Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 octobre 2000 2 17 /10 /octobre /2000 17:53

Les araignées


Arachné, dans la mythologie grecque, était une excellente tisseuse. Un jour, elle osa défier Athéna dans un concours de tissage et gagna haut la main. Athéna, irritée détruisit le chef d'œuvre. Arachné, effondrée décida alors de se pendre. Lorsque Athéna découvre ce drame, prise de remords, elle ramène Arachné à la vie (les Dieux sont puissants), et pour que sa connaissance du tissage ne soit pas perdue, elle la métamorphose en araignée.


Petite mise au point

Tout d'abord, je tiens à mettre les choses au point. Les araignées ne sont pas des insectes. Beaucoup se trompent et j'ai pu le vérifier moult fois dans vos messages. Les araignées sont des arachnides et non des insectes. Certains pensent "Pfff c'est un détail, c'est presque pareil". Détrompez-vous ! Il y autant de ressemblance entre un arachnide et un insecte qu'entre un mammifère et un oiseau.

Alors c'est quoi la différence ? Une première différence réside dans le nombre de pattes. Les insectes ont 6 pattes tandis que les araignées possèdent 8 pattes. Le corps des insecte est composé de 3 parties (tête, thorax et abdomen) alors que les araignées ont un corps composé seulement de deux parties : le céphalothorax (comme son nom l'indique il regroupe la tête et le thorax) et l'abdomen. Pour les puristes, il s'agit plus exactement du prosoma et de l'opistosoma. Je ne vous donnerai guère plus de noms savants dans cet avis. Autre chose, les araignées non ni ailes ni antennes.

Avant de fermer cette parenthèse sachez que la classe des arachnides comprend également les scorpions, les tiques, les acariens, les opilions (faucheux)… Vous voyez, rien que du beau monde !


Les araignées en France et ailleurs

On retrouve les premières traces fossiles non discutables d'araignées dans la première partie du cambrien (il y a environ 570 millions d'années), ce qui ne date pas d'hier. Des fossiles plus récents (bas dévonien) ont permis de démontrer que les araignées de cette époque là possédaient déjà un système à filer la soie et très probablement des pinces à poison. Quatre cent millions d'années plus tard le mode de vie des araignées est resté quasiment inchangé.

De nos jours, plus de 35.000 espèces d'araignées ont été dénombrées dans le monde mais il n'y en a que 1500 en France, ce qui est très peu et encore leur taille dépasse rarement un centimètre. Rassurez vous, sur les 35000 espèces répertoriées, seulement un tiers possède un poison douloureux pour les hommes et seulement une dizaine d'espèces, oui, pas plus, sont vraiment dangereuses. Bien évidemment certains individus peuvent être allergiques au venin ou aux poils d'araignées.


Morphologie

Je ne reviens pas sur les critères déjà évoqués. Les araignées possèdent des yeux simples et non des yeux à facettes comme les insectes. Leur nombre est variable en fonction de l'espèce et de l'adaptation au milieu. Ce nombre, toujours pair quand même, va de huit à zéro (araignées cavernicoles). Leur emplacement et leur disposition est variable en fonction de leur nombre et de l'espèce.

Il est à remarquer que malgré un nombre élevé d'yeux, les araignées ont une mauvaise vue. Seuls les 2 yeux situés à l'avant et au milieu de ce qu'on pourrait appeler leur front lui permettent d'obtenir une vision directe. Les yeux situés sur les côtés servent tout au plus à détecter les mouvements.

Les pattes sont composées de 7 parties (articles). Vous voulez le nom des articles ? Les voici : la hanche, le trochanter, le fémur, la patella, le tibia, le métatarse, et enfin le tarse.

L'extrémité des pattes possède des griffes (2 ou 3) leur permettant de manipuler la soie et de se déplacer sur les fils de la toile. Les pattes sont également le siège des organes sensoriels (poils, épines, crins) ainsi que des outils (peignes) nécessaires pour travailler (carder) la soie. Les pattes comprennent également un instrument de musique ou plus exactement une structure permettant la stridulation. Quoi, vous n'avez jamais entendu le chant des araignées le soir au claire de lune ? Normal, le chant est inaudible pour nous, pauvres humains.

Autre particularité, les araignées ne mangent pas leurs victimes. Elles leur inocule un suc digestif pour liquéfier leurs entailles et absorbent alors ce liquide.


Les principales araignées

Il n'est pas question ici d'évoquer toutes les araignées, elles sont bien trop nombreuses. Je vais juste vous dire quelques mots sur les plus connues. Les autres, essentiellement de petite taille, ne peuvent être différentiées que par l'étude détaillée de leur appareil génital ce qui demande un peu d'outillage, et des connaissances plus approfondies que les miennes.

 

 

L'épeire diadème : elle est facile à reconnaître. Elle peut être foncée ou claire et arbore sur son dos des taches blanches qui forment une croix.

L'argiope : pour moi, c'est la plus belle araignée de nos contrées. Son abdomen est rayé de jaune et de noir, un peu comme les guêpes. Vous verrez surtout la femelle qui est 3 à 4 fois plus grosse que le mâle.

L'araneus quadratus : c'est une araignée assez trapue avec 4 taches blanches sur le dos.

L'araignée crabe : elle doit son nom à la position qu'elle prend pour épier ses proies. Assez petite (maximum 1 cm) elle arrive à capturer des proies importantes comme des papillons ou des abeilles.

 

Parmi les araignées "exotiques" citons la tarentule qui tire son nom de la ville de Tarente en Italie. Il s'agit d'une araignée-loup, qui chasse sans tisser de toile, et dont certaines variétés cousines sont bien connues des amateurs d'élevages en terrarium. La mygale (il existe 900 espèces de mygales) possède une envergure qui peut atteindre 25 cm. A noter qu'il existe des mygales en Corse. Enfin, la veuve noire, très redoutée que l'on peut trouver sur le pourtour méditerranéen et même en Corse.


Repost 0
Published by Kriss de Niort - dans Autre
commenter cet article
17 octobre 2000 2 17 /10 /octobre /2000 17:42

Les araignées


(suite)





Dis moi comment est ta toile et je te dirai qui tu es :


De nombreuses araignées(mais pas toutes) tissent une toile afin de capturer leurs proies. Les Araneidae (notamment les épeires) tissent des proies géométriques, très structurées. Les tégénaires tissent une toile plutôt horizontale (appelée nappe). La toile des pholques est très irrégulière. La toile de l'argiope ressemble assez à celle de l'épeire, mais est caractérisée par la présence d'une structure en "zigzag" très marquée.

D'autres espèces tissent une toile en entonnoir, alors que certaines araignées qui s'invitent souvent dans les granges tissent leur toiles exclusivement dans l'angle des murs.

Une espèce d'araignée exotique (la seule à ma connaissance vivant en colonies) recouvre des pans entiers d'arbres et d'arbustes avec leurs toiles, ce qui donne à la végétation un aspect de voile de mariée.

Donc, l'étude de la forme de la toile donne déjà un indice sur l'identité de ses propriétaires.

Tiens une petite anecdote pour épater vos amis : avant de construire une nouvelle toile, beaucoup d'araignées "mangent" les fils de l'ancienne toile pour récupérer les glucides et acide aminés qu'elle contient. Il n'y a pas de petites économies !


Dis moi comment tu chasses et je te dirai qui tu es :

Si de nombreuses araignées tissent une toile pour capturer leurs proies, d'autres ont développé des techniques particulières.

La chasse à vue :
Certaines espèces d'araignées ne tissant pas de toile préfèrent chasser à vue. En général, ce sont les espèces qui possèdent la meilleure vue (yeux médians) Elles courent à la recherche de proies soit à même le sol soit sur dans les arbustes ou sur les murs des bâtiments. Lorsqu'elles détectent une proie elles s'en approchent doucement et fond sur elle afin de la mordre. Certaines peuvent effectuer de très grands bonds, par rapport à leur taille. Ce sont les araignées sauteuses. Bien évidemment ces qualités sont également utilisées pour fuir en cas de danger. Les araignées nocturnes et celles qui possèdent une moins bonne vue décèlent leurs proies à l'aide de capteurs chimiques ou mécaniques (parfois les deux), qui permettent de détecter les vibrations de l'air ou du sol et la présence de certaines particules odorantes.

La chasse à l'affût :
Certaines araignées (le plus souvent des araignées-crabe), moins sportives ou moins courageuses, préfèrent attendre sagement les proies, en restant à l'affût. Elles sont sournoises car généralement elles prennent la couleur de la fleur qui les accueille. C'est ce qu'on nomme l'homochromie. Les mygales quant à elles, creusent un trou refermé par une sorte de trappe amovible, et attend qu'une proie passe à proximité.

La chasse au leurre :
L'araignée bolas, de mœurs nocturnes, produit une goutte de liquide qu'elle fixe au bout d'un fil puis émet des phéromones (tout du moins une substance qui imite ces phéromones) de proies potentielles (souvent des papillons nocturnes). Elle agite alors le fil en tous sens et la proie vient s'y coller, croyant rencontrer un congénère.

Enfin je ne résiste pas au plaisir d'évoquer une chasse très particulière. La lancer de crachat. En effet une espèce d'araignée nocturne (la spitting spider) que vous avez peut-être dans vos habitations, projette un jet de glu sur ses proies pour les immobiliser.


Et si on parlait sexe ?

Je sais que vous attendiez ce paragraphe.

Le mâle, lorsqu'il sent en lui l'appel du sexe (lorsqu il est devenu adulte donc) arrête de manger. C'est un signe qui ne trompe pas. Il prépare son balluchon et part à la chasse à la femelle. Non je ne rigole pas. Le mâle tisse une toile spéciale, nommée toile spermatique, et y dépose son sperme. L'histoire ne dit pas si pendant cette opération hautement romantique des images lubriques trottent dans sa tête. Il se met alors à la recherche d'une partenaire ayant les mêmes intentions coquines que lui. Pas très difficile à trouver, car les femelles ayant des envies de reproduction le font savoir à qui mieux mieux en émettant des phéromones. C'est bien connu, mesdames, mettez un bon parfum, faites vous belles et les mâles arrivent !

Dès qu'une femelle réceptive est trouvée, il faut la séduire. Commence alors une parade nuptiale… Il s'agit de faire comprendre à la femelle qu'il lui veut du bien et qu'il n'est ni une proie, ni un ennemi. Cette parade prend diverses formes suivant les espèces d'araignées. Certains mâles (orbitèles), insèrent sur la toile de leur belle un fil spécial, nommé "fil de cour" (ah que c'est beau !) qu'il fait vibrer d'une façon particulière pour la prévenir. Roméo et Juliette, c'est rien à côté… Le mâle de l'araignée thomise, entoure la femelle de quelques fils de soie, non pas pour lui tisser une belle lingerie, mais pour l'immobiliser temporairement. Il doit être amateur de bondage. N'ayez crainte, il ne serre pas trop et lorsqu'il aura terminé son affaire, la femelle pourra se libérer seule. Les mâles d'autres espèces se lancent dans des danses rituelles dans lesquelles palpes et pattes sont mis à rude épreuve.

D'autres encore entonnent une sérénade en émettant des signaux sonores particuliers grâce à un organe "stridulatoire". Chez certaines espèces le mâle offre un bouquet de fleurs, heu non, une proie bien emballée de soie. C'est bien connu, les femmes aiment les cadeaux. Si la femelle accepte ce cadeau, c'est bon signe ! Pendant qu'elle déguste son présent, elle tourne le dos au mâle qui peut alors procéder à l'accouplement. S'il veut que ça dure longtemps, il a tout intérêt à offrir une grosse proie. En moyenne l'accouplement prend une heure (prenez des leçons messieurs). Ah oui, j'ai oublié de préciser : souvent la femelle mange le mâle après l'accouplement. Après l'effort, le réconfort ! Si la femelle a mangé, ou mieux, si elle est encore en train de manger, le mâle peut revenir chez lui sans trop de soucis.

Mais il y a des vicieux ! Les mâles de certaines espèces repèrent des femelles encore immatures mais effectuant leur dernière mue. Ils attendent tranquillement que les jeunes innocentes aient revêtu leurs nouveaux habits et s'offrent la virginité de ces demoiselles. De plus, comme les crochets venimeux n'ont pas encore durci, ils prennent peu de risques.

Mais comment se passe l'accouplement ? Le mâle aspire la semence déposée dans la toile spermatique à l'aide d'un organe spécial, le bulbe copulateur. Ensuite il introduit le bulbe copulateur à l'intérieur de l'orifice vaginal de la femelle. Là où c'est extraordinaire, c'est que la forme du bulbe copulateur et de l'orifice vaginal sont spécifiques à chaque espèce. Ben oui, si le mâle épeire souhaite avoir une aventure avec une femelle argiope, il ne pourra pas. La clef ne correspond pas à la serrure.

Par contre, cette particularité sexuelle est un indice précieux pour déterminer de nombreuses espèces.

Une fois la copulation terminée la femelle attend les conditions optimales pour pondre. Elle dépose alors ses œufs dans un cocon. Certaines araignées font deux ou trois pontes dans la saison.. Il faudra aux petites araignées de 5 à 10 mues pour devenir adultes. Nos pauvres araignées européennes vivent en moyenne de 12 à 18 mois. Les mâles ayant une espérance de vie moindre que les femelles. Ici aussi...


L'araignée et ses enfants


Suivant les espèces, les soins apportés par les mères à leur progéniture sont très variables. Vous avez des mères indignes qui posent leur cocon et qui l'abandonnent. Souvent pour mourir aussitôt. D'autres transportent le cocon avec elles; le mode de transport étant variable suivant l'espèce : accroché à la filière, tiré derrière elle, transporté entre ses chélicères (pinces).

Certaines araignées tissent une petite toile et y libèrent les petites araignées qui commençaient à s'agiter dans le cocon, certaines les abandonnant là, d'autres les surveillent jusqu'à ce que leur première mue soit terminée. D'autres encore transportent leur progéniture sur leur dos pendant 7 à 8 jours.


Les araignées et la soie

Les araignée produisent toutes de la soie, grâce à des glandes séricigènes. En fait cette soie est constituée de nombreux fils (fibrilles) entrelacées. Cette soie sort par les "filières".

La résistance et l'élasticité de cette soie dépend du nombre et du type de fibrilles qui la composent. En effet certaines glandes sont spécialisées : soie des toiles, fil de sécurité, fil d'emmaillotage des proies, fil des cocons etc… Les espèces qui ne tissent pas de toiles ont moins de glandes. Et bien sûr les mâles possèdent un appareil séricigène moins que les femelles.

Chose remarquable, les fils de soie, toute proportion gardée sont plus solides que les câbles d'acier. Bien évidemment, il n'est pas envisageable à l'heure actuelle d'élever des araignées et de les "traire" pour récolter cette soie. Par contre une société canadienne a réussi à isoler le gène responsable de la sécrétion de la soie et à l'introduire dans le patrimoine génétique de la chèvre. Il suffit alors de filtrer le lait des chèvres, d'en extraire les protéines de soie et de filer cette soie qui possède déjà un nom commercial le BioSteel. Cette production a lieu pour l'instant sur une petite échelle, cependant l'armée américaine s'y intéresse vivement. Les débouchés industriels sont nombreux : gilets pare-balles, fil pour la pêche, tamis de raquettes tennis etc...


L'arachnophobie

Hé oui, beaucoup de personnes ont une peur viscérale des araignées. Mais cette peur, véhiculée par l'environnement des individus, les films fantastiques, une certains textes anciens ou que sais-je d'autre encore, est-elle bien fondée ?

En fait, en France, peu d'espèces d'araignées sont capables de mordre les hommes. La position et la taille des crochets rendent la morsure impossible. Le plus souvent, une araignée qui a peur fuit ou se laisse choir sur le sol. Il est extrêmement rare qu'une araignée se sentant menacée, morde. De plus, en aucun cas une araignée ne peut prendre un être humain pour une proie.

Même si une araignée "dangereuse" parvenait à mordre un homme, compte tenu de la faible quantité de venin qu'elle est capable d'inoculer, la morsure serait certes douloureuse, mais sans grand danger. Seules certaines rares espèces françaises possèdent un venin vraiment dangereux. Parmi celles-ci, la Lycose de Narbonne, cousine de la tarentule, qui vit dans un terrier au fin fond de la garrigue, très loin des habitations. Il faut donc vraiment la chercher. La malmignatte (proche de la veuve-noire) par contre se tient à proximité de nos maisons. Une autre espèce se cache dans les anfractuosités des murs et n'hésite pas à pénétrer l'intimité de nos maisons pour y chercher l'âme sœur.

Même si les morsures de ces araignées peuvent provoquer des troubles importants (nécrotiques ou neurotoxiques), parfois accentués par des allergies, les cas de décès sont extrêmement rares.

Certaines grosses araignées, notamment les mygales, peuvent projeter un nuage (toute proportion gardée) de poils urticants.

Alors pourquoi une telle phobie de l'araignée ? En tout cas, ça se soigne avec succès. Et apprendre à mieux les connaître est déjà un premier pas.

 




Kriss de Niort, le 09/02/2007

Repost 0
Published by Kriss de Niort - dans Autre
commenter cet article
17 octobre 2000 2 17 /10 /octobre /2000 11:54

 

Les équisétacées – Les prêles - Equisetaceae



Dans la classificassion classique, les équisétacées (Equisetaceae) appartiennent à la division des Equisetophyta, à la classe des Equisetopsida et à l'ordre des Equisetales. Les équisétacées ne comprennent qu'un seul genre : Equisetum.

Etymologiquement, le mot Equisetum signifie "crin de cheval", du latin "Equus" qui signifie "cheval" et "seta" qui veut dire "poils", en référence à l'aspect de certaines prêles.

Le genre equisetum est plus connu sous le nom de "prêle". Il regroupe 16 espèces et 19 hybrides, répartis sur pratiquement tous les continents, à l'exception de l'Australasie et de l'Antarctique.

Les équisétacées sont souvent des plantes herbacées, rampantes, vivaces ou annuelles, avec quelques tiges dressées, stériles ou pas, vivant généralement dans des sols humides. Les feuilles, réduites, sont verticillées. La reproduction ne s'effectue pas par graines, mais grâce au pollen contenu dans les sporanges terminaux de la plante. Les plus petites espèces ne dépassent guère 20 centimètres de hauteur, tandis que les plus grandes atteignent facilement 8 mètres, notamment Equisetum myriochaetum.

L'identification des Equisetum n'est pas aisée et nécessite le plus souvent un examen binoculaire des tiges et l'étude des cavités qui les composent.

Les tiges des Equisetum sont connues pour renfermer de la silice, ce qui leur donne un pouvoir abrasif. Ces tiges étaient fréquemment utilisées pour dégraisser les ustensiles de cuisine, ou pour polir des objets en bois.


Espèces :
   • Equisetum arvense : Prêle des champs (Field Horesetail) Synonymes : Equisetum boreale, Equisetum caldera, Equisetum mekongense, Equisetum saxicola,
   • Equisetum bogotense : Synonymes Equisetum flagelliferum, Equisetum rinihuense, Equisetum stipulaceum,
   • Equisetum diffusum,
   • Equisetum fluviatile : Prêle fluviatile (Water Horsetail) Synonymes Equisetum heleocharis, Equisetum limosum,
   • Equisetum giganteum : Synonymes : Equisetum araucanum, Equisetum bolivianum, Equisetum brasiliense, Equisetum elongatum, Equisetum humboldtii, Equisetum lechleri, Equisetum martii, Equisetum philippi, Equisetum poeppigianum, Equisetum pyramidale, Equisetum scandens, Equisetum schaffneri, Equisetum tarapacanum,
   • Equisetum hyemale : Prêle d'hiver (Common Scouring Rush) Synonymes Equisetum asperrimum, Equisetum zonatum, Equisetum alpinum, Equisetum prealtum, Equisetum robustum, Hippochaete prealta, Equisetum affine, Equisetum californicum, Equisetum komarovii
   • Equisetum laevigatum : Prêle lisse Synonymes Equisetum funstoni (funstonii), Equisetum kansanum, Hippochaete laevigata,
   • Equisetum myriochaetum Synonymes : Equisetum mexicanum, Equisetum ramosissimum,
   • Equisetum palustre : Prêle des marais (Marsh Horsetail),
   • Equisetum pratense : Prêle des prés (Meadow Horsetail) Synonymes: Equisetum umbrosum
   • Equisetum ramosissimum : Prêle rameuse Synonymes : Equisetum campanulatum, Equisetum ramosum, Equisetum elongatum, Equisetum pannonicum, Equisetum procerum, Equisetum thunbergii, Equisetum multiforme, Equisetum incanum, Equisetum pallidum, Equisetum caespitosum, Equisetum sieboldii, Equisetum azoricum
   • Equisetum rinihuense (ne semble present qu'au Chili),
   • Equisetum scirpoides : Prêle faux-scirpe (Dwarf Scouring Rush) Equisetum reptans, Equisetum setaceum, Equisetum tenellum
   • Equisetum sylvaticum : Prêle des bois (Woodland Horsetail) Synonymes Equisetum capillare,
   • Equisetum telmateia : Grande prêle. Synonymes : Equisetum majus, Equisetum eburneum, Equisetum macrostachyon,
   • Equisetum variegatum : Prêle panachée (Variegated Scouring Rush). Synonymes : Equisetum arenarium, Equisetum tenellum.


Hybrides
  :
   • Equisetum x alsaticum,
   • Equisetum x bowmanii,
   • Equisetum x dubium,
   • Equisetum x dycei,
   • Equisetum x ferrissii : prêle de Ferriss,
   • Equisetum x font-queri,
   • Equisetum x hybridum,
   • Equisetum x litorale : prêle littorale (Shore Horsetail),
   • Equisetum x meridionale,
   • Equisetum x mildeanum,
   • Equisetum x montellii,
   • Equisetum x moorei,
   • Equisetum x naegelianum,
   • Equisetum x nelsonii : prêle de Nelson,
   • Equisetum x rothmaleri,
   • Equisetum x schaffneri,
   • Equisetum x trachyodon,
   • Equisetum x wallichianum,
   • Equisetum x willmotii.


Ces listes ne sont certainement pas complètes et présentent peut-être des erreurs malgré ma vigilance. D'autre part, la photo qui illustre cet article est "Equisetum camtschatcense" (référence prise au Parc Floral de Paris à Vincennes) or ce ne semble pas être une espèce, mais un synonyme et je ne sais pas où la classer dans la liste. Si vous avez des compétences en la matière, elles seront les bienvenues. Merci d'avance. 




Kriss de Niort, le 17/10/2007

Repost 0
Published by Kriss de Niort - dans Autre
commenter cet article
17 octobre 2000 2 17 /10 /octobre /2000 10:03

Le Minotaure typhée

 


Le Minotaure Typhée (Typhaeus typhoeus Linné) est un insecte ptérygote appartenant à l'ordre des coléoptères et à la famille des Scarabaeidae (suivant la classification classique) tout comme le Géotrupe stercoraire (bousier), le Scarabée ou l'Onthophage notamment...

 

 

Cet article a été transféré sur le forum de Faaxaal

Repost 0
Published by Kriss de Niort - dans Autre
commenter cet article
17 octobre 2000 2 17 /10 /octobre /2000 08:52

 

L'aristoloche clématite - Aristolochia clematitis



L'aristoloche clématite (Aristolochia clematitis syn. Aristolochia infesta) est une plante angiosperme dicotylédone appartenant à la sous classe des Aristolochiales, à la famille des aristolochiacées (Aristolochiaceae) et au genre aristoloche (Aristolochia). Dans la classification phylogénétique, l'aristoloche clématite est rattachée à l'ordre des Piperales.

 

 

Cet article a été transféré sur le forum de Faaxaal

 

 


Repost 0
Published by Kriss de Niort - dans Autre
commenter cet article
16 octobre 2000 1 16 /10 /octobre /2000 19:25

 

Parasol plissé - Coprin plissé - Parasola plicatilis

 

Photo Parasol plissé Coprin plissé Parasola plicatilis Le parasol plissé (Parasola plicatilis, Syn. Parasol plicatilis, Coprinus plicatilis, Agaricus plicatilis) est un champignon basidiomycète (Basidiomycota) appartenant à l'ordre des Agaricales, à la famille des psathyrellacées (Psathyrellaceae) et au genre Parasola.

Précision : Il y a peu de temps ce champignon, alors appelé Coprin plissé ou Coprin parasol (c'est moi qui l'appelle Parasol plissé eu égard à son nouveau nom latin), était classé dans la famille des Coprinacées (Coprinaceae) et appartenait au genre coprin (Coprinus). Son nom latin était Coprinus plicatilis. Cependant des études génétiques ont bouleversé le genre Coprinus et pas mal de champignons ont changé de nom. De quoi y perdre son latin… (C'est le cas de le dire…).

Le parasol plissé est présent un peut partout en Europe, en Australie, en Nouvelle Zélande, en Asie et en Amérique du Nord. Je n'ai pas de données pour l'Amérique Centrale et l'Amérique du sur ni pour l'Afrique, mais cela ne m'étonnerait pas que ce champignon y soit présent.

Le parasol plissé est un champignon saprophyte qui croît du printemps à l'automne (mai à novembre) dans les pelouses, les jardins, les parcs urbains, les chemins, à la lisière des forêts, dans les chemins herbeux, dans les pelouses, généralement en petits groupes et après une période humide.

Le parasol plissé possède un pied légèrement renflé à la base, fin, lisse, fragile, légèrement fibreux, de 3 à 7 centimètres de hauteur, de 1,5 à 4 millimètres de diamètre, sans anneau, cylindrique, glabre, blanchâtre, presque translucide.

Au départ le chapeau est replié autour du pied, plus ou moins en forme d'œuf allongé ou de cylindre renflé au milieu, puis il s'ouvre progressivement en devenant campanulé et finalement presque aplati. Le diamètre chapeau varie de 1 à 3,5 centimètres. Au centre du chapeau se trouve un disque de couleur brun clair tandis que le reste du chapeau passe d'une couleur gris pâle lorsqu'il est jeune à gris brun un peu plus tard en fin de vie. Il faut dire aussi que c'est un champignon très éphémère qui ne vit qu'une douzaine d'heures, parfois moins (on l'appelle parfois "coprin d'un jour", il va falloir le rebaptisé en "parasol d'un jour").

A part le centre qui est lisse, parfois en creux, la partie périphérique du chapeau est fortement plissée et fait penser à un parapluie ou un parasol, voire une ombrelle, allusion qu'on retrouve également dans un des noms vernaculaires anglais "Japanese umbrella" (parapluie japonais).

La couleur des lamelles est gris crème quand le champignon est jeune mais vire rapidement au gris foncé. Contrairement à certains coprins (ce qui était sans doute un indice de l'erreur de classification), les lamelles sont peu déliquescentes. La sporée est noire. Le parasol plissé n'est pas laiteux à la coupure.

Le parasol plissé ne possède pas d'odeur. Les divers ouvrages indiquent que sa comestibilité est sans intérêt.

En allemand le parasol plissé s'appelle scheibchentintling ou Rädchentintlling, en anglais : fairy parasol, japanese umbrella, little japanese umbrella, pleated ink cap, en Danois : hjul-blækhat, en néerlandais : plooirokje, en norvégien : hjulblekksopp et en suédois : veckad bläcksvamp.
 
 
Kriss de Niort
 
 
Crédit photo :
Photo offerte par Mehdi

 
 
Voir aussi :
 le coprin micacé | le coprin chevelu | le coprin pie | le phallus impudicus | l'Anthurus d'Archer | Le scléroderme vulgaire | Le polypore soufré | l'amanite tue mouches | l'oreille de Judas | le gyromitre | le satyre du chien | la trémelle mésentérique | Tricholome équestre | Morillon | Clathre grillagé | Aseroë rubra | Clathre à colonnes | Marasme des Oréades |

 

Repost 0
Published by Kriss de Niort - dans Autre
commenter cet article
16 octobre 2000 1 16 /10 /octobre /2000 19:12

 

Futalognkosaurus dukei – Titanosaure Lognkosauria

 

La Patagonie (Argentine) n'en finit pas de nous livrer des traces de ses lointains habitants. En effet, une impressionnante découverte vient d'être réalisée par des paléontologues argentins et brésiliens. Il s'agit du Futalognkosaurus dukei appartenant à la branche des Titanosaures Lognkosauria.

Il s'agit d'un très grand dinosaure herbivore qui devait mesurer près de 32 mètres de long pour un poids estimé de huit tonnes, une espèce jusque là inconnue vivant au crétacé supérieur (environ 80 millions d'années).

D'après les os récoltés (70% du squelette) les chercheurs pensent que ce dinosaure mesurait 13 mètres de hauteur (environ 5 étages d'un immeuble), et possédait une queue et un cou qui avaient sensiblement la même taille (respectivement 15 et 17 mètres).



Kriss de Niort, le 16/10/2007ti_bug_fck

Repost 0
Published by Kriss de Niort - dans Autre
commenter cet article
16 octobre 2000 1 16 /10 /octobre /2000 16:18


La Lavande



La lavande est une plante (arbrisseau) vivace de la famille des labiacées (ou lamiacées pour les puristes). Labiacées ? Ce mot ne vous dit rien ? Sachez que dans cette famille on retrouve de nombreuses plantes aromatiques comme : la marjolaine (ou origan vulgaire), le thym, la menthe, la sarriette, le romarin...

L'origine de la lavande est controversée. Pour certains il s'agit d'une plante indigène des îles d'Hyères, des Maures, de l'Esterel et de l'arrière pays provençal. Pour d'autres, la lavande n'est pas une plante spontanée du paysage provençal. Il s'agit bien d'une plante méditerranéenne, mais elle est originaire des Canaries et de Perse. Elle a été probablement apportée chez nous par les Phocéens, tout comme ils ont apporté les oliviers et la vigne. La vérité est peut être entre les deux et les phocéens ont peut être apporté une variété de lavande qui n'existait pas en Provence...


La lavande à travers les temps

L'utilisation de la lavande n'est pas nouvelle. Voici une petit panorama historique.
Les égyptiens utilisaient déjà de l'huile de lavande dans leurs préparations pour la momification.

Dans l'antiquité, les grecs et les romains utilisaient la lavande pour parfumer leurs infusions, leurs vêtements et l'eau du bain. D'ailleurs Linné (oui encore lui) qui a créé le mot "lavande" s'est inspiré du latin "lavare" qui signifie "laver".

Pour faire savant et briller en société, vous pouvez retenir que le mot "lavandière" trouve son origine dans le fait que les femmes rajoutaient de la lavande à l'eau de la lessive pour parfumer le linge.

Rubens utilisait de l'huile essentielle de lavande pour donner de l'éclat à ses couleurs.
Et enfin, la première photo réalisée par Joseph Nicéphore Niepce en 1826 a été révélée avec de la poudre de bitume de Judée, diluée dans de l'essence de Lavandula latifolia" (une variété de lavande).


Les principales lavandes

Parmi les nombreuses variétés de lavande, je vais vous en présenter trois :

• la lavande fine appelée également lavande vraie. Ses touffes sont assez petites et son épi floral n'est pas ramifié. C'est elle qui produit l'huile essentielle la plus noble, la plus subtile. Sa production est plutôt destinée aux laboratoires pharmaceutiques, aux parfumeurs et est également utilisée en cosmétologie et en aromathérapie,
• l'aspic (pas la vipère) se distingue de la lavande fine par des hampes florales plus longues qui produisent plusieurs épillets. Ses feuilles sont également plus larges. Je l'ai rencontrée sur les pentes du Ventoux, de plus en plus rabougrie en fonction de l'altitude,
• et enfin le lavandin. Il est issu de la pollinisation croisée des deux variétés ci-dessus. Il s'agit donc d'un hybride. Il forme des touffes très développées et ses hampes florales plus courtes que celles de l'aspic portent plusieurs épillets. Le lavandin est stérile et ne se reproduit que par bouture. L'essence de lavandin sert généralement à parfumer la lessive et les produits d'entretien.



La lavande et la Provence

Jusqu'au 19ème siècle, la lavande n'est pas vraiment cultivée, sauf dans les jardins de curés, les monastères et par quelques rares herboristes. Ce sont les bergers qui cueillaient traditionnellement la lavande dans les pâturages. Cependant le développement des industries de la parfumerie provoque une forte demande et cette cueillette traditionnelle ne suffit plus. La cueillette occupe dès lors tous les bras du village, jeunes comme vieux, hommes comme femmes. C'est l'époque de"l'or bleu". Au début du 20ème siècle, la distillation familiale se multiplie. Ce n'est que dans les années 30 que commence réellement la culture de la lavande.

Actuellement la culture du lavandin occupe environ 17.000 hectares dont plus de la moitié dans les Alpes de Haute Provence quand à la lavande, sa surface cultivée atteint péniblement 4000 hectares, principalement dans le Vaucluse.
Il faut de 12 000 à 15 000 plants de lavande pour couvrir un hectare alors que 8 000 à 10 000 plants de lavandin suffisent.

La durée d'une plantation est d'environ une dizaine d'année. Au delà, il faut la remplacer pendant un certain temps par d'autres cultures (céréales, fourrages) afin de laisser reposer le sol en profondeur. Ce n'est qu'au bout de deux ans que les plantations commencent à produire pour atteindre leur meilleur rendement entre la 4ème et la 6ème année. Ensuite, la production commence à décliner.

Sachez que la lavande fine produit de 15 à 20 kg d'huile essentielle par hectare alors que le lavandin en produit entre 60 et 150 kg. Vous comprenez pourquoi la culture du lavandin est plus répandue que la culture de la lavande. Cependant les qualités et l'usage ne sont pas les mêmes.

L'huile essentielle est obtenue par distillation dans un alambic. Les gerbes sont entassées sur une grille à travers de laquelle on fait passer de la vapeur d'eau. Cette vapeur d'eau se charge alors d'essence et comme dans tout alambic, la vapeur d'eau est condensée dans un serpentin et s'écoule dans un récipient (l'essencier). L'huile étant plus légère que l'eau (ce n'est pas nouveau) il suffit de la récupérer en surface.

La production française représente 50% de la production mondiale et la concurrence vient notamment de l'Espagne, de la Bulgarie, de l'Ukraine et de la Chine.


AOC "Huiles essentielles de Lavande de Haute-Provence"

Cette "AOC" a été créée en 1981 afin lutter contre la concurrence des essences venues notamment de Bulgarie et des produits de synthèse. Entre 1980 et 1990 la surface cultivée en lavande à tout de même diminué de 40% en France.

Les cultures doivent se situer à l'intérieur d'un périmètre précis et à une altitude d'au moins 800 mètres (sauf pour quelques communes de la Drôme). Le périmètre concerne 284 communes de la Drôme, du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes.
Pour obtenir cette appellation d'origine contrôlée (AOC), l'huile essentielle doit respecter les critères olfactifs et l'analyses physico-chimiques de sa composition doit correspondre à des normes édictées par décret.


La lavande et la médecine

Traditionnellement les gens attribuent à la lavande de très nombreuses vertus. On dit qu'elle est calmante, tonique, antispasmodique, cicatrisante, sédative, diurétique, antiseptique… Elle est également utilisée pour détruire les vers intestinaux des enfants, pour combattre les poux et pour se protéger des piqûres d'insectes. Elle est recommandée également pour l'eczéma, les spasmes, les digestions difficiles, l'anxiété, la couperose, les rhumes, les crampes musculaires et contractures, l'asthme, les vertiges, l'hypertension, l'insomnie, les migraines, l'acné, les rhumatismes... Rien que ça !

Mythe, croyance populaire ? Pas tant que ça… Il faut savoir que l'huile essentielle de lavande entre dans la préparation de nombreux produits pharmaceutiques, que ce soit des cicatrisants, des antiseptiques ou des anti-inflammatoires.


De l'usage de la lavande

La lavande et le lavandin sont destinés principalement à la distillation. Cependant une partie de la récolte est vendue en bouquets secs et sous forme de fleurs mondées (séparées des tiges) notamment pour garnir les petits sacs destinés à parfumer nos armoires et à chasser les mites, ou incorporées à d'autres fleurs dans les pots pourris.

A la maison, l'huile de lavande (hydrosoluble, et non de l'essence pure qui ne pourrait pas se mélanger) peut agréablement parfumer l'eau de votre bain. Pour embaumer l'atmosphère versez en quelques gouttes dans un brûleur à parfums.

En ce qui concerne l'usage industriel, vous retrouvez régulièrement le parfum de lavande dans les produits comme les savons, les adoucissants, divers produits ménagers, les aérosols pour parfumer la maison… la liste est longue. Et bien sachez qu'il s'agit en fait généralement de lavandin et non de lavande.


La lavande au jardin

Vous pouvez planter la lavande à l'automne, ou si vous êtes dans une région à hiver rigoureux, au printemps. Les premières fleurs apparaîtront vers mai/juin. Choisissez un emplacement ensoleillé.

C'est une plante rustique qui convient bien pour la réalisation de bordures, talus, massifs… Je trouve qu'elle se marie bien aux rocailles, et s'associe avec une harmonie à certaines graminées décoratives. C'est une affaire de goût et vous avez certainement votre propre idée là dessus.

Sa culture est facile. Elle s'accommode de sols ordinaires, voire pauvres mais bien drainés. Attention aux excès d'arrosage et si vous les cultivez en pot évitez comme le diable les pots à réserve d'eau.

Si vous voulez que vos lavandes conservent une bonne apparence, n'oubliez pas de les tailler après la floraison. Si vous avez la main verte n'hésitez pas à multiplier vous même vos lavandes en prélevant des rameaux de 5 cm environ en juillet/août. Le bouturage sera effectué dans une petite serre que vous pourrez réaliser vous-même. Une hormone de bouturage facilitera l'enracinement.


La lavande et le tourisme

Si vous passez par la Provence musez au gré des petites "routes de la lavande", ça vous changera un peu des routes du vin (à ne pas négliger non plus). Que vous soyez dans le Pays de Sault et le Mont Ventoux, dans la Drôme Provençale, dans la région de Forcalquier et de la montagne de Lure, sur le plateau de Valensole ou dans le pays de Buëch, partez à la découverte des beaux paysages modelés par les champs de lavande. N'hésitez pas à visiter le jardin des arômes à Nyons ou le jardin des lavandes à Sault. 

Quelques distilleries organisent des visites, renseignez vous. En saison, des expositions sont organisées à Sault et à Buis les Baronnies (n'oubliez pas non plus la foire du tilleul, mais qui a l'air un peu en perdition). De nombreuses fermes proposent aussi des visites ainsi que leurs produits, notamment du miel de lavande...

Pour ma part, j'ai été surpris par le grand nombre de champs de lavandes laissés à l'abandon. D'après ce qu'on ma dit, ce serait parce la cueillette y est difficilement mécanisables. Encore un problème de coût de la main d'œuvre...


Conclusion

Personnellement, je n'arrive pas à dissocier lavande et Provence. Pour moi la lavande a un parfum de Provence, une musique de cigale, et une douce chaleur que le mistral apaise... J'utilise régulièrement des produits parfumés à la lavande, comme si c'était un prolongement de vacances. 

Mais la lavande, c'est aussi une plante sur laquelle j'ai pu admirer de magnifiques papillons, comme le flambé et 
l'apollon du Ventoux, bien qu'on dise que la lavande éloigne les papillons...

Je conserve une magnifique image dans ma mémoire, celle d'un paysage découvert depuis la grande terrasse de Sault. Imaginez une vallée aux couleurs mauves et bleues dont les tons s'estompent avec la distance jusqu'à disparaître dans le vert de la forêt et en toile de fond, le Mont Ventoux... Imaginez, la fraîcheur des platanes, le chant des cigales, la lavande... Imaginez... Fermez les yeux... Vous êtes en vacances...

Mes derniers mots seront pour vous rappeler que dans la langue des fleurs la lavande signifie : répondez moi...


Kriss de Niort, le 16/01/2007

Repost 0
Published by Kriss de Niort - dans Autre
commenter cet article
16 octobre 2000 1 16 /10 /octobre /2000 09:14

 

Le vautour de l'Himalaya - (Gyps himalayensis)



Le vautour de l'Himalaya est un rapace diurne appartenant à l'ordre des Accipitriformes (anciennement falconiformes), à la famille des accipitridés (Accipitridae) et au genre Gyps.

 

 

 

Cet article a été transféré sur le forum de Faaxaal

 

 

 

 


Repost 0
Published by Kriss de Niort - dans Autre
commenter cet article
15 octobre 2000 7 15 /10 /octobre /2000 18:52

 

Eudicella gralli



Eudicella gralli
est un insecte appartenant à l'ordre des coléoptères, au sous ordre des Polyphaga, à l'infra ordre des Scarabaeiformia, à la super famille des Scarabaeoidea, à la famille des Scarabaeidae ou des Cetoniidae (suivant les auteurs), à la sous famille des Cetoniinae, à la tribu des Goliathini et au genre Eudicella.

Eudicella gralli est une cétoine mesurant de 3 à 4 centimètres de long, originaire d'Afrique centrale, et plus précisément : Burundi, Congo, Gabon, Ouganda, Rwanda, Zaïre.

L'imago (adulte) Eudicella gralli fréquente les forêts tropicales humides où il se nourrit du nectar et du pollen des fleurs, ce qui lui a valu en anglais le nom de "flower beetle", ainsi que de fruits mûrs.

Il existe de nombreuses sous espèces basées essentiellement sur des variations de coloration des élytres. Parmi les sous espèces on peut citer (la liste n'est sans doute pas exhaustive) :
• Eudicella gralli alaeri,
• Eudicella gralli elgonensis,
• Eudicella gralli gralli,
• Eudicella gralli hubini,
• Eudicella gralli imatogensis,
• Eudicella gralli iturica,
• Eudicella gralli mechowi,
• Eudicella gralli orientalis,
• Eudicella gralli pauperata,
• Eudicella gralli thyrii,
• Eudicella gralli umbrovitatta.

Certains auteurs reconnaissent les variétés suivantes :
• Eudicella gralli gralli var. lateralis,
• Eudicella gralli gralli var. subvittata,
• Eudicella gralli gralli var. vittipennis.

Je ne décris pas les particularités de chaque sous espèces, mais je fournis des renseignements d'ordre général sur Eudicella gralli.

Chez Eudicella gralli le dimorphisme sexuel est flagrant. En effet les mâles sont plus grands que les femelles (environ 3,5 à 4 centimètres pour les mâles et 3 centimètres pour les femelles, voire moins). De plus les mâles arborent une grande corne brun jaune, rabattue vers l'arrière, en forme de "Y", qu'ils utilisent volontiers lors des combats entre mâles en période de reproduction. La tête des femelles est en forme de "pelle" ce qui est fort utile pour le fouissage. Les élytres sont vivement colorées chez la plupart des sous espèces. La couleur des pattes est parfois différente d'une sous espèce à l'autre.

Après accouplement les œufs sont pondus au sol parmi les végétaux en décomposition. La durée de l'incubation varie en fonction des conditions climatiques (hygrométrie et température), mais se situe généralement dans une fourchette de 10 à 20 jours.

La larve ressemble à un "ver blanc". Elle passe par 3 stades successifs. La larve se nourrit de matériaux en décomposition (bois, feuille…). Au terme de son développement, qui peut durer de 6 à 9 mois, la larve atteint 5 à 6 centimètres de longueur.

Arrivé à terme la larve s'enfouit dans le sol et se constitue une loge nymphale qui est une sorte de coque constituée de terre et de débris végétaux, le tout lié par une sécrétion. C'est à l'intérieur de cette loge que s'effectue la nymphose. Cette opération nécessite de 40 à 55 jours.

L'imago brise alors la coque et émerge. Souvent les femelles émergent avant les mâles. La nouvelle ponte a lieu une vingtaine de jours après l'émergence. La durée de vie des imagos est de 100 à 150 jours.
 
 
Kriss de Niort


Repost 0
Published by Kriss de Niort - dans Autre
commenter cet article