70 centimètres de haut, au port retombant, ou grimpant s'il trouve un support, originaire d'Inde. Les rameaux du Hoya bella, souples, verts, d'une cinquantaine de centimètres de long, possèdent des crampons qui leur permettent de s'accrocher à leur support.

Le Hoya bella possède des feuilles charnues, à texture cireuse sur le dessus, vert blanchâtre sur la face inférieure, à marge révolutée, persistantes, pédonculées, opposées, étroites, ne dépassant guère 4 centimètres de long et lancéolées.

La floraison intervient à la fin du printemps et dure presque tout l'été. Les fleurs sont regroupées en ombelles axillaires, de 7 à 12 unités. Les fleurs, pédonculées, parfumées, en étoile, pentamères, présentent une corolle blanche, épaisse, qui fait penser à de la porcelaine, avec une couronne centrale bourgogne. Le fruit du Hoya bella est une gousse.

Le Hoya bella se cultive généralement en appartement sous nos latitudes. En effet c'est une plante qu'il ne faut pas exposer à des températures inférieures à 10 à 12°C. Sinon c'est une plante qui vit longtemps (plusieurs dizaines d'années).

Compte tenu de ses origines le Hoya bella nécessite un emplacement lumineux, sans soleil direct, sans courants d'air, et une atmosphère humide. On peut le cultiver en suspension ou le faire grimper sur un treillage. Certains l'enroulent sur lui même. En tout cas, une fois l'emplacement choisi, évitez de déplacer votre Hoya bella car il n'apprécie vraiment pas.

Pour l'arrosage utilisez de l'eau douce et arrosez sans excès. Pendant la période de croissance, laissez sécher le substrat en surface. Pensez à bassiner le feuillage. En période de repos diminuez les arrosages et n'arrosez que lorsque le substrat est presque entièrement sec. Le Hoya bella est gourmand en engrais et notamment en potassium. Pendant la période de croissance il faudra donc enrichir l'eau d'arrosage avec un engrais liquide deux fois par mois. Lorsque la floraison est terminée, cessez l'apport d'engrais.

Généralement il est conseillé de supprimer les fleurs fanées de vos plantes pour ne pas les épuiser. Pour le Hoya bella, c'est tout le contraire. Il faut absolument laisser les pédoncules floraux en place car c'est eux qui porteront les fleurs l'année d'après.

Si votre Hoya bella est jeune, il faut le rempoter tous les deux ans environ. Cette opération se pratique pendant le repos ou juste avant la reprise de végétation au printemps. C'est une opération délicate et des précautions doivent être prises pour ne pas abîmer la motte.

Pour le rempotage il convient d'utiliser un compost léger comme du terreau pour plantes d'intérieur. Si vous utilisez un terreau ordinaire, il faudra l'alléger avec de la perlite, de la vermiculite, de la pouzzolane ou du sable. Pour les plants âgés on n'effectue pas de rempotage mais on remplace le substrat de surface sur quelques centimètres en faisant attention de ne pas blesser les racines.

Pour multiplier votre Hoya bella le plus simple est d'effectuer des boutures. Il suffit de prélever des morceaux de tiges d'une dizaines de centimètres. Ne conservez qu'une paire de feuilles et enfoncez ces tiges dans un substrat (sable + tourbe par exemple) que vous maintiendrez humide. Vous pouvez recouvrir d'un voile en plastique. Il faut être patient car l'opération peut prendre deux mois. Vous pouvez également plonger les boutures dans un verre d'eau. N'oubliez pas de changer l'eau de temps à autre et d'y incorporer un morceau de charbon de bois. La multiplication peut également s'effectuer par semis ou par marcottage.

Parmi les ennemis du Hoya bella il faut citer les classiques araignées rouges et les cochenilles.


Kriss de Niort, le 23/04/2008


Photo offerte par
la galerie de Valérie



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22 avril 2000 6 22 /04 /avril /2000 19:10

Fête de la Nature

19 et 20 mai 2007

 

Celle-là, il y a longtemps que je l'attendais. J'en ai rêvé, ils l'ont fait : la nature va avoir sa fête ! Ce sera les 19 et 20 mai 2007


Communiqué de presse des organisateurs

TOUS LES RESEAUX DE PROTECTI ON DE LA NATURE S’UNISSENT POUR ORGANISER LA 1ère FETE DE LA NATURE




A l’initiative du Comité français de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) et du magazine Terre Sauvage, tous les réseaux français de protection de la nature ont décidé de s’unir pour organiser ensemble, les 19 et 20 mai 2007, la première Fête de la nature.

Pour la première fois, les Parcs nationaux, les Parcs naturels régionaux, les Réserves Naturelles, France Nature Environnement et toutes ses associations membres, le Conservatoire du littoral, l’Office National des Forêts, la fédération des clubs Connaître et Protéger la Nature, les Conservatoires régionaux d’espaces naturels, les Conservatoires Botaniques Nationaux, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), le Muséum national d’Histoire naturelle, le Réseau Océan mondial et Rivages de France proposeront simultanément au public pendant ces deux jours des milliers de sorties et d’animations nature gratuites dans toutes les régions, en métropole et outre-mer.

Cet événement, appelé à se renouveler chaque année en mai, est soutenu par plusieurs entreprises leaders de leurs métiers : Bayard, Veolia Environnement, Milan, Dexia Crédit Local, MAAF Assurances, Nature et Découvertes, et par le Ministère de l’Ecologie et du Développement durable.

Après 8 mois de travail préparatoire, tous les partenaires de cet événement signeront la Charte de la Fête de la nature Le 26 mars 2007 à 16h au Ministère de l’Ecologie et du Développement durable, en présence de Mme Nelly Olin, ministre de l’Ecologie et du Développement durable

C'est du sérieux, du lourd, voyez la composition du comité de pilotage de l'événement :

La Fête de la Nature est conduite et supportée par un comité de pilotage composé de l'UICN France, de Terre Sauvage, et des grands réseaux de protection de la nature français :
- Conservatoire du Littoral
- Fédération Clubs CPN (Connaître et Protéger la Nature)
- Fédération des Conservatoires Botaniques Nationaux
- Fédération des Conservatoires d'Espaces Naturels
- Fédération des Parcs naturels régionaux de France
- Fondation Nature & Découvertes
- Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme
- FNE (France Nature Environnement)
- LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux)
- Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable
- Muséum national d'histoire naturelle
- Office National des Forêts
- Parcs Nationaux de France
- Réseau Océan Mondial – Nausicaa
- Réserves Naturelles de France
- Rivages de France

Il y a forcément une manifestation pas très loin de chez vous. Pour le savoir, allez sur le site : http://fetedelanature.com et recherchez les manifestations organisées dans votre département. Attention pour certaines d'entre elles, il faut réserver.


J'espère que vous serez très nombreux à participer à cet événement.


Kriss de Niort, le 22 avril 2007

 

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22 avril 2000 6 22 /04 /avril /2000 07:38

Dimanche matin, huit heures


Ca fait déjà près d'une heure que je suis en forêt. Le bilan de mes observations est déjà riche. Tout est calme. A cette heure là, pas de promeneur. La nature m'appartient. La forêt est étrangement tranquille… Juste par-ci par-là un léger cri d'oiseau au fond de son nid. Juste quelques bourdons à peine éveillés, des araignées humides de rosée matinale et il est encore trop tôt pour les papillons…

Cependant, en tendant l'oreille, une oreille habituée à la nature, j'entends un bruit. Un bruit très léger, à peine perceptible. On dirait une pluie fine sur le feuillage, mais il fait soleil… Plus j'écoute plus j'entends. J'arrive à en localiser la source. Juste là au-dessus de moi. Là dans l'arbre…

Je lève la tête, je ne vois rien. J'ai beau observer, je n'arrive pas à trouver l'origine de ce bruit qui m'obsède maintenant. Il est là très présent, je n'entends plus que lui. Et puis soudain, la révélation !

Les arbres autour de moi n'ont pratiquement plus de feuilles. Ce que j'entends c'est donc des mâchoires, des milliers de mâchoires qui inlassablement engloutissent les feuilles tendres des chênes.

Maintenant que j'ai identifié la source, mes yeux avertis se mettent au travail, tels le périscope du sous-marin. Je ne tarde pas à trouver à qui appartiennent ces mâchoires. D'ailleurs je m'en doutais au vu des dégâts. Les chenilles !

J'en ai identifié trois sortes. Elles ne sont pas très belles. Il y a une variété verte sans grand intérêt, des chenilles arpenteuses qui font le pont pour avancer, et des chenilles assez intéressantes qui imitent une brindille pour se faire oublier. Je les observe un long moment et je prend de nombreuses photos en espérant que certaines soient réussies.

A un moment, je sens sur ma joue une présence importune. Je passe ma main qui écrase une chose mal identifiée dans un premier temps. A mieux y regarder je viens d'écraser une chenille. En cherchant un mouchoir dans mon sac photo, je m'aperçois que j'ai une autre chenille sur le bras. Puis une autre un peu plus haut, une autre sur le col… J'avais sept chenilles sur moi ! Maintenant j'ai l'impression d'en avoir dans le cou. Ca gratte… non moi, pas vous… c'est psychologique sans doute… Heureusement ce n'est pas des chenilles processionnaires…

Sortir de cet endroit devient une priorité. La promenade n'est plus agréable pour l'instant. Mes yeux sans cesse aux aguets voient des chenilles partout. Et puis maintenant il y a ces grands fils qui pendent avec à leur extrémité, tels d'improbables pantins, des chenilles qui jouent à la balançoire. J'en évite quelques unes, mais c'est difficile de toutes les éviter et de toutes façons les fils s'accrochent à mes vêtements, à mes cheveux…

En rangeant mon appareil photo, j'aperçois des sortes de petites billes noires un peu partout sur l'herbe. Il y en a des centaines de milliers un peu partout… Et puis l'évidence : ce sont les déjections des chenilles. A les regarder j'ai l'impression qu'au fur et à mesure qu'elles mangent, ça sort de l'autre côté.

En fait maintenant je sais… Ce que j'entendais ce n'est probablement pas les mâchoires, mais les déjections qui rebondissent sur les feuilles et sur les branches avant de choir au sol… Drôle de musique pour un dimanche matin…


Kriss de Niort le 22/04/2007

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22 avril 2000 6 22 /04 /avril /2000 07:17

Tauromachie - Art ou insulte


Vous vous rappelez, il y a quelques années de Lucio. Son histoire a été relatée dans certains journaux suite à un fait divers. Il n’avait que 19 ans. C’était à Séville, un jour de printemps, et le célèbre Maestranza était bondé. Quand le taureau a chargé, Lucio était trop près; un coup de corne furieux lui a arraché l’œil droit. Quand il a quitté l’hôpital, Lucio a manié sans arrêt la cape pendant trois mois. Malgré la perte de son œil, il ne voulait pas renoncer au rêve de sa vie. À la fin de l’été, il est retourné combattre dans l’arène de Séville, d’où il est sorti porté en triomphe. “C’était risqué, a-t-il reconnu, mais c’est le propre de la corrida.”

La périlleuse prestation du torero a inspiré compositeurs, écrivains et metteurs en scène. Voilà peut-être pourquoi des millions de touristes considèrent qu’un voyage en Espagne ou au Mexique serait incomplet s’ils n’assistaient pas à une corrida. Les touristes ne sont cependant pas les seuls à se masser dans les arènes. Les matadors célèbres attirent en effet des milliers d’amateurs locaux dans les plazas monumentales de Madrid, de Séville et de Mexico. Pour l’aficionado, le matador est un artiste comparable à un Goya ou à un Picasso, un maître qui brave la mort en un gracieux ballet.

Cependant, tous les Espagnols n’ont pas la corrida dans le sang. Lors d’un récent sondage, 60 % des personnes interrogées ont dit ne guère s’y intéresser, voire pas du tout. Plusieurs mouvements sont même partis en campagne contre cette “fiesta nationale”, soutenant que la “torture ne relève ni de l’art ni de la culture”. Je ne suis pas espagnol mais j’adhère tout à fait à ce point de vue.


Une tradition séculaire

Fascinante pour les uns, répugnante pour les autres, la confrontation de l’homme et du taureau est une tradition qui remonte à l’Antiquité. Les peuples méditerranéens éprouvent depuis longtemps du respect pour le caractère indomptable du taureau sauvage. Les picadors, qui harcèlent le taureau de leurs piques, on été introduits par les Maures et font maintenant partie intégrante de la cérémonie.

Toutefois, ce n’est pas avant le XVIIIe siècle que la corrida commença à ressembler à ce qu’elle est aujourd’hui. Elle a cessé alors d’être l’affaire des aristocrates pour devenir celle de professionnels issus de classes inférieures. À peu près à la même époque, Goya a dessiné une tenue spécifique appelée aujourd’hui "traje de luces", “habit de lumière”, à cause de ses somptueuses broderies d’or et d’argent. On s’est mis également à sélectionner soigneusement les taureaux.


Des taureaux d’une autre sorte

Au XVIIe siècle, le vrai taureau sauvage disparut de ses derniers retranchements, les forêts d’Europe centrale. Toutefois, le taureau sauvage espagnol a survécu au cours des trois derniers siècles grâce aux croisements sélectifs d’animaux de combat. C’est sa réaction face au danger qui constitue la principale différence entre le taureau sauvage et le taureau domestique. Le taureau sauvage espagnol attaquera inlassablement tout ce qui bouge devant lui. La corrida repose entièrement sur cette caractéristique de l’animal, caractéristique que les éleveurs essaient constamment d’améliorer. Pendant quatre ans, le taureau est choyé, jusqu’au jour décisif où il se retrouve brutalement propulsé dans l’arène : quelle cruauté !

Avant son entrée, il n’a jamais vu de matador ni de cape; dans le cas contraire, il se souviendrait de la technique et serait trop dangereux : eh oui ils ont une excellente mémoire et sont intelligents ! Cependant, il charge instinctivement ce morceau d’étoffe qui bouge, qu’il soit rouge ou de toute autre couleur (les taureaux ne perçoivent pas les couleurs). En une vingtaine de minutes, tout est fini; une masse inerte de 450 kilos est traînée hors de la piste………A vous dégoûter.


Les différentes parties de la corrida

Pendant la cérémonie d’ouverture colorée, tous les participants défilent en cercle dans l’arène, savoir les trois matadors, leurs assistants et les picadors. Chaque matador affronte deux taureaux en deux combats séparés. Tout au long des combats, un orchestre accompagne l’action en jouant une musique traditionnelle entraînante, tandis que des sonneries de clairon annoncent le début de chacun des trois tercios, ou actes, du spectacle.

La première phase débute après que le matador a fait plusieurs passes préliminaires en provoquant le taureau avec une grande cape. Le picador entre à cheval, armé d’une lance à pointe d’acier. On excite le taureau pour qu’il charge la monture, dont les flancs sont protégés par une armure rembourrée. Le picador pare l’attaque avec sa pique, lacérant les muscles du cou et des épaules de l’animal : la torture commence ! Les muscles du cou s’en trouvant affaiblis, le taureau est obligé de baisser la tête lorsqu’il charge, ce qui est particulièrement important pour la mise à mort. Suivent deux nouvelles attaques, puis le picador quitte la place. Le second tercio peut commencer.

Dans cette partie du spectacle, les banderilleros, aides du matador, entrent en scène. Leur rôle est de planter deux ou trois paires de banderilles, de courtes flèches à barbelure d’acier, dans les épaules du taureau. Se tenant à quelque 20 ou 30 mètres de la bête, le banderillero attire son attention en poussant des cris et en faisant force gestes. Quand le taureau charge, le banderillero court à sa rencontre et l’esquive au dernier moment, tandis qu’il lui plante deux dards dans les épaules : quelle boucherie !

Lors de l’acte final, le matador affronte seul le taureau. Cette partie décisive du combat est appelée le moment de vérité. Pour se jouer de l’animal, le matador se sert de sa muleta, une pièce de serge ou de flanelle écarlate. Le taureau charge désespérément, tandis que le matador, à l’aide de passes calculées, l’amène toujours plus près de lui. On a dit de cette phase du combat qu’elle “n’est pas réellement une lutte entre l’homme et le taureau, mais un combat de l’homme contre lui-même: jusqu’où osera-t-il laisser s’approcher les cornes, jusqu’où ira-t-il pour plaire à la foule?”

Lorsque le matador a démontré sa maîtrise sur l’animal maintenant écœuré, il se prépare à la mise à mort, le point culminant de la corrida : franchement vu l’état de l’animal, il n’a vraiment aucun mérite !

Il s’assure que le taureau est dans la position idéale, les sabots antérieurs joints. Puis il se dirige vers l’animal, se penche sur le berceau des cornes et plonge son épée entre les épaules, tout en essayant de se prémunir contre un éventuel coup de corne. Dans le meilleur des cas, l’épée tranche l’aorte, et c’est la mort quasi instantanée. Toutefois, cela arrive rarement, la plupart des taureaux ne s’effondrant qu’après plusieurs tentatives : pourquoi tant de souffrances, même les animaux ne sons pas aussi cruels !

Même à l’agonie, le taureau peut tuer. Témoin ce qui est arrivé au Yiyo, célèbre matador de 21 ans mort dans l’arène il y a quelques années. Il s’est retourné après avoir donné le coup de grâce lorsque la bête, rassemblant ses forces, lui a transpercé le cœur d’un coup de corne !


Sciage des cornes et mort

Pour beaucoup, la corrida est un spectacle coloré et excitant (Je ne vois pas comment ?!?). Elle n’en est pas moins hideuse sous plus d’un aspect. Un passionné de tauromachie m’a fait observer que “dans cette misérable machination, le seul qui soit digne d’honneur, c’est le taureau, lui qu’on mutile pourtant en lui sciant le bout des cornes pour qu’il ait du mal à repérer sa cible”.

La corruption des organisateurs de corridas est notoire, ce qui a fait dire à un matador sur le ton de l’ironie qu’il craignait “deux fois plus (...) les directeurs d’arènes” que les taureaux par eux-mêmes. Bien que les matadors célèbres puissent gagner des dizaines de millions d’euros, la concurrence est âpre, et les blessures et la mort guettent à tout instant le torero. Sur les quelque 125 matadors de renom de ces 250 dernières années, plus de 40 sont morts dans l’arène. Durant chaque saison taurine, la plupart des matadors reçoivent au moins un coup de corne, la blessure étant plus ou moins grave.


Au vu de ce qui précède, comment je considère la corrida ?

J’ai un principe fondamental selon lequel il faut se montrer bon envers les animaux. Or, on peut difficilement qualifier de décent le traitement que subit le taureau lors d’une corrida. Certains, il est vrai, voient ce spectacle comme un art, mais cela justifie-t-il la mort rituelle d’un animal noble ? Le caractère sacré de la vie entre également en ligne de compte. Pourquoi mettre délibérément sa vie en danger dans le seul but de prouver sa virilité ou d’enthousiasmer une foule ?

Dans son livre 'Mort dans l’après-midi', Ernest Hemingway a écrit: “À mon sens, d’un point de vue moral moderne, c’est-à-dire d’un point de vue chrétien, la course de taureaux est tout entière indéfendable; elle comporte certainement beaucoup de cruauté, toujours du danger, cherché ou imprévu, et toujours la mort.”

Les corridas attirent des milliers de gens; certaines personnes sont enchantées, d’autres déçues, et d’autres encore franchement dégoûtées. Si certains le considèrent comme un art, qu’ils me l’expliquent !


Aimable contribution de YANNIG


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21 avril 2000 5 21 /04 /avril /2000 18:56

 

Complément à l'article sur le ricin commun



Plusieurs noms latins ont été utilisés pour désigner le ricin commun, et notamment :
• Croton spinosus,
• Ricinus africanus Willd.,
• Ricinus angulatus Thunb.,
• Ricinus armatus Haw.,
• Ricinus badius Rchb.,
• Ricinus cambodgensis, Benary,
• Ricinus chinensis Thunb.,
• Ricinus digitatus Noronha,
• Ricinus europaeus T.Nees,
• Ricinus glaucus Hoffmanns.,
• Ricinus hybridus Besser,
• Ricinus inermis Mill.,
• Ricinus japonicus Thunb.,
• Ricinus laevis DC.,
• Ricinus leucocarpus Bertol.,
• Ricinus lividus Jacq.,
• Ricinus macrophyllus Bertol.,
• Ricinus medicus Forssk.,
• Ricinus megalospermus Delile,
• Ricinus minor Mill.,
• Ricinus nanus Balbis,
• Ricinus peltatus Noronha,
• Ricinus purpurascens Bertol.,
• Ricinus rugosus Mill.,
• Ricinus sanguineus Groenland,
• Ricinus scaber Bertol. ex Moris,
• Ricinus speciosus Burm.f.,
• Ricinus spectabilis Blume,
• Ricinus tunisensis Desf.,
• Ricinus undulatus Besser,
• Ricinus urens Mill.,
• Ricinus viridis Willd.,
• Ricinus vulgaris Mill.

Plusieurs formes, sous espèces et variétés de ricin commun ont été décrites. En voici une liste probablement incomplète :
Ricinus communis fo. americanus Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. argentatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. argyyratus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. atratus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. atrobrunneatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. atrofulvatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. atrofusatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. atrophoeniceus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. atropunicatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. atropurpureatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. blumeanus Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. canescens T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. carneatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. cervatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. cinerascens T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. cinereatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. communis
Ricinus communis fo. denudatus Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. epiglaucus Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. erythrocladus Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. exiguus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. fulvatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. fumatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. fuscatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. gilvus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. glaucus (Hoffmanns.) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. gracilis Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. guttatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. hybridus (Besser) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. incarnatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. inermis (Mill.) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. intermedius Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. laevis (DC.) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. macrophyllus Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. maculatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. marmoreatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. nigellus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. nigrescens T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. niveatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. oblongus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. obscurus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. oligacanthus Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. ostrinatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. pardalinus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. plumbeatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. pruinosus Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. pullatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. punctulatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. punicans T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. radiatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. rufescens T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. russatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. rutilans Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. scaber (Bertol. ex Moris) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. scriptus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. sordidus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. stigmosus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. striatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. subpurpurascens Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. subrotundus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. subviridis Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. sulcatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. tigrinus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. umbrinus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. venosus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. viridis (Willd.) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. zebrinus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis fo. zollingeri Müll. Arg., 1866
Ricinus communis fo. zonatus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis proles. persicus Popova, 1941
Ricinus communis subsp. indicus G.Popova & V.A.Moshkin, 1980
Ricinus communis subsp. manshuricus V. Bork., 1936
Ricinus communis subsp. mexicanus Popova, 1931
Ricinus communis subsp. persicus Popova, 1930
Ricinus communis subsp. ruderalis G.Popova & V.A.Moshkin, 1980
Ricinus communis subsp. sanguineus Popova, 1930
Ricinus communis subsp. sinensis G.Popova & V.A.Moshkin, 1980
Ricinus communis subsp. sinensis Hiltebr., 1935
Ricinus communis subsp. zanzibarinus Popova, 1930
Ricinus communis subvar. almeidae T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. americanus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. blumeanus (Müll. Arg.) T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. epruinosus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. erythrocladus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. glaucus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. gracilis T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. griseus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. macrophyllus (Müll. Arg.) T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. pruinosus (Müll. Arg.) T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. purpurascens T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. roseus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. rutilans T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. subviridis (Müll. Arg.) T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. violaceus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. violeus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis subvar. viridis (Willd.) T. Carvalho, 1956
Ricinus communis var. aegyptiacus (G.Popova) V.A.Moshkin, 1980
Ricinus communis var. africanus (Willd.) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. amblyocalyx Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. americanus Müll.Arg.
Ricinus communis var. armatus (Andr.) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. badius (Rchb.) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. bailundensis Coult., 1918
Ricinus communis var. benguelensis Müll. Arg., 1864
Ricinus communis var. brasiliensis Müll. Arg., 1874
Ricinus communis var. brevinodis V.A.Moshkin, 1980
Ricinus communis var. caesius Popova, 1941
Ricinus communis var. communis
Ricinus communis var. genuinus Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. glaucus (Hoffmanns.) Müll
Ricinus communis var. glaucus Popova & Moshkin, 1980
Ricinus communis var. griseofolius V.A.Moshkin, 1980
Ricinus communis var. hybridus (Besser) Müll.Arg.
Ricinus communis var. indehiscens Moshkin, 1980
Ricinus communis var. inermis (Mill.) Pax & K. Hoffm., 1919
Ricinus communis var. japonicus E.D. Popova & Moshkin, 1980
Ricinus communis var. leucocarpus (Bertol.) Müll.Arg.
Ricinus communis var. lividus (Jacq.) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. macrocarpus T. Carvalho, 1956
Ricinus communis var. macrophyllus Müll.Arg.
Ricinus communis var. megalospermus (Delile) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. mexicanus (Popova) Moshkin, 1980
Ricinus communis var. microcarpus Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. microspermus Moshkin, 1980
Ricinus communis var. minor Steud., 1824
Ricinus communis var. nanus Moshkin, 1980
Ricinus communis var. purpurascens (Bertol.) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. reichenbachianus Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. rheedianus Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. roseus G.Popova & V.A.Moshkin
Ricinus communis var. roseus Popova & Moshkin, 1980
Ricinus communis var. rugosus Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. sanguineus Baill., 1861
Ricinus communis var. speciosus (Burm. f.) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. spontaneus G.Popova & V.A.Moshkin
Ricinus communis var. subpurpurascens Müll.Arg.
Ricinus communis var. typicus Fiori, 1901
Ricinus communis var. undulatus (Besser) Müll. Arg., 1866
Ricinus communis var. vasconcellosii T. Carvalho, 1956
Ricinus communis var. violaceocaulis Moshkin, 1980
Ricinus communis var. virens Popova, 1941
Ricinus communis var. viridis (Willd.) Müll.Arg.
Ricinus communis var. viridis G.Popova & V.A.Moshkin






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21 avril 2000 5 21 /04 /avril /2000 15:51

Les vertus du jardinage


L’histoire humaine a montré que le jardinage ou l’entretien d’un jardin ornemental ou d'un potager tenait une place importante dans la vie quotidienne. L’une des sept merveilles du monde antique appuie cette idée : les jardins suspendus de Babylone, prétendument construits autour de 600 avant notre ère. Les gens appréciaient la tranquillité de ce site, ainsi que la belle vue de cette nature.

Un article du Wall Street journal a précisé l'année dernière les bienfaits des jardins et du jardinage. En tant que jardinier amateur, j'ai commencé à réfléchir sur l’influence de mon passe-temps, et sur les bienfaits qu’il me procurait. Je n’ai pu que constater les vérités des études scientifiques révélées sur le sujet. Dans notre société urbanisée, les jardins privés et les parcs publics offrent un sursis au trafic, au téléphone, en fait à toutes les activités stressantes qui nous occupent la majeure partie de notre temps. Être dans un jardin ou dans un parc nous aide à dégager nos tensions, nos soucis de notre esprit et à nous sentir meilleurs en général. Considérez quelques avantages du jardinage que j'ai constaté.


QUELLE SATISFACTION !

Nous, les jardiniers, travaillons à l'air frais, nous faisons de l’exercice physique sans que celui-ci trop éreintant. En projetant le plan de notre jardin, en préparant le sol, en plantant et en soignant les plantes, nous éprouvons un énorme sentiment de satisfaction, et d'autant plus quand les fleurs ou les légumes apparaissent. Les fleurs coupées directement de notre jardin, nous procurent plaisir supplémentaire quand nous embellissons notre intérieur, ou quand nous les offrons à une personne que nous aimons.

En cultivant des fruits et des légumes, nous améliorons notre régime alimentaire, puisque nous consommons davantage de verdure, de matière vivante ! Et surtout nous savons d’où proviennent nos aliments et comment ils sont cultivés.

Essayez ! aucun supermarché ne vend une tomate aussi bonne que celle que vous sélectionnez de votre propre potager. Aucune pêche ou nectarine n'est aussi savoureuse que celle qui provient directement de votre verger.


QUELQUES PRECAUTIONS A PRENDRE

Naturellement, travailler dehors exige quelques précautions. Le port d'un chapeau avec des bords suffisamment larges pour faire écran aux coups soleil est quasi indispensable. Avant de commencer, en s’échauffant les bras, le dos, le cou et les jambes, on facilite cette saine activité ce qui évitera trop de courbatures les jours suivants. Il faut éviter de tenir une même position pendant trop longtemps : il est utile de se déplacer pour se soulager et surtout s’étirer lors de pause régulières.

Il est prudent également d’employer les outils appropriés et les échelles quand cela se révèle nécessaire. Il est nécessaire de veiller à soulever des charges qui ne sont pas trop lourdes en pliant convenablement les genoux si la charge se trouve par terre. Les gens allergiques aux piqûres d'abeilles devraient éviter de cultiver les plantes qui attirent des abeilles. Ceux qui ont des difficultés à se plier ou à se mettre à genoux peuvent privilégier les récoltes sur des treillis, puisque les fruits ou les légumes se retrouvent à la verticale.

Tenez compte aussi du danger que représentent des machines telles que la faucille, le sécateur, la scie, etc particulièrement si vous avez des enfants. De toute façon, le jardinage est bon pour l'esprit et le corps.


LES BIENFAITS PHYSIQUES

L'avantage le plus évident du jardinage est l’amélioration des capacités physiques. Des études nombreuses ont prouvé que l'activité physique régulière réduit le risque de cancer, de maladies cardio-vasculaires, d'obésité, d'hypertension, de diabète, d'ostéoporose, de dépression, etc. De plus, le jardinage contribue à conserver une vie active et saine. Cela permet, en fait, d’allier trois types d'activité physique : résistance, souplesse et force. Les travaux plus physiques comme ratisser et porter des charges contribuent à se remuscler, alors que d’autres activités, comme la taille d’arbustes ou la plantation de fleurs, obligent à se contorsionner ce qui aide à augmenter et maintenir sa souplesse.

Une activité aussi simple que le jardinage peut contribuer à la perte de poids avec douceur. Mangeant plus de légumes, et particulièrement légumes du pays, c'est une manière simple d’assurer à son corps un équilibre vital. Tous les effets bénéfiques du jardinage ne sont pas seulement physiques, mais également dans l'esprit !


LES BIENFAITS PSYCHOLOGIQUES

Beaucoup d'hôpitaux ont des jardins parce qu'on sait que les jardins améliorent le sentiment de bien-être. Les études ont prouvé les vertus des jardins calmes et bien agrémentés. D'autres recherches suggèrent que les gens avec des blessures ou d'autres problèmes physiques guérissent plus rapidement s'ils ont la possibilité de déambuler dans des jardins ou si de leur chambre ils peuvent admirer des paysages naturels reposants.

Des, études appelées thérapie par l’horticulture ou thérapie horticole, sont actuellement menées par des médecins (Horticulture Comme Thérapie: Un Guide Pratique, Mitchell L. Hewson, 1994). Ils sont convaincus que le jardinage aide leurs patients à guérir non seulement physiquement mais aussi émotionnellement. Les thérapeutes horticoles ont découvert que le jardinage permet à leurs patients d’exprimer beaucoup plus leurs émotions. Il aide les personnes à se lier plus facilement à d'autres. Les bienfaits psychologiques d'être simplement à se promener dehors ou en travaillant au soleil et à l'air frais, sont également incontestables. En effet, les études ont prouvé que regarder simplement des arbres réduit le stress, abaisse la tension artérielle et soulage la tension musculaire.

Les thérapeutes horticoles ont constaté que le jardinage stimule tous les sens -- fournissant des vues, des bruits, des textures et des parfums intéressants pour le développement de chacun -- et stimule la mémoire. Une étude menée par l'association horticole canadienne de thérapie sur des résidents atteints par la maladie d'Elsheimer a prouvé que, pour ceux qui étaient entourés de jardins, le taux d'incidents violents a diminué de 19% sur deux ans. Par contre, pour ceux qui résident dans des établissements non pourvus de jardins d’ornements, les incidents violents ont augmenté de 680%.


Je trouve que le jardinage est une expérience créatrice, particulièrement pour les enfants : semer quelques graines et à attendre de les voir se développer. Cela n'exige pas les connaissances poussées d’architectes paysagistes ; il suffit de réfléchir, et d’un peu de logique pour agrémenter convenablement son jardin. De plus, le jardinage enseigne l'art de la patience. A la différence d'autres activités, il ne produit pas des résultats instantanés, mais la patience est bien souvent récompensée : après avoir mis sur pied votre projet, la terre doit être préparée. ensuite, le jardinier sèmera les graines ou plantera les arbustes. Mais ce n'est pas tout. Le jardin a besoin de surveillance constante : l’approvisionnement en eau doit être assurée, les mauvaises herbes doivent être tirées et l'activité des insectes surveillée. Puis, un jour, apparaîtra le fruit du travail. Quel bonheur !

Beaucoup de gens considèrent le jardinage comme une corvée. D'autres, comme moi, le prennent comme un passe-temps.


Aimable contribution de YANNIG

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21 avril 2000 5 21 /04 /avril /2000 08:53

 

Paphiopédilum des Philippines - Paphiopedilum philippinense


Photo Paphiopédilum des Philippines (Paphiopedilum philippinense) Le Paphiopédilum des Philippines (Paphiopedilum philippinense) est une plante angiosperme monocotylédone appartenant à la sous classe des Liliidae, au super ordre des Lilianae, à l'ordre des Orchidales, à la famille des Orchidacées (Orchidaceae), à la sous famille des Cypripedioidées (Cypripedioideae), à la tribu des Cypripedieae, à la sous tribu des Paphiopedilinae et au genre Paphiopedilum. Dans la classification phylogénétique Paphiopedilum philippinense dépend de l'ordre des Asparagales. A noter que pour certains auteurs cette plante appartient à la famille des Cypripediacées (Cypripediaceae).

On distingue deux formes :
• Paphiopedilum philippinense f. alboflavum,
• Paphiopedilum philippinense f. album.

Et deux variétés qui étaient considérées il y a peu comme des espèces à part entière :
• Paphiopedilum philippinense var. roebelenii,
• Paphiopedilum philippinense var. philippinense.

Paphiopedilum philippinense possède plusieurs synonymes : Paphiopedilum roebelinii, Paphiopedilum laevigatum, Cypripedium laevigatum, Cypripedium cannartianurn.

Comme son nom l'indique le Paphiopédilum des Philippines est originaire des Philippines. Plus exactement Paphiopedilum philippinense var. philippinense est originaire des Philippines mais on le trouve jusqu'au nord de l'île de Bornéo, tandis que Paphiopedilum philippinense var. roebelenii se trouve principalement sur l'île de Luzon.

Le Paphiopédilum des Philippines est ce qu'on appelle couramment un "sabot de Vénus". On peut le trouver du niveau de la mer jusqu'à l'étage collinéen (500 mètres environ). Le Paphiopédilum des Philippines est une orchidée terrestre qui croît dans des milieux variés comme les falaises de calcaire, les rochers moussus, les sols riches en humus, au sol, parmi les feuilles en décomposition, mais cette plante pousse également en épiphyte sur les branches des arbres.

Le Paphiopédilum des Philippines possède 6 à 9 feuilles vert brillant, épaisses, mesurant de 20 à 45 centimètres de long sur 2 à 5 centimètres de large.

La floraison intervient de janvier à avril, du moins dans son milieu d'origine. La hampe florale, dressée, dépassant parfois 50 centimètres de hauteur, porte de 2 à 5 fleurs pédonculées, très variables, pouvant mesurer jusqu'à 9 centimètres de large.

Les sépales latéraux sont fusionnés pour former un synsépale. Le sépale dorsal est blanchâtre avec des rayures marron violacé. L'apex, acuminé est verdâtre. Le synsépale est blanc avec des rayures verdâtres. La variété roebelenii possède des sépales latéraux.

Les pétales latéraux, longs, pendants, de longueur variable, violets, verdâtres à l'extrémité, sont plus ou moins vrillés. Le labelle, en forme de sabot, est jaunâtre, strié de vert pâle.


Kriss de Niort, le 21/04/2008


Photo aimablement offerte par Mehdi



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